Un camp allemand de la Grande guerre
Friedrichsfeld
Friedrichsfeld
[extraits].
Cette année-là, le dernier royaume islamique d'Europe s'effondre, les juifs sont expulsés d'Espagne, l'Amérique est découverte. Ce faisceau de novations et d'évènements si divers aura à l'évidence d'immenses conséquences qui font de l'année 1492 l'un des moments fondateurs de la civilisation occidentale.
L'Inde hante l'imagination de l'Occident. Il y a deux mille ans y surgirent la charité et la croyance en l'immortalité de l'âme ; le christianisme en fut l'héritier. Au siècle des Lumières, nos philosophes y découvrirent la tolérance religieuse. Dans les années 20, le Mahatma Gandhi révéla au monde l'efficacité de la non-violence dans l'Histoire. En 1968, l'écologie et le féminisme nous parvinrent aussi de l'Inde. Aujourd'hui, face à un Occident désenchanté par sa propre réussite matérielle, le voyage en Inde entrepris par Guy Sorman fait découvrir un continent mal connu et son véritable visage : l'Inde est-elle véritablement une démocratie ? Que reste-t-il des castes et des gourous ? Comment y a-t-on vaincu la faim ? Pourquoi le pays se développe-t-il désormais plus rapidement que la Chine ? Cette Inde contemporaine recèle-t-elle encore quelque message de portée universelle ? Pour Guy Sorman, de l'Inde au présent les Occidentaux peuvent rapporter le supplément d'âme et la fantaisie qui font tant défaut à la démocratie libérale et à l'économie de marché. " L'Inde qui apprend à vivre ", en disait André Malraux. Ce qui, plus que jamais, reste vrai.
1954-1962. Lettres, carnets et récits des Français et des Algériens dans la guerre
Un best-seller en histoire: plus de 80 000 exemplaires vendus. Colles dans la page, glisses dans des enveloppes, des documents historiques reproduits a l'identique a deplier et a decouvrir, notamment: Le manuscrit original de l'appel du 18 juin 1940. Des tickets de rationnement. La carte officielle de la ligne de demarcation. Le carnet de route d'un soldat de la France libre. Des tracts antisemites. La partition originale de Marechal, nous voila. Des journaux clandestins. Une lettre de denonciation a la Gestapo. L'affiche rouge. Un manuel d'armement destine aux maquisards. Le carnet des chansons de Radio Londres. La liste d'un convoi de deportes. Des lettres d'adieu de fusilles. L'affiche du general Eisenhower larguee par les Allies le 6 juin 1944. L'edition speciale du quotidien Liberation apres la descente des Champs-Elysee par le general de Gaulle. Un livre a lire et a manipuler en famille pour comprendre le quotidien des Francais emportes dans la tourmente. Notre histoire, celle de nos parents et de nos grands-parents, a partager dans un album d'exception.
la question de l'autre
4e de couv. : " Le capitaine Alonzo Lopez de Avila s'était emparé pendant la guerre d'une jeune Indienne, une femme belle et gracieuse. Elle avait promis à son mari craignant qu'on ne le tuât à la guerre de n'appartenir à aucun autre que lui, et ainsi nulle persuasion ne put l'empêcher de quitter la vie plutôt que de se laisser flétrir par un autre homme ; c'est pourquoi on la livra aux chiens." Diego de Landa, Relation des choses de Yucatan, 32." J'écris ce livre pour essayer de faire en sorte qu'on n'oublie pas ce récit, et mille autres pareils. A la question : comment se comporter à l'égard d'autrui?, je ne trouve pas moyen de répondre autrement qu'en racontant une histoire exemplaire, celle de la découverte et de la conquête de l'Amérique. En même temps, cette recherche éthique est une réflexion sur les signes, l'interprétation et la communication : car le sémiotique ne peut être pensé hors du rapport à l'autre." T.T.
