Le temps immobile
Les espaces imaginaires
Correspondance 1925-1967
Malgré des goûts littéraires divergents, des convictions politiques et religieuses souvent opposées, la conversation épistolaire des deux écrivains (293 lettres pendant plus de quarante années) est celle de deux "esprits libres et coeurs sensibles", comme le souhaitait F. Mauriac. Elle prend fin en 1967, un an avant la mort de J. Paulhan.
D'un bloc-notes à l'autre
1952-1969
La 4e de couverture indique : "DE SON VIVANT, François Mauriac n'avait pas repris en volume tous ses écrits journalistiques. Restaient inédits de nombreux blocs-notes, ainsi que des chroniques dignes de prolonger les Mémoires intérieurs et diverses collaborations. Les voilà réunis dans cet ensemble qui couvre la période au cours de laquelle Mauriac se consacre presque exclusivement au journalisme. Ce recueil le révèle constamment souverain dans son art, sautant avec brio de la politique à la littérature, sa curiosité toujours en éveil, mais sur fond d'inquiétude spirituelle. Dès son retour de Stockholm, les événements du Maroc incitent Mauriac à " jeter le prix Nobel dans la bataille " de la décolonisation. Avec la même ardeur qu'il a soutenu Mendès France, il milite en faveur du Front républicain, dont l'échec en Algérie le déçoit. Puis il salue le retour du général de Gaulle, qu'il défend même dans la presse internationale. Il n'oublie pas pour autant ses thèmes de prédilection, comme son enfance girondine, la célébration des grands écrivains et l'avenir de la foi. Dans sa très grande variété, D'un bloc-notes à l'autre reflète le talent journalistique de Mauriac qui s'épanouit tant dans la chronique ou l'éditorial que dans la conférence ou l'interview. Ce recueil confirme surtout, et avec éclat, qu'aucun écrivain dans son siècle n'a autant que Mauriac élevé le journalisme - la polémique comprise - à la hauteur d'un genre littéraire. La présente édition, comme celles du Bloc-notes et de La Paix des cimes, est assurée par Jean Touzot, éminent spécialiste de l'œuvre de François Mauriac."
La paix des cimes
chroniques 1948-1955
Le Nouveau bloc-notes, 1961-1964
Nouveaux Mémoires Intérieurs
Lettres à l'inconnue
Olympio
ou, La vie de Victor Hugo
Olympio
ou, La vie de Victor Hugo
Prométhée ou La vie de Balzac
Le carillon de Fénelon
L'Inde ou l'Amérique
Poétique du traduire
"Ce livre est une théorie d'ensemble de la traduction. Par son point de vue et son ampleur, il n'a pas d'équivalent parmi les ouvrages qui traitent du traduire. Il propose une critique, c'est-à-dire une fondation, des principes qui relient l'acte de traduire à la littérature. Il commence par l'examen des idées reçues, et l'histoire de la traduction en Europe, continent culturel bâti sur des traductions, à l'inverse d'autres, et bâti sur l'effacement de leurs effacements. L'objet est de fonder la nécessité de tenir l'acte de traduire, et ses résultats, par le fonctionnement des œuvres littéraires. D'où une critique de l'étude des traductions comme discipline autonome, qui revient à la remettre à l'herméneutique, aux seules questions de sens, en méconnaissant que le langage fait autant et plus qu'il ne dit. La question de la poétique est comment. Seule une théorie d'ensemble du langage et de la littérature peut situer la spécificité du traduire. Car on ne traduit pas seulement des langues, mais des textes. Si on l'oublie, cet oubli se voit. C'est ce qu'il faut montrer. L'élément déterminant est ici le rythme, et le continu. Poétique du traduire prolonge Critique du rythme. Une première partie établit la poétique du traduire comme éthique et politique des rapports entre identité et altérité, dans les transformations du traduire. Une seconde partie met des traductions à l'épreuve d'une poétique des textes. La théorie et la pratique sont inséparables. Les textes traduits vont du sacré à la poésie, au roman, au théâtre et à la philosophie. Ils passent par l'hébreu biblique, le grec ancien, le chinois classique, l'italien, l'anglais, l'allemand et le russe." -- Back cover.
Ailleurs
Version revue et corrigée de trois récits respectivement écrits en 1936, 1941 et 1946. De bien étranges (et cruelles) moeurs et coutumes, dans des pays imaginaires, mais "parfaitement naturels" selon le poète Michaux (cf. p. 7). A noter que l'édition de 1962 comportait 70 pages de plus.
