Système de la mode
Ce livre, devenu un classique, est un des exemples les plus brillants d'application de la sémiologie à un phénomène culturel.
Ce livre, devenu un classique, est un des exemples les plus brillants d'application de la sémiologie à un phénomène culturel.
Lire Amérique et découvrir les dessous d'un continent fabuleux. Approcher un autre univers, un autre temps, un autre monde. Recevoir les images d'une utopie étrange qui, sans cesse, oscille entre rêve et réalité. Avec jean Baudrillard comme guide et mentor. Amérique ou le vrai texte de la modernité.
ses mythes, ses structures ; préface de J.P. Mayer
l'autre rive
où il est parlé de la mélodie et de l'imitation musicale
Les travaux de Jean Starobinski montrent l'importance de l'Essai sur l'origine des langues' dans la pensée de Rousseau. Cette reflète dix ans de sa pensée musicale et philosophique. Pourquoi Rousseau a-t-il voulu se faire l'historien de l'origine des langues? Parce qu'il avait le souci de l'avenir de la musique! Il lui fallait apporter des arguments décisifs pour faire triompher les valeurs qu'il avait proposées en composant le Devin du Village et en écrivant la Lettre sur la musique française. Dans ses ambitions musicales, il avait été rabroué et blessé par Jean-Philippe Rameau. Au long de la guerre des pamphlets qui a prolongé la 'querelle des bouffons', Rousseau avait été tour à tour l'offenseur et l'offensé. Il faut considérer l'Essai sur l'origine des langues comme l'aboutissement tardif d'une riposte. Rousseau l'a longuement différée, longuement mûrie, pour avoir le dernier mot.
psychologie phénoménologique de l'imagination
La 4e de couverture indique : "Dans L'imagination (1936), Sartre avait mené une analyse critique des théories de l'image mentale depuis Descartes. L'imaginaire, qu'il écrivit à la suite, tente d'abord ce qu'il appelle une " phénoménologie " de l'image, c'est-à-dire qu'il inventorie et conceptualise tout ce qu'une réflexion directe, voire subjective, peut apprendre de certain sur la conscience imageante ; il écarte donc les théories de ses prédécesseurs tout en se servant, souvent contre eux, de leurs observations concrètes, aussi bien que de sa propre subjectivité. Puis il en vit au probable, à savoir à ses premières hypothèses sur la nature de l'image mentale, ce qui l'amène à se poser des questions qui débordent la psychologie phénoménologique : Cette possibilité qu'a la conscience de se donner un objet absent est-elle contingente ? Quel est son rapport avec la pensée ? avec le symbole ? Que représente l'imaginaire dans la vie de la conscience, dans notre position du réel ? Et enfin quelle est la réalité de l'œuvre d'art, cet irréel ?"
l'esthétique et la philosophie de l'art du XVIIIe siècle à nos jours
L'esthétique est à la mode. Travaux et analyses se multiplient. Tous prétendent renouveler le sujet alors que la plupart puisent à la même source : la tradition spéculative de l'Art qui affirme que l'Art est un savoir extatique. Celui-ci révélerait des vérités transcendantes, inaccessibles aux activités intellectuelles profanes. En cela, il occuperait aujourd'hui la place qui incombait autrefois à la religion.La tradition implique donc que les arts soient sacralisés, mais aussi, par le même mouvement, opposés aux autres activités humaines - à l'exception fort évidemment de la philosophie. Il revient, en effet, à cette dernière de dévoiler ce qu'est la nature ultime de l'Art : une théorie de l'Être, cependant qu'il revient à l'esthétique de convaincre chacun qu'il existe une réalité suprasensible singulière qui ne se révèle que par le truchement de la spéculation métaphysique. Jean-Marie Schaeffer, après une lecture critique et généalogique de ce système spéculatif dont nous vivons actuellement la crise profonde, définit ce que pourrait être une expérience esthétique alternative, qui permette de vivre ce que la tradition nous fait manquer : comment voir un tableau si l'on refuse de croire à l'existence d'un arrière-monde ? Comment oublier l'Art afin de redécouvrir les arts dans leur richesse particulière et multiforme ? Comment, enfin, fonder une expérience esthétique commune dès lors que l'on renonce à la conformité des oeuvres aux essences et au Beau ?
