Tortionnaires, truands et collabos
la bande de la rue de la Pompe, 1944
La France, L’Aide Américaine Et La Construction Européene 1944-1954
Un Oursin Dans Le Caviar
Histoires fantastiques
Par deux spécialistes du genre, un recueil de petits faits biscornus dédaignés par les historiens sérieux : histoires de fantômes, cas de possession et de sorcellerie, etc. Chacun des événements présentés ici est suivi d'une courte discussion et d'une bibliographie.
L'église de France face à la persécution des Juifs, 1940-1944
Disagrees with Jacques Duquesne, who introduced a dichotomy between the episcopacy's silence and cowardice in the face of the persecution of the Jews and the participation of the clergy and laypersons in the resistance and the rescue of Jews. Shows that, although torn between its declared allegiance to Vichy and opposition to antisemitic steps, the Church's leadership, through its actions and positions, reduced the scope of the persecutions. Its rejection of persecution of the Jews erupted during the roundups in summer 1942 and was marked by protests of bishops against the regime. Previously unpublished documents show that the protests of bishops in southern France were planned together with the Vatican. Describes measures taken by Pope Pius XII and the French episcopate to prevent the resumption of large-scale roundups in fall 1942 and to protect Jews. Seven "dioceses of refuge" were created in southern France around Cardinal Gerlier and bishops who encouraged religious institutions to give shelter to the persecuted. In northern France, the Church worked closely with Jewish networks. Traces, also, the development of a Jewish-Catholic front already in 1933, to sensitize public opinion in France to the dangers of the Nazi regime. Certain clerics, like the archbishop of Paris, Cardinal Verdier, openly condemned the persecution and expressed solidarity with the Jews.
Les hommes d'Hitler
La 4e de couverture indique : "Spécialiste reconnu de l'histoire allemande, et du IIIe Reich en particulier, Jean-Paul Bled raconte la vie et dépeint le rôle précis au sein de l'appareil de pouvoir nazi de vingt-trois de ses dirigeants et compagnons de route emblématiques. Il privilégie pour ce faire l'histoire méconnue de leur relation à Hitler, qu'ils soient complices (Papen, Blomberg, Schacht), intimes (Göring, Hess, Goebbels, Himmler, Bormann, Speer), séides (Rosenberg, Frick, Ribbentrop, Frank, Heydrich, Schirach), militaires (Keitel, Guderian, Rommel, Dönitz), artistes (Hoffmann, Riefenstahl), enfin éliminés à l'occasion de la « Nuit des longs couteaux » (Röhm, Strasser). A l'opposé d'une certaine vulgate présentant Hitler comme un dictateur hystérique et esseulé, qui contrôle peu ou mal ses principaux barons, l'auteur établit au contraire combien sa domination, politique et psychologique, fut écrasante et les divisions entre ses lieutenants, instrumentalisées, pour mieux affermir son absolutisme. Un ouvrage novateur qui fera date par ses nombreux apports."