L'écrivain pensif
Poser la question du roman, c'est aujourd'hui poser la question de la prose. Un préalable, cependant : faire entendre que la prose fait question dans la langue. La modernité, à la lumière de quoi le roman apparaît indéfiniment soupçonnable. Il faut donc une autre modernité.
Corps du roi
Le roi, on le sait, a deux corps : un corps éternel, dynastique, que le texte intronise et sacre, et qu'on appelle arbitrairement Shakespeare, Joyce, Beckett, ou Bruno, Dante, Vico, Joyce, Beckett, mais qui est le même corps immortel vêtu de défroques provisoires; et il a un autre corps mortel, fonctionnel, relatif, la défroque, qui va à la charogne, qui s'appelle et s'appelle seulement Dante et porte un petit bonnet sur un nez camus, seulement Joyce et alors il a des bagues et l'oeil myope, ahuri, seulement Shakespeare et c'est un bon gros rentier à fraise élisabéthaine.
Le roi du bois
Mythologies d'hiver
""Il m'importe peu que la Gévaudan et l'Irlande soient les scènes où se jouent ces drames brefs. Ce qui m'importe, c'est qu'avec le monde on fasse des pays et des langues, avec le chaos du sens, avec les prés des champs de bataille, avec nos actes des légendes et cette forme sophistiquée de la légende qu'est l'histoire, avec les noms communs du nom propre.""
Trois auteurs
Concerne notamment Charles-Albert Cingria.
La Nouvelle Francaise Contemporaine : The Contemporay French Short Story : La
Novela Corta Francese
Mallarmé au tombeau
Le mouvement part du sonnet de Mallarmé "Le vierge, le vivace". Le sonnet est commenté vers par vers, mot à mot. Une interprétation se dispose : le poème résume ce que Mallarmé pense de l'histoire du XIXe siècle tout entier, en tant que cette histoire se déploie dans la poésie. ©Electre 2015.
La défaite
confessions
Les souvenirs sans complaisance d'un ami de Roger Gilbert-Lecomte et René Daumal : une plongée dans le Montparnasse interlope des années 20.
Les hérauts du Grand jeu
et quelques proches portraits
Le prédicateur et ses masques
les personnages d'André Malraux
Maîtres et serviteurs
La 4e de couverture indique : "Qu'est-ce qu'un grand peintre, au-delà des hasards du talent personnel? C'est quelqu'un sans doute dont le trop violent appétit d'élévation sociale s'est fourvoyé dans une pratique qui outrepasse les distinctions sociales, et que dès lors nulle renommée ne pourra combler: telle est l'aventure du peintre qui dans ces pages porte le nom de Goya. Ce peut être aussi un homme qui a cru assouvir par la maîtrise des arts la toute-puissance du désir, à ce divertissement noir a voué son oeuvre, jusqu'à ce que son oeuvre, ou sa propre conscience, lui dise que l'art est là justement où n'est pas la toute-puissance: j'ai appelé cet homme par commodité Watteau. C'est encore quelqu'un qui tôt ou tard doit faire son deuil des maîtres, de l'art et de son histoire, et apprendre que tout artiste pour sa part est de nouveau seul, face à un commanditaire écrasant et peu définissable, dans ces régions arides où l'art confine à la métaphysique, sa pratique à la prière et j'ai voulu qu'un obscur disciple de Piero della Francesca soit confronté à cela."
Vie de Joseph Roulin
« Je voudrais faire des portraits qui un siècle plus tard aux gens d'alors apparussent comme des apparitions » écrivait Van Gogh il y a justement un siècle. Ces portraits, on peut douter qu'ils apparaissent aujourd'hui : comble de la valeur marchande, ils sont aussi peu visibles que les effigies des billets de banque. C'est que Van Gogh, qui accessoirement était peintre aussi, est une affaire en or. Dans cette affaire, il est bien au-delà de son œuvre maintenant, nulle part. J'ai voulu le voir en deçà de l'œuvre ; par les yeux de quelqu'un qui ignore ce qu'est une œuvre, si ce phénomène était encore possible à la fin du siècle dernier ; quelqu'un qui vivait dans un temps et dans un milieu où la mode n'était pas encore que tout le monde comprît la bonne peinture : ce facteur Roulin qui fut l'ami d'un Hollandais pauvre, peintre accessoirement, en Arles en 1888. Et bien sûr je n'y suis pas parvenu. Le mythe est beaucoup plus fort, il absorbe toute tentative de s'en distraire, l'attire dans son orbite et s'en nourrit, ajoutant quelques sous au capital de cette affaire en or, sempiternellement. Cet échec est peut-être réconfortant : il me permet de penser que le facteur Roulin se tient nécessairement devant qui l'évoque à la façon d'une apparition, comme le voulait celui qui le fit exister.