A l'origine ce livre avait pour titre : Noise. Noise est un vieux mot, de l'ancien français, qui dit le bruit et la fureur, le tumulte des choses et la haine des hommes. Noise désigne le chaos. Ce livre tente de décrire d'aussi près que possible ce qui, dans la nature ou la culture, est chaotique et multiple. C'est un livre des commencements. Parce qu'il essaie d'écouter la formation fragile des choses et messages à partir de cette rumeur, ses premiers lecteurs ont voulu qu'il se nomme : Genèse. Mieux vaut prendre ce mot dans son sens le plus humble et le plus foisonnant pour éviter la mésentente : petites naissances, devenirs nombreux, possibles abondants, évanouissements. Vénus apparaît, dit-on, au-dessus des eaux. Quel est donc l'état de la mer, à l'aube de sa venue ? Elle est tumultueuse, agitée, dangereuse. La mer est bruyante, Vénus est turbulente.
Les clients heureux font les entreprises gagnantes
Le sexagénaire des années 90 ne ressemble guère à celui de jadis. Surtout, l'histoire démographique, depuis le XVIIe siècle, relue avec un œil neuf par Patrice Bourdelais, révèle à quel point des notions comme celles de « personnes âgées » et de « vieillissement », inventées par les natalistes au début du siècle, n'ont pas de pertinence scientifique. Une contribution essentielle au débat historique et social contemporain. Patrice Bourdelais est directeur de recherche au CNRS.
structures économiques et structures temporelles
Etrange et original, déjà mélangé des gènes de son père et de sa mère, en tiers entre eux, tout enfant n'évolue que par nouveaux croisements, toute pédagogie reprend l'engendrement et la naissance d'un enfant : né gaucher, il apprend à se servir de la main droite, demeure gaucher, renaît droitier, au confluent des deux sens ; né gascon, il le reste et devient français, en fait métissé ; français, il se fait espagnol, italien, anglais, ou allemand, s'il épouse et apprend leur culture et leur langue, en gardant les siennes propres, le voici quarteron, âme et corps mêlés. Son esprit ressemble au manteau d'Arlequin. Cela vaut pour instruire autant que pour élever les corps. Le métis, ici, s'appelle Tiers-Instruit. Scientifique, plutôt, par nature, il entre dans la culture parce que la science épouse aujourd'hui les questions, par elle seule imprévisible, de la douleur et du mal. Il suffit d'apprendre deux choses : la raison exacte et les maux injustes ; la liberté d'invention, donc de pensée, s'ensuit. Cela vaut enfin pour la conduite et la sagesse, pour l'éducation. Elle consiste et demande à épouser l'altérité la plus étrangère, à renaître donc métis. Aime l'autre qui engendre en toi une troisième personne, l'esprit.
Zola a lu Claude Bernard. Il cite volontiers Darwin. Et dans son cabinet de travail il a placé le docteur Pascal. Car c'est un romancier de génie, mais aussi un savant de son temps. Un savant ? Un généticien doublé d'un physicien. Un romancier ? Son projet, courant à l'époque, fut de constituer une oeuvre à partir des sciences de la vie. Belle occasion, mais parmi dix autres possibles, de généraliser les méthodes acquises. De lire l'arbre des Rougon-Macquart comme un schéma, un réseau de circulations, une carte où de br-lantes énergies se déplacent, explosent, s'éteignent, sur les chemins de généalogie. De retrouver derrière la génétique ordinaire du temps le feu, la chaleur, le jeu, la puissance et l'espace : des moteurs s'y allument, fonctionnent et répandent leur bruit, leurs éclats dispersés, au milieu d'un nuage de brume, les populations innombrables.Livre des feux et des signaux où les méthodes structurales se trouvent donc étendues à de nouvelles terres de l'encyclopédie, et où on voit se transformer leurs supports. Non plus seulement les modèles de l'algèbre ou de la linguistique mais aussi ceux de la thermodynamique, de la mécanique des fluides et des sciences du vivant.