L'étrange défaite
témoignage écrit en 1940
La 4ème de couv. indique : "«Ces pages seront-elles jamais publiées? Je ne sais. Je me suis cependant décidé à les écrire. L’effort sera rude : combien il me semblerait plus commode de céder aux conseils de la fatigue et du découragement ! Mais un témoignage ne vaut que fixé dans sa première fraîcheur et je ne puis me persuader que celui-ci doive être tout à fait inutile. Un jour viendra, tôt ou tard, j’en ai la ferme espérance, où la France verra de nouveau s’épanouir, sur son vieux sol béni déjà de tant de moissons, la liberté de pensée et de jugement. Alors les dossiers cachés s’ouvriront ; les brumes, qu’autour du plus atroce effondrement de notre histoire commencent, dès maintenant, à accumuler tantôt l’ignorance et tantôt la mauvaise foi, se lèveront peu à peu ; et peut-être les chercheurs occupés à les percer trouveront-ils quelque profit à feuilleter, s’ils le savent découvrir, ce procès-verbal de l’an 1940.» Marc Bloch"
Un tribunal au garde-à-vous
le procès de Pierre Mendès France, 9 mai 1941
Vient l'ultime formalité : la signification de l'arrêt au condamné. Elle a lieu dans la salle d'audience qui a été évacuée. Ni le public ni les juges ne sont plus là. La garde assemblée présente les armes. C'est le greffier qui donne, solennellement, lecture de l'arrêt : " Le lieutenant Mendès France est-il coupable de désertion à l'intérieur en temps de guerre ? " A la majorité de six voix contre une, oui, l'accusé est coupable. " Mendès France l'interrompt : " Le tribunal a menti. " Le greffier, décontenancé, s'est arrêté un moment. Puis il enchaîne : " Sur la seconde question, à la majorité, il existe des circonstances atténuantes. " En conséquence, le tribunal condamne le lieutenant de réserve Mendès France Pierre, Isaac, Isidore à la peine de six ans d'emprisonnement et à la perte du grade... " Le greffier arrive au bout de sa lecture. A peine s'est-il arrêté que le condamné se tourne vers la garde. Les soldats sont blêmes. Mendès France s'avance vers eux. Il leur dit : " On vient de condamner un innocent par haine politique. Ce n'est pas la justice de la France, c'est celle de Hitler. Ne désespérez pas de la France. " J-D B.
Les cheminots, Vichy et la Shoah
des travailleurs ordinaires
La guerre d'Algérie
La guerre d'Algérie à travers les archives photographiques du service cinématographique des Armées.
Ressentiment et apocalypse
essai sur l'antisémitisme nazi
L'abbé, le juif et le gendarme
une chronique de la résistance gardoise, 1935-1945
Dans Les Tranchées De 1914-18
Le drame de l'Armée française
du Front populaire à Vichy
Mon père, ce collabo
Jean Buvens a 10 ans, en 1944, lorsqu?il comprend peu à peu le rôle de ses parents pendant la Seconde Guerre mondiale : sa mère parcourt les rues de Bruxelles à la recherche de noms juifs sur les sonnettes, son père revient les soirs de rafles les bras remplis de jouets d?enfants. 0Chauffeur pour la Gestapo, son père aidera les nazis en tant que dénonciateur mais, une fois leur pion devenu inutile, les Allemands n?hésiteront pas à les exiler, lui et sa famille, dans une cave en Allemagne. 0Jean, petit garçon, observe les actions de ses parents, perplexe, en tentant tant bien que mal de discerner leurs actes corrects et ceux, honteux, bien plus nombreux. 0Voici les effets collatéraux de la guerre sur un enfant et le développement de relation d?amour et de haine entre un enfant et ses parents devenus collaborateurs de l?occupant pendant la Seconde Guerre mondiale.
La Grande Manip
La Légion française des combattants
la tentation du fascisme
Secrets et mystères de la France occupée
Que signifie vraiment l'Occupation ? Comment saisir le vecu d'une catastrophe nationale, les bouleversements d'une nation et d'une societe qui doit s'adapter du jour au lendemain aux contraintes de l'occupant ?En s'attaquant a la vie quotidienne des Francais pendant cette periode, Michele Cointet revient sur des sujets qui derangent: le taux de natalite eleve, l'argent sale acquis par certains, les rivalites entre maquis qui ont pu engendrer des represailles dramatiques, le traumatisme toujours present de villes et de villages detruits par les bombardements allies, ou encore le retour d'Allemagne des prisonniers de guerre francais. Professeur emerite d'histoire contemporaine a l'universite de Tours, Michele Cointet a ecrit de nombreux ouvrages sur la Resistance, la collaboration et le gaulisme; plusieurs ont ete couronnes, notamment par l'Academie francaise. Elle a recu en 2012 le grand prix Ouest-France/Societe generale pour sa Nouvelle Histoire de Vichy (Fayard).
