Journal
éd. intégrale
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souvenirs, journaux, cahiers : 1849-1885
This is a reproduction of a book published before 1923. This book may have occasional imperfections such as missing or blurred pages, poor pictures, errant marks, etc. that were either part of the original artifact, or were introduced by the scanning process. We believe this work is culturally important, and despite the imperfections, have elected to bring it back into print as part of our continuing commitment to the preservation of printed works worldwide. We appreciate your understanding of the imperfections in the preservation process, and hope you enjoy this valuable book. ++++ The below data was compiled from various identification fields in the bibliographic record of this title. This data is provided as an additional tool in helping to ensure edition identification: ++++ Choses Vues; OEuvres Inedites; Victor Hugo; Selections; Victor Hugo 6 Victor Hugo J. Hetzel, 1887
suivi de Grosse chaleur, adapté de I.-L. Caragiale
Cet essai de 1955 est plutôt l'oeuvre du pataphysicien auteur de La cantatrice chauve que du futur académicien qui se livre à une brillante improvisation sur l'histoire de la littérature roumaine. Le texte est suivi de l'adaptation toute personnelle d'une courte pièce de I.L. Caragiale (1852-1912), d'une absurdité qui doit davantage à son adaptateur qu'à son auteur.
lettres avec commentaires
vu de France, le roman anglais au XXe siècle
Ecrit à partir d'articles, de portraits et d'entretiens avec des écrivains, cet ouvrage vise à dessiner une histoire du roman anglais de ce siècle sous le regard de la France, à montrer ce qui nous a marqués au cours d'un siècle aujourd'hui finissant.
Irrémédiablement condamné à quitter cette chambre, où Blaise Pascal lui préconisait de se tenir à l'écart des malheurs du monde, l'homme est peut-être l'animal qui sait le mieux conjurer cette fatalité et, la retournant comme une crêpe, en faire la cause de ses bonheurs les plus suaves. L'espiègle prédateur que nous sûmes très tôt devenir, apprit, de saison en saison, minute après minute, à s'augmenter de tout ce qu'il rencontrait et à devenir progressivement ce qu'il voyait. Ainsi, à se frotter à la fois au monde extérieur et à son rêve, parvient-on sans effort à faire s'accomplir la prophétie de Jean-Paul Richter, le monde se faisant rêve, le rêve se faisant monde, comme cela n'aurait jamais dû cesser d'être. A bon voyageur, salut !
proses
L'auteur, écrivain et journaliste politique, aborde en historien l'évolution politique littéraire et sentimentale de Victor Hugo. Une vaste fresque colorée et une chronique riche en portraits (Chateaubriand, Lamartine, Louis-Napoléon Bonaparte). Une oeuvre brillante et passionnée, même si l'éloquence parlementaire est un peu trop bien représentée.
essai
Analyse du phénomène littéraire Goncourt, et portrait des deux maîtres de la littérature française de la fin du XIXe siècle, à partir de leur "Journal", publié de leur vivant, et dont l'indiscrétion fait partie d'un projet d'ensemble : tout dire sur tout, ne rien cacher de personne.
études et souvenirs littéraires
Le style de Maupassant est aussi pur que sa vie est obscure; il en a brouillé les pistes. Lanoux la restitue comme un roman noir, revenant sur les lieux, retrouvant les textes, interrogeant les derniers témoins... Dans une enquête magistrale, il nous apprend la vie d'un écrivain sensuel, fécond et météorique, emporté par la syphilis et la folie à quarante-trois ans.
tableau de mémoire
Lagon, lagunes évoque les stations du chemin d'u conscience mise au ban des identités admises. Placé sous le signe de l'errance dans le temps et l'espace, ce parcours précipite la " Rebelle " aux points névralgiques qui jalonnent une mémoire travaillée par la douleur et l'orgueil à la fois. Écrit dans une riche prose poétique qui joue sur tous les registres de la langue, Lagon, lagunes se présente comme une mosaïque faite de fragments littéraires, historiques et mythologiques. " Prenez garde à ma couleur. Je ne suis pas noire, il est vrai, mais belle... " Mon clan dispersé a connu toutes les ordalies et mon nom n'est pas un qui ait besoin de prendre leçon de parenté. J'ai le sang amer mais je sais toutes les routes. "
" La plupart des textes de Carnet de bal 2 ont été écrits pendant les années 90 du siècle précédent, avec une intention : puisqu'on allait tirer le rideau sur une époque, il fallait s'y promener une dernière fois, retrouver les généalogies, dire d'où l'on vient. Les romans que j'écrivais parallèlement, L'Œil du silence, 1941 et Etrangers dans la nuit ont tenté de s'inscrire eux aussi dans ce mouvement. Il me semblait qu'il fallait proclamer la durée contre les conjurations de l'amnésie, et dire le gai savoir des choses données. Qu'y faire si j'ai passionnément aimé le XXe siècle, ses mythologies, ses écrivains, ses femmes fatales, ses illusions lyriques, ses mensonges ? Il faut aimer ce qui fut et affirmer ce qui vient. Le XXIe siècle est là. J'avance comme chacun vers un autre pays, une autre terre du temps. En arrivant aux frontières, je jette sur la table quelques papiers d'identité et sollicite une nouvelle valse. " M.L. De Maurice Barrès à Lou Reed, de Cocteau à Woody Allen, d'Arletty à Julia Roberts, l'auteur enchaîne portraits, réflexions, choses vues, entre littérature et cinéma, photographie et rock n' roll, voyages et souvenirs. A travers ces chroniques vif-argent, Marc Lambron a composé une histoire subjective du XXe siècle.