Point de vue de l'éditeurDepuis l'enfance, nous avons tendance à toujours utiliser les mêmes stratégies pour séduire. Cela explique en partie pourquoi certaines personnes vont d'échec en échec dans leur vie amoureuse. Afin de freiner ce mécanisme, l'auteur définit l'amour selon quatre angles d'approche : aimer, c'est avoir envie de l'autre, être avec l'autre, partager avec l'autre et profiter de la vie avec l'autre. Puis, au moyen d'exemples concrets, d'histoires de cas et de plusieurs exercices, il nous propose de lancer de nouvelles cartes dans le jeu de la séduction et de reconnaître celles que nous devons éliminer pour sortir du cercle vicieux des échecs. Car l'amour est une aventure à laquelle il faut contribuer et non un phénomène hors de contrôle. Sur le ton de la conversation intime, l'auteur nous amène à nous poser des questions fondamentales pour redéfinir nos attentes face à l'amour.
Principalement depuis la Révolution de 1789 et tout au long du XIXe et du XXe siècle, des femmes ont tenté de forcer la porte du pouvoir, d'atteindre les centres mêmes de décision. C'est cette histoire, violente et morcelée, que restitue Laure Adler, en plongeant dans des archives inédites, en exhumant des textes jamais publiés. Depuis une vingtaine d'années, de plus en plus de femmes ont exercé du pouvoir. Interrogées par l'auteur, Françoise Giroud, Simone Veil, Catherine Trautmann, Michèle Barzach ou Edith Cresson, d'autres encore, racontent leurs expériences personnelles de femmes politiques. Au fil des pages se dégage ainsi une manière particulière de faire de la politique au féminin. Loin d'être des "Rastignac en jupons", de simples doubles, en tailleur Chanel, des hommes politiques, les femmes de pouvoir introduisent sur ce territoire masculin d'autres méthodes, d'autres sensibilités. La femme serait-elle l'avenir du politique?
Ce guide répertorie les créateurs de mode français de tout le XXe siècle, les organismes de formation, le marché de l'emploi, les musées, les expositions et les bibliothèques, et l'économie de ce secteur d'activité.
le masque et le vertige
Il y a longtemps déjà que les philosphes ont été frappés par l'interdépendance des jeux et de la culture. Roger Caillos fait, pour la première fois, un recensement des sortes de jeux auxquels s'adonnent les hommes. A partir de ce recensement, il élabore une théorie de la civilisation et propose une nouvelle interprétation des différentes cultures, des sociétés primitives aux sociétés contemporaines. -- [payot.ch]
Comment, selon quels critères, la sociologie peut-elle délimiter l'objet de son investigation ? Jean Cazeneuve présente ici quelques concepts fondamentaux qui permettent de classer les sociétés, les groupes sociaux, d'expliquer leur activité et leur devenir : organisation sociale, civilisation, sociologie de la connaissance, typologie, archaïsme, évolutionnisme, rôles et statuts, stratification, classes et mobilité sociale.
Avec ce livre sur une guerre sainte qui a durement frappé la France, Sylviane Agacinski inscrit sa réflexion dans le temps long de l’histoire des religions et des relations entre le religieux et le politique. La France d’aujourd’hui, dit-elle, n’a pas un problème avec l’islam ni avec les musulmans mais bien avec le jihad armé et la montée des islamismes qui placent une « loi divine » intangible à l’abri des interprétations et au-dessus des lois humaines. La philosophe met ainsi en cause le concept politique d’islamophobie fait pour masquer le prosélytisme islamiste. Elle s’insurge en outre contre l’intolérable promotion du voilement des femmes, pratique discriminatoire venue du fond des temps et véritable casus belli dans une République établie sur le principe d’égalité devant la loi. Au-delà d’un universalisme messianique arrivé à épuisement, Sylviane Agacinski interroge la capacité de la France à assumer sa singularité historique, politique et culturelle, à la fois nationale et européenne, en résistant au modèle habermassien du multiculturalisme.