Edgar Faure
ou, L'intelligence de la politique : 1945-1975
Vie Et Mort Des Français
Cahiers secrets de la Ve République: 1965-1977
La 4ème de couv. indique :" Le lecteur ne trouvera ici que des choses vues, des événements vécus, des rencontres, des conversations au fil des jours. Je n'ai à aucun moment voulu faire œuvre d'historienne. D'autres s'en sont chargés, se chargeront demain de retracer l'histoire de la Ve République, du général de Gaulle à Nicolas Sarkozy. Ici, il ne s'agit que de journalisme, avec tout ce que ce mot contient d'immédiat, d'incomplet, de personnel, de subjectif. " Quant aux lieux dans lesquels la plupart des propos rapportés dans ces pages ont été recueillis : il s'agit de l'Assemblée nationale le plus souvent et, plus largement, de ce quadrilatère "microcosmique" où, entre Matignon et l'Élysée, le Palais-Bourbon et celui du Luxembourg, entre les Finances et la Justice, ministres et commis de l'État se surveillent du coin de l'œil, se sourient mais ne se pardonnent rien. Des congrès politiques, en marge des longs discours prononcés à la tribune par les uns tandis que les autres, dans les couloirs, se chargent de distiller leurs vérités. Des rédactions, enfin, où chacun échange son dernier tuyau. Car ces chroniques sont aussi, d'une certaine façon, celles des amis et amies journalistes qui m'ont accompagnée tout au long du parcours. " Cette histoire commence donc dans l'été 1965. La première élection du président de la République au suffrage universel doit avoir lieu dans six mois. A gauche, le maire socialiste de Marseille, Gaston Defferre, s'est porté en première ligne. En retrait, François Mitterrand attend. A l'Elysée, le Général ne se sent pas menacé... "
Honoré D’Estienne D’Orves
L'os à moelle : 13 mai 1938 - 31 mai 1940 : anthologie
Les fêtes du Maréchal
propagande festive et imaginaire dans la France de Vichy
Enquête sur un carrefour dangereux
Paris dans la collaboration
Fondé sur de nombreuses archives, ce dictionnaire historique constitue une exploration de Paris sous l'Occupation, arrondissement par arrondissement, rue par rue. Intégrant de multiples citations extraites de témoignages de cette période, l'ouvrage met en évidence les déplacements des lieux de pouvoir, les places stratégiques, les réquisitions de biens publics et privés.
Le Ve président
La Vie Quotidienne A L’Elysee Au Temps De Charles De Gaulle
Histoire Des Relations Internationales De 1945 À Nos Jours
Cahiers secrets de la Ve République: 1977-1986
La 4ème de couv. indique :"Ce deuxième tome des Cahiers de Michèle Cotta est à l'évidence le plus captivant, le plus lourd de révélations. C'est la période qui voit se consommer le divorce entre Giscard et Chirac, mais aussi se lézarder l'Union de la gauche, et, au sein du PS, s'opposer partisans et adversaires d'une candidature Rocard, avant que, par un de ces coups de maître dont il a le génie, François Mitterrand impose la sienne et l'emporte. C'est aussi l'époque où le Parti communiste brille de ses derniers feux et voit s'embraser la polémique autour du passé de Georges Marchais au STO, et - il y a déjà un quart de siècle - l'intense débat sur l'opportunité de participer aux Jeux olympiques de Moscou, là où sont bafoués les droits de l'homme... C'est ensuite le récit pittoresque des premiers pas de la gauche au pouvoir, ses ingénuités, ses novations, ses bêtises, et surtout ses difficultés à rompre le "cordon ombilical" avec la télévision. Cette période s'achève par la victoire de la droite aux législatives de 1985 et la première cohabitation avec Chirac à Matignon. Rarement un document politique aura autant mérité qu'on dise de lui qu'il se lit comme un roman."