Le 27 avril 1994, dix ans après avoir reçu le prix Nobel de la Paix pour son combat acharné et non violent contre le régime d'apartheid, Mgr Desmond Tutu, archevêque anglican du Cap, votait pour la première fois de sa vie. Mais, malgré l'immense joie populaire qui accompagnait l'élection de son ami Nelson Mandela, le spectre d'un bain de sang menaçait l'Afrique du Sud. Comment éviter la vengeance des foules opprimées pendant tant d'années ? Comment empêcher la formidable explosion de violence à laquelle tout le monde s'attendait ? Desmond Tutu engagea alors son pays dans un pari sans équivalent dans l'histoire des hommes et des révolutions : refusant l'oubli des crimes de l'apartheid mais aussi un procès qui aurait à coup sûr provoqué le chaos, il organisa une incroyable opération de prise de parole, dans laquelle victimes et bourreaux pouvaient témoigner des horreurs commises au nom de la guerre des races. Pendant quatre ans, à la tête de la Commission Vérité et Réconciliation, un chrétien accueillit les plus terribles dépositions, aida des milliers de gens à révéler leurs traumatismes, et ne cessa de les accompagner sur la voie du pardon. Cette expérience éprouvante et unique, Desmond Tutu, la raconte ici en toute sincérité, sans cacher ni ses doutes ni ses échecs, mais en affirmant haut et fort une foi à soulever les montagnes de la haine. Une incomparable leçon d'humanité.
Ravensbrück
la tragédie du Cap Arcona : 3 mai 1945
"Travail forcé, mauvais traitements, épidémies, "expériences médicales", famines, tortures, exécutions sommaires, Neuengamme avec ses satellites est sans conteste l'un des camps de concentration les plus meurtriers de toute l'Allemagne nazie. N'y a-t-on pas compté près de 60 000 morts pour un peu plus de 100 000 détenus? Opposants politiques, syndicalistes, déviants de toutes sortes, communistes, chrétiens, juifs, artistes et intellectuels, résistants de toute l'Europe, Allemands, Français, Tchèques, Belges, Polonais, etc., tous y ont été réduits en esclavage. Mais il était écrit que ces souffrances ne s'arrêteraient pas là et qu'à l'horreur concentrationnaire viendrait s'ajouter une ultime tragédie. Alors même que Hitler venait de se donner la mort au fond de son Bunker, alors que Les Britanniques et les Soviétiques se trouvaient à quelques kilomètres à peine de là, les SS se mirent en tête, dans un incompréhensible fanatisme jusqu'au-boutiste, d'évacuer Neuengamme de ses derniers prisonniers et de les regrouper, dans d'effroyables conditions, sur un ancien paquebot de luxe, le prestigieux Cap Arcona, amarré dans la baie de Lübeck! C'est là que, te 3 mai 1945, une escadrille de la Royal Air Force, mal renseignée probablement, bombarda le navire et le coula, causant la mort de plus de 7000 détenus dans les eaux glaciales de la Baltique. À partir d'une documentation considérable, les auteurs racontent l'histoire du camp et le calvaire des déportés, ils dressent d'émouvants portraits de victimes, les unes anonymes, les autres célèbres, ils relatent avec minutie tes étapes de l'infernale tragédie. La révélation de cet épisode peu connu, voire occulté de la Seconde Guerre mondiale illustre un aspect inédit de l'univers concentrationnaire et de la folie nazie."--Page 4 of cover.
l'engagement de la France dans le monde : 8 mai 1945-11 septembre 2001
La 4e de couv. indique : "Pour la première fois, le Quai d'Orsay ouvre ses archives les plus récentes, de 1945 aux attentats du 11 septembre 2001. En quelques décennies, le monde a profondément changé : Guerre froide, décolonisation, recomposition en Europe de l'Est, essor de l'Asie, instabilité au Moyen-Orient... Dans le chaos des événements, les diplomates font entendre leurs voix. À coup de télégrammes, notes et instructions, ils témoignent, analysent, incarnent la France. Heure par heure, ils racontent l'entrée des chars dans Budapest, la folie meurtrière des Khmers rouges, les premiers coups de pioche dans le mur de Berlin, la libération de Nelson Mandela. Ils signalent, dès 1971, le retour de l'islam en Turquie et dévoilent les échanges les plus secrets entre les puissants. Un livre pour comprendre ce demi-siècle qui est le nôtre, éclairer le présent et ouvrir l'avenir."