Présente quelques mirages de l'auteur, sortes de collections ramassées au gré de sa fantaisie, par exemple en Inde, aux Iles-sous-le vent, ou bien dans les mines du grand erg occidental et du fleuve Amazone, ou bien encore dans les villes de neiges de l'Islande, dans les dédales où vivent les enfants ...
Dans quelles circonstances — historiques et sociales — est née et s’est développée la littérature négro-africaine ? Cet ouvrage répond à cette question fondamentale à partir d’une étude des textes littéraires et philosophiques de la période 1920-1970.
précédé de De la Littérature considérée comme une tauromachie
Dans la période de grande licence qui suivit les hostilités, le jazz fut un signe de ralliement, un étendard orgiaque aux couleurs du moment. Il agissait magiquement et son mode d'influence peut être comparé à une possession. C'était le meilleur élément pour donner leur vrai sens à ces fêtes, un sens religieux, avec communion par la danse, l'érotisme latent ou manifesté, et la boisson, moyen le plus efficace de niveler le fossé qui sépare les individus les uns des autres dans toute espèce de réunion." La prose de Leiris est une des plus belles qui soient aujourd'hui et il aura laissé quelques-unes des pages d'anthologie les plus solides que l'on puisse trouver chez les contemporains " (Roger Borderie).
"Ce recueil, publié en 1969, rassemble des textes écrits pour la plupart entre 1925 et 1961, parmi lesquels figure le célèbre Glossaire j'y serre mes gloses. Ce livre révèle la nature du travail poétique de Michel Leiris, attaché à définir le langage comme révélation de soi-même et des autres : " Une monstrueuse aberration fait croire aux hommes que le langage est né pour faciliter leurs relations naturelles ... En disséquant les mots que nous aimons, nous découvrons leurs vertus les plus cachées et leurs ramifications secrètes qui se propagent à travers tout le langage "
essai sur l'inspiration farfelue
Ce commentaire des "Confessions" d'Augustin avance l'idée que la conversion du philosophe n'a pas été assurée ni tranquille, en ce que, pour l'auteur, une conversion est le résultat d'une grâce, d'une fulgurance, qu'Augustin n'aurait pas connue.
ou entretiens sur le gouvernement temporel de la providence ; traité sur les sacrifices
l'âge des découvertes et des innovations, 1790-1914
Premier ouvrage d'une collection qui en comportera cinq et couvrira la littérature française des origines à nos jours. Cinq parties: L'explosion romantique - Modernité : Stendhal et Balzac - Littérature et réalité - Expansion poétique du surnaturalisme - Vers un esprit nouveau (les conséquences de la crise du positivisme). Dictionnaire des auteurs; littérature et sociéte; tableau synoptique des auteurs, des oeuvres, des événements historiques. Bien indexé. Présentation austère, texte dense. Type manuel. Pas recommandé aux étudiants du niveau secondaire. La couleur manque. SDM.
