L'exode
un drame oublié
L'exode de 1940 représente une migration de dix millions de Français et d'Européens du Nord, dépassant le cadre chronologique des quelques mois après septembre 1939. A partir de sources inédites, E. Alary dévoile des centaines d'histoires individuelles, des plans d'évacuation, les motivations des uns, les hésitations des autres et observe les retours d'exode.
Les services secrets du général de Gaulle
le BCRA, 1940-1944
La plume et le fusil
des écrivains dans la tourmente de Dunkerque
Journal D’Un Gendarme 1914-1916
Paris allemand
entre refus et soumission, 1939-1945
14 juin 1940. Paris tombe aux mains des Allemands sans opposer de résistance. Commence alors un système d'oppression dans une ville déchue de son statut de capitale et qui change de visage. Paris devient le foyer des "collaborateurs" qui y paradent et y tiennent leurs meetings, celui du marché noir, de la spoliation des Juifs, du rationnement, de la peur et de la Résistance, traquée en permanence jusqu'à l'insurrection. Que sait-on réellement du ressenti des habitants au quotidien ? Quelle attitude adoptent-ils face à l'Occupant ? Comment se comportent les Allemands et comment jugent-ils ces Parisiens qu'ils côtoient ? Si beaucoup a été dit sur l'Occupation, peu d'historiens ont tenté decroiser les regards des deux bords sur ces années noires. Dominique Veillon explore aujourd'hui les registres des différents commissariats parisiens et les rapports hebdomadaires des Renseignements généraux, les journaux personnels et les témoignages, aussi bien allemands que français. Se mêlent alors dans une fresque inédite les vies des étudiants, des commerçants, des concierges, des mères de famille, des Juifs opprimés, des mondains ou encore des ouvriers, qui souffrent, s'accommodent ou profitent de la présence du vainqueur.
Quelques Justes parmi les hommes
des Juifs et des Chrétiens face à la barbarie
Tout a-t-il été dit sur les Justes de France, qui ont sauvé la vie de Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale ? Ce n'est pas l'avis de Laurence Walbrou, heurtée sur les réseaux sociaux par l'antisémitisme décomplexé des uns et l'antichristianisme aveugle des autres. Pour rétablir la vérité et honorer ces héros de l'ombre, l'auteur a choisi d'évoquer quelques noms, célèbres et anonymes, sur les quatre mille quatre-vingt-dix-neuf recensés par le mémorial de Yad Vashem. Elle les fait revive sous nos yeux, comme dans un film. Quand elle imagine des scènes, c'est toujours fidèlement aux archives et à la mémoire des témoins qu'elle a rencontrés durant son enquête. Les pages de ce livre sont bouleversantes. Elles illustrent les mots du général de Gaulle inscrits dans le livre d'or du camp d'Auschwitz : « Quelle tristesse ! Quel dégoût ! Quelle pitié ! Et, malgré tout, quelle espérance humaine ! » Un livre inoubliable pour raviver la flamme du souvenir et de l'espérance.
Histoire de la Résistance
1940-1945
Parce qu'elle repose sur l'engagement et se construit sur le secret, la Résistance reste à la fois un mystère et un enjeu de polémiques partisanes. Amorcée dès juin 1940, elle parvint à s'unir à l'ombre de la croix de Lorraine, grâce aux patients efforts de Jean Moulin, tout en affirmant son indiscutable pluralisme. Elle resta néanmoins de bout en bout minoritaire, se préoccupa peu du sort des juifs et joua un rôle limité sur le plan militaire. Son apport politique fut en revanche immense : la Résistance évita à la France les affres de la guerre civile et favorisa, à la Libération, une transition pacifique du pouvoir au profit d'une Résistance regroupée derrière l'altière figure du général de Gaulle. Ce livre aborde sans tabous l'ensemble de ses enjeux, de la formation des premiers réseaux au couronnement de 1944. Il ne dissimule ni les conflits, ni les ambitions qui animèrent les promoteurs de l'armée des ombres, du rôle de la presse clandestine à l'efficacité des réseaux, de la répression allemande aux motifs de l'engagement, des idées politiques de la Résistance à sa mémoire dans la France contemporaine. Pour la première fois, un ouvrage à la fois complet et accessible, synthétique et vivant, offre une vision globale sur un phénomène majeur qui reste curieusement méconnu malgré le rôle que la Résistance a joué dans l'histoire et la mémoire nationales.--
Désobéir
des policiers et des gendarmes sous l'Occupation, 1940-1944
La 4ème de couv. indique : "Engagées en première ligne dans la politique de contrôle et d'exclusion du gouvernement de Vichy entre 1940 et 1944, la gendarmerie et la police françaises ont, plus que tout autre institution, dû affronter le dilemne : "servir face à l'ennemi ou servir l'ennemi". Car désobéir à ses supérieurs, pour un gendarme ou un policier, c'est aller à l'encontre de l'essence même de sa formation. Mais si une partie d'entre eux ont appliqué les ordres par discipline, par antisémitisme, par peur ou par intérêt, nombreux sont ceux qui ont aidé à faire passer la ligne de démarcation ou la frontière à des Juifs, à cacher des résistants, à dissimuler des armes... Même s'ils n'ont pas rejoint un réseau ou un mouvement de résistance, leur action a permis de sauver de nombreuses vies. Or cette histoire-là est totalement ignorée. Face à un discours traditionnel qui met en avant l'activité des policiers ou des gendarmes ayant appliqué avec zèle les lois et les ordonnances en vigueur pendant l'Occupation, cette fresque sans concession ni faux-semblant, basée sur de nombreux documents d'archives étudiés par l'auteure depuis une quinzaine d'années, met à mal nombre d'idées reçues et montre que, même au coeur du système vichyssois, il était possible de contrevenir aux ordres."