La 4ème de couv. indique : " "Qu'est-ce que l'Histoire a à nous dire ? Cet immense legs bouillonnant, brassé et réinterprété sans fin ? Qui peut nous éclairer comme nous enfermer. On pourrait penser qu'elle n'a plus rien à nous enseigner dans le monde décloisonné, homogénéisé, instantané et fébrilement connecté. Aurait-elle "du passé fait table rase" ? Et pourtant tout indique que, sous la toile que forment les milliards d'internautes, l'histoire se poursuit, avec ses forces souterraines et telluriques, l'économie et ses ouragans financiers bien sûr, mais toujours les nations, les peuples, les idées, les peurs, les ambitions, les mémoires différentes, avec tout ce qu'elles charrient. Le pire et le meilleur. Ma conviction est qu'on ne peut pas décrypter notre monde, et se préparer à celui qui vient, enrayer ses menaces, renforcer ses potentiels, si on n'embrasse pas en permanence ces deux niveaux : les forces globalisantes et uniformatrices, et les forces qui y résistent, les perspectives nouvelles, les menaces anciennes ou récentes. C'est à partir de là que j'ai choisi ces 249 entrées pour tenter d'appréhender cette matière en fusion."
le XVIIe siècle à l'aube de la mondialisation
un voyage au pays des talibans
" A la tombée du jour, on peut observer dans Ghazni un curieux mouvement de foule. D'un côté les cohortes de volontaires qui se rendent à la mosquée, de l'autre les récalcitrants, les hésitants que viennent fouetter les miliciens du Vice et de la Vertu, nerf de bœuf en main. " Allez, tas d'hypocrites, filez à la prière ", hurle un taliban aux gestes secs, haut comme trois pommes, avec quelques poils de barbe se battant en duel, visiblement heureux d'un tel pouvoir pour son jeune âge et qui semble particulièrement habile dans le maniement de la cravache. Lorsque je lui demande pourquoi il lui faut obliger tant de gens, pourtant bons musulmans, à se rendre obligatoirement à la mosquée, il répond : " Mais vous vous rendez compte, ils continuent de faire des affaires pendant qu'on prie..." Et il ordonne d'un geste rageur à un commerçant de clore son étal d'épices multicolores, pendant que son compère, guère plus âgé que lui, et sans doute tout aussi illettré, hurle davantage. Quand ils aperçoivent une kyrielle d'enfants qui, tout sourires, ont oublié de rallier le lieu de culte, les deux nervis lancent leurs fouets mais les enfants, décidément rétifs, s'en vont dispersés vers le bazar au pied de la citadelle et saluent les deux commis à la pureté d'une bordée de doigts d'honneur. "
les retraits de nationalité sous Vichy
"La France aux Français " : ce fut l'une des premières mesures mises en œuvre par le gouvernement de Vichy avec la loi du 22 juillet 1940, qui prévoyait de réviser la naturalisation de tous les Français naturalisés depuis 1927. Plusieurs centaines de milliers de personnes, 1 million peut-être, étaient visées et, même s'ils n'étaient pas cités dans le texte de la loi, les Juifs en premier lieu. À partir d'une étude d'une ampleur inédite dans les archives, Claire Zalc livre une puissante analyse des effets de cette loi, depuis son application par les magistrats de la commission de révision des naturalisations, les préfets, et les maires jusqu'à ses conséquences pour ceux qui l'ont subie et se sont vus retirer la nationalité française. Au ras de la pratique administrative, elle établit comment se dessinent les visages des " mauvais Français ", et comment ceux-ci ont tenté de protester contre l'arbitraire. Elle apporte une nouvelle pièce aux débats historiographiques sur l'antisémitisme de Vichy et son autonomie vis-à-vis des pressions allemandes, mais aussi sur la continuité des pratiques et personnels entre la IIIe République, Vichy et la IVe République." -- Résumé de l'éditeur.