Dieu marin de la mythologie grecque, Protée possédait un vaste savoir mais se dérobait aux questions en revêtant les formes les plus diverses. On comprend qu'André Gide ait vu dans cette figure changeante une sorte de miroir, lui qui, prenant toujours la forme de ce qu'il aimait, n'était jamais longtemps le même. La permanente disponibilité qu'il affichait traduisait la discontinuité essentielle de sa nature. D'ou l'abécédaire auquel se résout Simon Leys pour tenter de cerner ce maître de l'évasion intellectuelle : une démarche d'apparence modeste mais que sa connaissance de l'oeuvre et sa pénétration rendent particulièrement éclairante. C'est avec la même pénétration compréhensive et teintée d'humour que Simon Leys visite le monument aujourd'hui délaissé qu'est devenu Victor Hugo ; qu'il montre comment Don Quichotte, en voulant élargir la réalité à la dimension de son rêve, a échappé à son créateur ; ou qu'il analyse la manière de commencer un roman par une première phrase inspirée qui appâte le lecteur. Nés, au hasard des jours, d'invitations diverses, les essais ici rassemblés témoignent d'un amour profond de la littérature. On y retrouve aussi la lucidité qui a fait le prix de la célèbre trilogie : Les habits neufs du Président Mao, Ombres chinoises et Images brisées.
Un soir de 1936, Paul Léautaud part à la recherche de ses amours perdues et entreprend de tracer le portrait des femmes qui ont marqué sa vie. Vient tout d'abord l'infernale Anne Cayssac, dite "le fléau", dont Léautaud se rappelle avec amusement les prouesses amoureuses. Puis le ton change lorsqu'il évoque, comme malgré lui, sa dernière maîtresse. Cette femme mystérieuse qui lui révéla la tendresse, la jalousie et tant d'autres sentiments tout neufs pour ce jeune homme de soixante et un ans. Est-ce parce qu'il tenait tant à garder secret ce grand amour que son récit demeure inachevé ? Quoi qu'il en soit, tel qu'il est, "Le petit ouvrage inachevé" répond parfaitement aux désirs de Léautaud qui le voulait "éclatant de nudité et de sincérité".
une histoire subjective des intellectuels
Malraux et Barrès appartiennent-ils à la même légende? D'où vient l'étrange fidélité de Louis Aragon à ce communisme qui ne lui ressemble guère? Les maurrassiens ne se recrutent-ils qu'à droite? André Breton fut-il vraiment le libérateur que l'on prétend? Que se passait-il dans la tête fasciste de Drieu La Rochelle? Que reste-t-il de Bataille, de Mauriac, de Barthes ou de Raymond Aron? Cocteau, Camus, Gide ou Foucault sont-ils encore nos contemporains? Telles sont, parmi beaucoup d'autres, les questions qui rythment ces Aventures de la liberté. Est-ce une histoire des intellectuels? Sans doute. Mais c'est surtout la chronique, voire le roman, de la grande famille qu'ils composent et où chacun - ancêtre mythique, bâtard, frères ennemis ... - tient, à jamais, le rôle qu'il s'est choisi. De l'affaire Dreyfus au réveil de l'Islam, d'octobre 1917 à mai 1968, de la guerre d'Espagne à la décolonisation ; du sartrisme triomphant à la double mort de Louis Althusser, c'est notre mémoire et ses enjeux qui se récapitulent ici.
problèmes culturels et littéraires
Cet essai paru en 1926 se présente comme une correspondance entre deux jeunes gens : le Français voyage en Extrême-Orient, le Chinois visite l'Europe. A.D. est tenté par le confort de la pensée orientale, Ling rebuté par la sécheresse intellectuelle de l'Occident. Un plaidoyer pour l'harmonie asiatique, une introduction à la vie et à la pensée de Malraux.
récit
Elu à l'Académie française en 1933, prix Nobel de littérature en 1952, la carrière de Mauriac est faite de rebonds et de consécrations. Une biographie écrite avec vivacité et simplicité, une documentation fournie, un récit quasi romanesque.
'Ce qui me fascine dans mon aventure, c'est la marche sur le mur entre la vie et les grandes profondeurs annonciatrices de la mort. C'est aussi le souvenir de ces profondeurs. Les réanimés ne se souviennent de rien (de rien, mais de conversations entre les médecins !). La rencontre avec la part de l'homme qui marche, geint ou hurle quand la conscience n'est pas là. J'ai été conscient de ne plus savoir où j'étais -, d'avoir perdu la terre. Pas d'autre douleur que celle des autres, qui bat confusément cette chambre blanche où veille la petite lampe de la nuit comme, dans ma chambre de Bombay, la rumeur de l'Océan battait la grève. Je suis lucide, d'une lucidité limitée au ressassement d'une terre de nulle part, à la stupéfaction devant cet état ignoré. Ce qui s'est passé n'a rien de commun avec ce que j'appelais mourir.' En 1972, André Malraux, 'atteint d'une maladie du sommeil', est hospitalisé à la Salpêtrière. De cette expérience va naître Lazare, un de ses plus beaux livres, celui qu'il choisit pour clore le cycle du Miroir des limbes.