L'héritage de Vichy
ces 100 mesures toujours en vigueur
Accouchement sous X, fète du Travail, cantine d'entreprise, sport au baccalauréat, création des comités d'établissement devenus comités d'entreprise, médecine du travail, certificat prénuptial, salaire minimum, Ordre des médecins... autant de mesures qui nous viennent de Vichy et de l'Occupation allemande. Si à la Libération, avec le rétablissement de la légalité républicaine, la plupart des mesures du régime de Vichy furent abolies, certaines ont été maintenues et, avec elles, des habitudes nées de la guerre.Comment l'expliquer ? Vichy n'aurait donc été qu'une parenthèse au sein de notre histoire républicaine ? Ou n'aurait-on gardé de ce régime autoritaire et répressif que ce qui relevait de la gestion du quotidien ? L'affaire est des plus complexes et chacun se fera son opinion.Ce livre exerce en quelque sorte un droit d'inventaire et, pour chacune de ces mesures ou dispositions qui sont restées, revient sur les raisons, parfois antérieures à Vichy, de leur conception et leur devenir aujourd'hui. Un défi passionnant, enrichi d'illustrations inédites.« L'auteure a osé un pari et elle l'a gagné. » (Emmanuel Le Roy Ladurie)Philosophe et germaniste de formation, Cécile Desprairies mène depuis plusieurs années des recherches sur l'Occupation et la Collaboration. Elle est également l'auteure de Sous l'oeil de l'Occupant, la France vue par l'Allemagne, 1940-1944 (2010); Paris dans la Collaboration (2009) et Ville lumière, années noires: les lieux du Paris de la Collaboration (2008).Préface d'Emmanuel Le Roy Ladurie
Histoire continue (L')
« J'entreprends maintenant de parler de mon métier, sobrement, familièrement. De notre métier plutôt, et du parcours que nous avons suivi, car nous avons tous marché du même pas, nous les historiens, en compagnie des spécialistes d'autres sciences de l'homme. Rares en effet sont les chercheurs, dans ces disciplines, qui s'aventurent seuls hors des sentiers battus. Sans toujours qu'ils s'en doutent, d'autres se risquent en même temps qu'eux. Par conséquent, cette histoire n'est pas seulement la mienne. C'est celle, étendue sur un demi-siècle, de l'école historique française. » Georges Duby est membre de l'Académie française et professeur honoraire au Collège de France.
La République de Monsieur Mitterrand
La France et la Ve République étaient gaullistes quand la social-démocratie régnait en Europe. Les voilà socialistes depuis que l'Occident vire à droite et - paradoxe ! - plus monarchiques encore que sous le prince déchu, Valéry Giscard d'Estaing. Au-delà des discours partisans, Alain Duhamel explore et définit ici la nature profonde de la République de M. Mitterrand. Pour l'auteur, la campagne présidentielle n'a été réussie ni par le vainqueur ni par le vaincu : un pouvoir "aigre" s'est simplement substitué au pouvoir "froid" de l'ancienne caste dirigeante. Le triomphe socialiste est celui des classes moyennes, de la "République des professeurs". Et c'est avec brio qu'Alain Duhamel illustre ces réflexions par des portraits pleins de verve, tel celui du président et de son socialisme très personnel : un socialisme intellectuel, littéraire et moral, un socialisme à l'anglaise - très {fabien}, pour tout dire. Le P.S. au pouvoir, ce Gulliver, ainsi que le surnomme l'auteur, présente cependant des faiblesses et réserve bien des surprises : si le fonctionnement des institutions sous François Mitterrand relève, en politique extérieure, de la "tradition gallicane", dans le domaine économique et social intervient désormais le risque travailliste.
Les Monstres Sacrés De La IIIe République
Je recommencerais bien
mémoires
Quand les Alliés bombardaient la France
Une histoire des raids alliés sur la France pendant la Deuxième Guerre mondiale : les raisons, la préparation, l'exécution ... mais aussi les problèmes de conscience qu'ils ont soulevé. Un ouvrage basé sur des archives britanniques, américaines et françaises et sur des témoignages directs.
De Gaulle mon père
L'énigme Grandclément
ce chef de réseau voulait que la résistance pactise avec les SS
Ballets roses
les dessous de mai 1958
" En me penchant sur cet épisode des "ballets roses", j'ai suivi un itinéraire à la fois historique, anecdotique et personnel, jusqu'à ce moment du xxe siècle où se croisent trois figures : le héros légendaire (Charles de Gaulle), le bourgeois modéré (René Coty) et l'ambitieux humilié (André Le Troquer). J'ai ainsi plongé dans ces "années cinquante" qui précédèrent ma naissance et qui me fascinent comme l'ultime parade d'une France disparue. Sur les pas d'André Le Troquer, j'ai rencontré des starlettes et des modistes devenues reines de Paris, une fausse comtesse roumaine, des politiciens grivois traînant dans les coulisses de l'Opéra, une République encore accrochée à son Empire, une justice paternaliste, des rues sombres et des maisons closes, des music-halls rive-droite où Maurice Chevalier et Damia chantaient encore, des cabarets rive-gauche où Brassens et Ferré chantaient déjà ; bref, ce monde en noir et blanc, si proche et si lointain, juste avant les bouleversements de notre modernité. " B. D.