Philippe Ariès a déjà publié en 1975, sous le titre ##Essais sur l'histoire de la mort en Occident du Moyen Age à nos jours##, une approche à la magistrale étude qu'il nous livre aujourd'hui. Cette somme d'érudition propose une exploration historique de l'événement de la mort tel qu'il fut perçu et vécu dans les sociétés occidentales au cours des siècles. On y voit évoluer la relation de l'homme avec la mort, la sienne et celle de ses proches, de cette familiarité obligée due à son omniprésence au Moyen Age, jusqu'au maquillage et à l'occultation qui est son lot aujourd'hui dans une civilisation vouée à l'omnipotence médicale.
essai sur la dialectique de la modernité
Ecrit en 1964-1965 pour l'Encyclopaedia Britannica, cet essai se trouve accordé, en 1969, à l'humeur de l'opinion dans les pays occidentaux. Après un quart de siècle de croissance économique, la société moderne, baptisée en France société de consommation et ailleurs société opulente, doit affronter de nouveaux assauts. (...) Tout se passe comme si les désillusions du progrès, créées par la dialectique de la société moderne, et, à ce titre, inévitables, étaient éprouvées par la jeune génération des années soixante avec une telle intensité que l'insatisfaction endémique s'exprime en révolte. Du même coup, l'observateur s'interroge sur le sens de cette explosion, sur la direction dans laquelle la société moderne pourrait répondre aux désirs qu'elle suscite, apaiser la faim, peut-être plus spirituelle que matérielle, qu'elle fait naître ...
Jacques Attali raconte ici l'incroyable histoire des cinquante prochaines années telle qu'on peut l'imaginer à partir de tout ce que l'on sait de l'histoire et de la science. Il dévoile la façon dont évolueront les rapports entre les nations et comment les bouleversements démographiques, les mouvements de population, les mutations du travail, les nouvelles formes du marché, le terrorisme, la violence, les changements climatiques, l'emprise croissante du religieux viendront chahuter notre quotidien. Il révèle aussi comment des progrès techniques stupéfiants bouleverseront le travail, le loisir, l'éducation, la santé, les cultures et les systèmes politiques ; comment des mœurs aujourd'hui considérées comme scandaleuses seront un jour admises. Il montre enfin qu'il serait possible d'aller vers l'abondance, d'éliminer la pauvreté, de faire profiter chacun équitablement des bienfaits de la technologie et de l'imagination marchande, de préserver la liberté de ses propres excès comme de ses ennemis, de laisser aux générations à venir un environnement mieux protégé, de faire naître, à partir de toutes les sagesses du monde, de nouvelles façons de vivre et de créer ensemble.
Jacques Attali raconte ici l'incroyable histoire des cinquante prochaines années telle qu'on peut l'imaginer à partir de tout ce que l'on sait de l'histoire et de la science. Il dévoile la façon dont évolueront les rapports entre les nations et comment les bouleversements démographiques, les mouvements de population, les mutations du travail, les nouvelles formes du marché, le terrorisme, la violence, les changements climatiques, l'emprise croissante du religieux viendront chahuter notre quotidien. Il révèle aussi comment des progrès techniques stupéfiants bouleverseront le travail, le loisir, l'éducation, la santé, les cultures et les systèmes politiques ; comment des moeurs aujourd'hui considérées comme scandaleuses seront un jour admises. Il montre enfin qu'il serait possible d'aller vers l'abondance, d'éliminer la pauvreté, de faire profiter chacun équitablement des bienfaits de la technologie et de l'imagination marchande, de préserver la liberté de ses propres excès comme de ses ennemis, de laisser aux générations à venir un environnement mieux protégé, de faire naître, à partir de toutes les sagesses du monde, de nouvelles façons de vivre et de créer ensemble.
et autres reportages
Rassemble, en une vingtaine de textes, les réflexions d'auteurs ayant analysé les droits de l'animal en regard d'activités humaines comme la chasse, l'élevage industriel, la corrida, les jardins zoologiques ou l'expérimentation animale.