" Oui, ce fut bien une Apocalypse, au sens originaire de l'expression, une révélation de notre monde, que ce terrible spectacle du 11 septembre 2001. Mais comme toutes les révélations antérieures, la lumière qui s'en dégagea était bien trop crue, dans un premier temps, pour nous livrer autre chose qu'elle-même... La pénombre qui s'abattit sur Manhattan s'est aujourd'hui dissipée. L'émotion s'est estompée, comme les images d'un Wall Street dominateur soudain réduit en cendres. Mais sommes-nous plus lucides pour autant ? Les mois ont passé, et il faut maintenant essayer de penser ce nouveau monde. J'ai mêlé ici les intuitions et la connaissance. Le temps de l'hypothèse et le temps de l'Histoire. Je veux donner une boussole à ceux qui savent que la planète ne s'arrête pas aux frontières de l'Hexagone, ni aux étroits parapets de la vieille Europe. " A. Adler
1938, la conférence d'Évian et les réfugiés juifs
La 4e de couverture indique : "Au cours des années 30, le durcissement constant de l'Allemagne hitlérienne envers ses concitoyens juifs contraint bientôt ces derniers à l'émigration. En juillet 1938, à l'initiative du président américain Franklin D. Roosevelt, se tient à Évian, en France, une conférence internationale destinée à trouver un refuge à des dizaines de milliers d'exilés, juifs pour la plupart. Sous l'égide de la SDN et de l'Office Nansen, elle réunit une trentaine d'États, essentiellement européens et sud-américains. L'auteur décrit l'évolution de la crise des réfugiés après la Première Guerre mondiale et les tentatives pour répondre à ce phénomène nouveau à l'échelle internationale, notamment à travers le travail de la SDN et de l'Office Nansen. Quelles solutions proposer ? Quel refuge offrir à ces éxilés ? Les États sont-ils prêts à les accueillir, quitte à braver une partie de l'opinion publique ? Dans un contexte marqué par le nationalisme et un climat grandissant de méfiance, quel effort peut-on demander aux démocraties occidentales ? Et comment concilier un discours d'ouverture et d'accueil alors que, à partir de l'été 1936, du fait de la révolte arabe, la Grande-Bretagne va progressivement fermer les portes de la Palestine à l'immigration juive ? La Conférence d'Évian fut un échec. Quatre mois avant la Nuit de Cristal, elle entérinait aux yeux de Berlin l'abandon des Juifs par les démocraties, un signal que le Reich hitlérien saura entendre en durcissant la persécution antijuive sans craindre de plus amples réactions."
récit ...
les hommes et l'héritage
La source est là, dans l'espace méditerranéen, la source profonde de la haute culture dont notre civilisation se réclame. Je parle de cette part profane de la culture qui demeure l'objet d'une vénération dont les musées et les bibliothèques sont les temples. Quand, à Cleveland ou à Stockholm, on pense à Venise, à Rome, à Athènes, le désir est, bien sûr, de s'évader vers les plages ensoleillées d'une mer heureuse ; n'est-il pas aussi de revenir un moment à ces lieux féconds dont on sait depuis l'enfance que des demi-dieux y menèrent une existence moins terne et moins grossière ? Des hommes parfaits, qui parlaient un meilleur langage et possédaient le sens des proportions justes. Quand nous rêvons d'accomplissement humain, de la fierté et du bonheur d'être homme, notre regard se tourne vers la Méditerranée. Georges DUBY
Dans ses livres aussi bien que ses émissions, Alain Decaux a toujours privilégié le XXe siècle. Il dit lui-même avoir été fasciné par sa démesure. Le livre qu'il propose aujourd'hui - et qui sera suivi par trois autres dont chacun pourra être lu indépendamment - ne veut pas être une histoire de ce siècle, mais contient ce qui, tout au long de la vie de l'historien, l'a particulièrement frappé. La juxtaposition d'histoires si dissemblables, mais toutes inscrites dans la mémoire du siècle - événements politiques de premier ordre aussi bien que faits divers - permet de ressusciter un climat d'une rare vérité. On y retrouve l'exceptionnel don de vie de celui que Jean Favier désigna un jour comme l' " instituteur de tous les Français ", que dès ses débuts salua François Mauriac et qui enthousiasma Jean Dutourd : Il conte comme Homère ! "