Le chemin de la trahison
la Norvège à l'heure de Quisling : essai
La 4e de couv. indique :"Le 9 avril 1940, Hitler lance ses troupes à l'assaut de la Norvège. Au petit matin. Sans crier gare. C'est alors qu'un homme sort de l'ombre, Vidkun Quisling. Voilà venue son heure, celle de son rendez-vous avec l'Histoire. Quisling prend le pouvoir et fait allégeance à Hitler. L'Occupation allemande durera cinq ans. Aujourd'hui le patronyme Quisling est devenu synonyme de traître, l'anglais allant même jusqu'à forger le néologisme to quisle. Les faits sont là. La haute trahison avérée. Le chemin de la trahison est le premier ouvrage en langue française consacré à cette période de l'histoire de la Norvège."
L'incendie
l'Allemagne sous les bombes, 1940-1945
Le bombardement des villes allemandes, durant la Seconde Guerre mondiale, est un fait unique dans l'Histoire. Pendant quatre ans, pratiquant la stratégie de la terreur décidée par les Alliés, les 2000 avions du Bomber Command ont écrasé sous un déluge de feu plus de 1000 villes et villages. Ils tuèrent plus de 600000 civils dont 76000 enfants, détruisant irrémédiablement, et sans aucune utilité militaire, des cités qui dataient du Moyen Age. Ce fut la plus grande catastrophe qu'ait connue l'Allemagne depuis la guerre de Trente Ans. L'historien Jörg Friedrich nous offre aujourd'hui l'œuvre qui manquait sur cette campagne d'anéantissement. Se fondant sur de très nombreuses sources, il décrit l'évolution et le perfectionnement des bombes, leur action destructrice au sol, l'expérience traumatisante vécue par la population réfugiée dans les bunkers et les caves, la mort provoquée par l'élévation subite de la température, l'effet de souffle et les gaz incendiaires, mais aussi la disparition d'un héritage culturel d'une incommensurable richesse. Avec ce livre est enfin comblée une surprenante lacune de la mémoire du XXe siècle.
Dans La Gueule Du Temps
Génération
récit. Les années de rêve. 1
Génération 2
récit. Les années de poudre
Les porteurs de valises
la résistance française à la guerre d'Algérie
La promesse de l'Est
espérance nazie et génocide, 1939-1943
Comment les nazis ont-ils rêvé leur victoire et le « Reich de mille ans » ? Entre 1939 et 1944, l'utopie impériale nazie connut des débuts de réalisation dans les espaces conquis à l'Est, brutalement vidés de leurs habitants, déplacés, réduits en esclavage et, pour les Juifs, assassinés. Elle eut ses ingénieurs, ses agences et ses pionniers (pas moins de 27 000 jeunes Allemands). Elle suscita de la ferveur et de l'adhésion. Dans le Reich de mille ans aux frontières élargies par la conquête, une communauté racialement pure vivrait bientôt une existence réconciliée de prospérité sereine. Christian Ingrao examine pour la première fois, dans leur cohérence et dans leurs tensions, le travail des différentes institutions, le parcours des hommes et des femmes qui y ont pris part, l'ampleur des planifications successivement dessinées. Il poursuit une anthropologie sociale de l'émotion nazie et dévoile, à côté de la haine et de l'angoisse, la part de la joie et de l'attente, deux faces d'une même réalité. L'espérance nazie fut le cauchemar des populations. C'est ce que révèle crûment l'étude des violences déchaînées à l'échelle de la région de Zamosc, aux confins de la Pologne et de l'Ukraine. Un grand livre, qui porte sur l'un des aspects les plus méconnus du nazisme. Chargé de recherche au CNRS, ancien directeur de l'Institut d'Histoire du Temps Présent (2008-2013), il est l'auteur de Les Chasseurs noirs : la brigade Dirlewanger (Perrin, 2006) et Croire et détruire : les intellectuels dans la machine de guerre SS (Fayard, 2010). Il est l'un des meilleurs spécialistes français du nazisme.--
Mai 68
histoire des événements
Le réseau Bucéphale
A partir de témoignages, l'auteur, historien de formation, raconte l'histoire de Bucéphale, un réseau de résistance imaginaire dans la France de Vichy. Au sein de ce réseau se croisent des rescapés de la Cagoule (comploteurs d'extrême droite au temps du Front populaire), des chrétiens de l'Action catholique, des francs-maçons, des communistes, etc.