Désir d'Afrique
essai
Présentation de la littérature africaine depuis l'indépendance, avec l'explication de quelques notions clés qui expliquent la littérature contemporaine : l'exil, l'humour, le rapport à la langue française, histoire et mémoire, les notions de postcolonialisme, d'identité noire, etc.
Essais
30 extraits et 6 essais
Les Essais nous rappellent que les études littéraires, les "humanités ", selon l'expression de l'époque, avaient pour ambition la formation morale de l'homme et non l'acquisition de connaissances : " Le gain de notre étude, c'est en être devenu meilleur et plus sage." Cet humanisme a inspiré l'honnête homme du XVIIe siècle puis le philosophe des Lumières. A une époque où la nouveauté est érigée en dogme et l'excès en critère de qualité, il est plus que jamais nécessaire de lire et relire Montaigne.
Essais: Livre 1 ; Vol. 2, Livre 2 ; Vol. 3, Livre 3
Les Essais
Livre 2
Oeuvres complètes
de Franz Kafka. Édition critique établie sous la direction de Marthe Robert. Illustrations de L. Mitelberg .... Journal. Traduit par Marthe Robert
Aux fontaines du désir
Malraux, Camus, Sartre, Bernanos
l'espoir des désespérés
Julien Gracq : je voulais pour l'ensemble du nom et du prénom, un total de trois syllabes
Julien Gracq
Introduction a la vie litteraire du XVIe siecle
Sade, l'insurrection permanente
suivi de Français, encore un effort si vous voulez être républicains, par D.A.F. de Sade
La Fontaine
ou, La vie est un conte
Essai sur Frédéric Mistral
bibliographie, portraits et fac-similes
Biography and critical analysis of poet and lexographer Frédéric Mistral.
Les Elégies de Duino
Les Sonnets à Orphée
Les Essais - Livre II
Ce ne sont mes gestes que j'escris ; c'est moy, c'est mon essence. Je tien qu'il faut estre prudent à estimer de soy, et pareillement conscientieux à en tesmoigner : soit bas, soit haut, indifferemment. Si je me sembloy bon et sage tout à fait, je l'entonneroy à pleine teste. De dire moins de soy, qu'il n'y en a, c'est sottise, non modestie : se payer de moins, qu'on ne vaut, c'est lascheté et pusillanimité selon Aristote. Nulle vertu ne s'ayde de la fausseté : et la verité n'est jamais matiere d'erreur. De dire de soy plus qu'il n'en y a, ce n'est pas tousjours presomption, c'est encore souvent sottise. Se complaire outre mesure de ce qu'on est, en tomber en amour de soy indiscrete, est à mon advis la substance de ce vice. Le supreme remede à le guarir, c'est faire tout le rebours de ce que ceux icy ordonnent, qui en defendant le parler de soy, defendent par consequent encore plus de penser à soy. L'orgueil gist en la pensée : la langue n'y peut avoir qu'une bien legere part. » Livre II, chapitre VI.
Lettres à un jeune poète
La 4e de couverture indique : "De février 1903 à Noël 1908, Maria Rilke correspond avec le jeune Franz Xavier Kappus, et l'encourage dans sa vocation. Les Lettres à un jeune poète se signalent par une qualité toute particulière un ton, une intimité chaleureuse qui n'exclut ni le scrupule ni la rigueur. Une lucidité de philosophe y épouse sans cesse étroitement la sensibilité lyrique. Elles sont devenues l'un des textes les plus célèbres et les plus appréciées du grand poète autrichien."
Maximes
Le roman de Victor Hugo
Chronologie et notes de Violaine Lumbroso
La vie de Victor Hugo racontée par Victor Hugo
Paul Léautaud
Mallarmé
la lucidité et sa face d'ombre
«Dès qu'un but est assigné à l'espèce humaine et que ce but est fini, dès qu'on l'envisage comme réalité, tout sombre dans le sinistre, l'espèce humaine devient fourmi. Le donné se referme sur elle.» Cette réflexion de Sartre révèle aussi bien son auteur que Mallarmé lui-même : Sartre a laissé inachevée une partie de ses écrits, et cet essai sur le poète, entrepris en 1952, est du nombre ; quant à Mallarmé, il est mort comme il avait à peine commencé le «Grand Œuvre» pour lequel il se savait élu, but suprême dont le sens était de n'être jamais atteint.-
Mauriac par lui-même
Malraux, celui qui vient
entretiens entre André Malraux, Guy Suarès, José Bergamín