« Christian Authier - fils de postiers et lui-même postier éphémère durant sa jeunesse estudiantine - a beaucoup aimé La Poste. De l'épopée héroïque de l'Aéropostale aux choses vues dans les bureaux de poste actuels, des tranches de vie aux descriptions d'un processus au sein duquel l'humain semble disparaître derrière les machines, l'auteur s'interroge : que reste-t-il aujourd'hui de ce service public profondément ancré dans notre mémoire et notre quotidien ? Et du facteur d'antan, dont le rôle social s'opérait naturellement, devenu désormais un homme ou une femme à tout faire moyennant finance ? À quoi ressemblent nos bureaux de poste quand ils ne sont pas supprimés, provoquant un sentiment d'abandon dans une France souvent rurale ? Maniant humour, colère et étude critique, Poste restante est un hommage à un métier autant qu'à la civilisation de l'écrit et de la correspondance. »--Quatrième de couverture
Il m'arrive moi aussi de me demander si l'Amérique n'est pas la plaie du monde. Si, tout compte fait, elle n'est pas conforme à l'image dont on l'affuble de ce côté-ci de l'Atlantique : arrogante, violente, inégalitaire, impériale, arc-boutée sur ses convictions, si sûre de son "modèle" qu'elle voudrait l'imposer à la Terre entière. Et si on allait y voir de plus près, par-delà les préjugés ? J'ai voulu faire le bilan, soumettre ce pays au sérum de vérité. J'ai voulu ouvrir grand les yeux sur l'Amérique. La vraie. " Nicole Bacharan, l'une des meilleures analyste des Etats-Unis, en propose un saisissant décryptage, à la lumière de l'Histoire et de sa propre expérience. Avec la sincérité et la sensibilité que lui connaissent auditeurs et téléspectateurs, elle pose les questions qui dérangent. Le rêve américain a-t-il encore un sens à l'heure du terrorisme ? La religion est-elle en train de prendre le pouvoir ? Le pays de la peine de mort et de Guantanamo est-il vraiment une démocratie ? L'Amérique est-elle devenue une société déchirée, éclatée en communautés ? A-t-elle trahi ses idéaux ? Faut-il en avoir peur ? Un état des lieux sans complaisance de l'Amérique d'aujourd'hui, essentiel pour la juger à sa juste valeur
de l'identité masculine
Longtemps la masculinité a paru aller de soi. Chaque homme se devait de ressembler à un idéal bien campé dans la culture. Mais le mouvement des femmes a fait voler en éclats toutes les idées traditionnelles sur virilité et féminité. Désormais, au contraire, les hommes sont amenés à s'interroger sur une identité que la formule chromosomique XY ne suffit pas à définir. Dépassant la vieille querelle du féminisme contre phallocratie et machisme, Elisabeth Badinter dessine, dans cet essai, les contours encore flous du nouvel homme que notre siècle est en train d'inventer, et qui cessera enfin de refouler une part essentielle de lui-même. Prélude à une nouvelle harmonie des sexes? -- Contracubierta.
« Les stéréotypes d’antan, pudiquement appelés " nos repères ", nous enfermaient mais nous rassuraient. Aujourd’hui, leur éclatement en trouble plus d’un. Bien des hommes y voient la raison de la chute de leur empire et le font payer aux femmes. Nombre d’entre elles sont tentées de répliquer par l’instauration d’un nouvel ordre moral qui suppose le rétablissement des frontières. C’est le piège où ne pas tomber sous peine d’y perdre notre liberté, de freiner la marche vers l’égalité et de renouer avec le séparatisme. Cette tentation est celle du discours dominant qui se fait entendre depuis dix ou quinze ans. Contrairement à ses espérances, il est peu probable qu’il fasse progresser la condition des femmes. Il est même à craindre que leurs relations avec les hommes se détériorent. C’est ce qu’on appelle faire fausse route. » Elisabeth Badinter Elisabeth Badinter est notamment l’auteur de L’Amour en plus, de L’un est l’autre et de XY, De l’identité masculine.