Journal 1939-1945
1939-1945
English summary: Maurice Garcon (1889-1967) was one of the greatest lawyers of his time. From 1912 until his death, he chronicled almost nightly every trivial or significant event he either witnessed or participated in. This first volume of his previously unpublished journal covers - at times hour by hour - the war, the defeat, the occupation and the liberation. At the age of 50, the lawyer had reached the peak of his art. His notes also reflect his keen observational skills and an enviable writing talent. There is a touch of Albert Londres in Maurice Garcon's work. Nothing eluded his curiosity: he would criss-cross Paris and the provinces, ferreting out facts, double-checking them and writing them down, constantly applying - to his credit - the rare self-discipline of not rewriting anything: what people are reading is his rough draft, reported on-the-spot.Originally a staunch "Marshalist," Garcon switched sides after the armistice and, once Petain was voted in, never stopped criticising "the old man," expressing his patriotic fury, merciless dismay, anger, hope, despair, shame over the collaboration, and virulently attacking the new Vichy laws. His journal brims over with countless portraits, anecdotes, and little-known details. He shares with readers his encounters at the Palais de Justice with distinguished lawyers of the time, who were often making political headlines. Maurice Garcon knew everyone and took part in all major trials, from criminal cases to political scandals. Even before the war, his scholarly court pleadings had earned him the reputation of a literary - even mundane - lawyer and future academician. A whole gallery of prominent people pass through his pages: writers, painters, actors and publishers. This book invites us on an astounding journey through those dark years via an instantaneous and gripping history. French description: Maurice Garcon (1889-1967) fut l'un des plus grands avocats de son temps.De 1912 a sa mort, il a consigne presque chaque soir les evenements, petits et grands, dont il etait le temoin ou l'acteur.Ce premier volume de son journal inedit couvre, parfois heure par heure, la guerre, la defaite, l'Occupation et la Liberation. A cinquante ans, l'avocat est alors au sommet de son art. Dans ces chroniques, il revele aussi des qualites d'observation et un talent d'ecriture enviables. Il y a du Albert Londres chez Maurice Garcon. Curieux de tout, il sillonne Paris et la province, furete, recoupe, redige, avec le merite constant, et rare, de s'interdire toute reecriture: c'est un premier jet qu'on lit sur le vif.Marechaliste de la premiere heure, il fait volte-face a l'armistice et, apres le vote des pleins pouvoirs a Petain, ne cessera plus de fustiger le Vieux . Fureur patriote, chagrin sans pitie, colere, espoir, desespoir. Honte de la collaboration. Virulence contre les nouvelles lois de Vichy. Son journal deborde. Portraits, anecdotes, details meconnus foisonnent.Croisees au Palais de justice, les figures du barreau, souvent tetes d'affiche de la politique, deviennent familieres. Maurice Garcon connait tout le monde, est de tous les grands proces, des dossiers criminels aux affaires politiques.Ses plaidoiries erudites ont fait de lui, des avant guerre, un avocat litteraire, voire mondain, futur academicien. Toute une galerie de personnalites en vue defile dans ses pages, ecrivains, peintres, comediens, editeurs.Nous voici convies a une ahurissante traversee des annees noires, histoire immediate haletante.Pascal Fouche est historien et editeur.Pascale Froment est journaliste et ecrivain.