extraits du Deuxième sexe
La 4e de couverture indique: "La femme a toujours été, sinon l'esclave de l'homme, du moins sa vassale ; les deux sexes ne se sont jamais partagé le monde à égalité ; et aujourd'hui encore, bien que sa condition soit en train d'évoluer, la femme est lourdement handicapée. En presque aucun pays son statut légal n'est identique à celui de l'homme et souvent il la désavantage considérablement". "Agrégée de philosophie, unie à Jean-Paul Sartre par un long compagnonnage affectif et intellectuel, Simone de Beauvoir (1908-1986) publie son premier roman, L'Invitée, à l'âge de trente-cinq ans. Paru en 1949, Le Deuxième Sexe, dont on trouvera ici quelques pages marquantes, fit d'elle l'une des grandes figures du féminisme du XXe siècle et lui assura une renommée internationale qui marqua durablement sa carrière d'écrivain".
du collier de la reine à l'affaire Madoff
voyage au pays de la chirurgie esthétique
Réflexion très pertinente sur le système éducatif français et sur le sort qu'il réserve aux élèves. Vise-t-il à les former ou à les sélectionner? à leur donner un emploi ou une culture? Et surtout, pourquoi l'école apprend-elle tout, sauf le "bonheur d'apprendre". [SDM].
A fresh look at a French society that is clearly divided between the "haves" and the "have nots." The author offers a surprising and original solution to bridge the gap.
la crise de l'agriculture traditionnelle en Algérie
L'observation statistique et ethnographique d'un des déplacements de populations rurales les plus brutaux et les plus massifs qu'ait connus l'histoire permet de saisir, au moment même où elles sont ébranlées, les structures les plus fondamentales de l'économie et de la pensée paysannes. Le déracinement, qui détruit les cadres spatiaux et temporels de l'existence ordinaire, achève ce que la généralisation des échanges monétaires avait commencé : par référence au seul travail désormais digne de ce nom, celui qui procure un revenu en argent, l'activité paysanne du passé, et toutes les valeurs qui lui étaient associées, se trouvent discréditées. Mais le " métier ", qui fait découvrir la vanité du travail paysan, est aussi rare que jamais et cette sorte d'urbanisation négative qu'est la " dépaysannisation " s'accomplit dans la " bidonvillisation " des campagnes que favorise la création décisoire d'agglomérations dépourvues de fonctions économiques. Cette analyse des processus sociaux qu'engendre la prétention d'accélérer l'histoire par la violence et dans l'ignorance des mécanismes déclenchés ne serait pas tout à fait inutile si elle pouvait contribuer à éviter que l'histoire ne se répète. -- Back cover.
histoire et idées : les fondateurs, les grands courants, les nouvelles sociologies
Comment comprendre et résoudre les problèmes sociaux ? Quelle est la nature des sociétés modernes ? Quels sont les principes de l'action des individus ? Comment s'impose l'ordre social ?La sociologie cherche à répondre à ces questions fondatrices. Aujourd'hui centenaire, elle a accumulé une quantité considérable de connaissances : des livres et des auteurs qui ont marqué leur époque (Emile Durkheim. Max Weber, Talcott Parsons, Michel Crozier. Pierre Bourdieu...), des données empiriques, des théories largement diffusées, des instruments de mesure, des outils d'intervention...Récemment de nouveaux thèmes et de nouvelles façons d'observer le social sont apparus : les sociologues scrutent davantage les interactions, le rôle des valeurs et des représentations, ils pensent le social plutôt comme une construction collective...Cet ouvrage présente un bilan, vivant et accessible, des acquis de la discipline, depuis les fondateurs jusqu'aux développements les plus récents.
Marquant l'engagement philosophique de Camus, cet ouvrage est une relecture personnelle des grandes étapes de l'esprit de révolte, de la Révolution française à la Révolution russe. Les grands penseurs, de Sade à Nietzsche en passant par Marx ou Saint-Just sont évoqués et analysés, de même que les grands courants de pensée à la marge ou aux extrêmes, des nihilistes aux surréalistes en passant par les anarchistes ou les royalistes. Grand essai érudit et cultivé, dans l'esprit de l'honnête homme, cet ouvrage aborde la révolte sous ses aspects métaphysique, historique, et artistique. La question que se pose Camus, dans la révolte, est de savoir s'il est possible, aujourd'hui, d'agir dans l'histoire sans se référer à une doctrine meurtrière et donc sans devenir soi même, directement ou indirectement, un meurtrier.