La grande histoire des Français sous l'occupation
Sa majesté la mort
Sur les traces de ses oncles, Israël, le frère de son père, qui a séjourné dans le camp de Bergen-Belsen, a été libéré et est parti pour l'Argentine, et Samuel, le frère de sa mère, disparu dans les Pyrénées, Myriam Anissimov écrit un roman familial de l'exil, avec des personnages hauts en couleur, des voyages, des angoisses, des rencontres, dans un va-et-vient entre l'enfance et l'âge adulte.
Mort d'un collabo
13 mai 1943
Nouvelle histoire de l'Occupation
La 4e de couv. indique : "Le 14 juin 1940, les troupes allemandes entrent dans Paris. C'est le début de quatre longues années d'occupation de la France. Comment les Allemands l'ont-ils envisagée ? Comment l'ont-ils préparée ? Quelles idées se faisaient-ils de leurs voisins d'outre-Rhin ? Comment se sont-ils comportés avec eux, à Paris ou en province ? Ont-ils manifesté de l'empathie pour les populations qui subissaient vexations et pénuries ? Ou au contraire de la morgue à l'encontre des vaincus qu'ils dépouillaient ? Comment ont-ils vécu entre eux ? Ont-ils été libres d'agir comme ils le souhaitaient ? Quelles sont les images qu'ils conserveront après-guerre de cette période si particulière ? Telles sont, parmi bien d'autres, quelques-unes des questions auxquelles répond Eric Alary dans cet ouvrage novateur. D'une plume alerte, puisant essentiellement aux sources allemandes, en grande partie inédites, il livre une histoire à la fois renouvelée — bien loin des poncifs habituels et des simplifications a posteriori — et incarnée, grâce aux nombreux destins individuels dont il se fait l'écho au moyen de témoignages éclairants. Cette grande synthèse, où se toisent regards français et allemands, arrive à point nommé pour combler un manque sur cet épisode tragique."
Maurice Garçon
procès historiques : l'affaire Grynszpan (1938), les piqueuses d'Orsay (1942), l'exécution du docteur Guérin (1943), René Hardy (1947 et 1950)
Maurice Garcon (1889-1967) fut l'un des plus grands avocats du XXe siecle. Parmi ses 17 500 dossiers plaides entre 1911 et 1967, conserves aux Archives Nationales, certains attirent particulierement l'attention. Herschel Grynszpan, le meurtrier de l'attache culturel de l'ambassade d'Allemagne a Paris qui, en 1938, voulut par son geste denoncer les persecutions dont les juifs allemands etaient les victimes. Les piqueuses d'Orsay , expression designant les infirmieres accusees, dans la panique de la debacle de juin 1940, d'avoir tue plusieurs malades intransportables avant de fuir leur hopital. Cinq etudiants, executeurs en mai 1943 a Poitiers du docteur Guerin qui, sous le pseudonyme de Pierre Chavigny, vantait dans la presse les merites de la collaboration. Enfin, le grand resistant Rene Hardy, l'organisateur de la bataille du rail , accuse d'avoir trahi et livre Jean Moulin aux Allemands. Ces quatre affaires presentent un interet historique majeur. Maurice Garcon y disseque, avec son acuite coutumiere, arcanes politiques et meandres de l'ame humaine. Il y revele aussi l'etendue de son immense talent, lui qui, disait Paul Morand, eut demontre que la malle etait vide s'il avait defendu l'assassin de quelque malheureuse coupee en morceaux , tant il y avait dans sa conception de la defense une part de prestidigitation.
La Guerre Froide
La Révolution Introuvable
Les dernières années du siècle
Dernier ouvrage de l'auteur. Né d'une double intention : réédition de ##Paix et guerre## (1962) enrichie d'une présentation critique du texte et analyse prospective de la fin du siècle. Confrontation des années 1962-1982. Les chapitres I et II ont été publiés comme présentation de la 8e édition de ##Paix et guerre## en 1984.
Mémoires
Les volumineux mémoires, très attendus, d'un des grands esprits français du 20e siècle. Plus que l'histoire d'une vie, c'est le bilan d'un demi-siècle, de ses événements, acteurs et polémiques. Mais l'originalité de Raymond Aron n'est pas d'avoir rencontré les événements de l'époque, mais de les avoir pensés.
Ils partiront dans l'ivresse
Lyon, mai 43, Londres, février 44
Lorsqu'elle débarque à Londres en février 1944 pour y mettre au monde son deuxième enfant, Lucie Aubrac est accueillie comme une héroïne de la Résistance française. Quelques années plus tard, lors d'un voyage aux Etats-Unis, elle trouvera par hasard dans un avion des " cartoons " américains racontant, en bandes dessinées, sa propre histoire. Mais qu'est-ce qu'une héroïne? Depuis quarante ans, Lucie Aubrac - peu soucieuse de gloriole - n'avait pas jugé nécessaire d'ajouter ses souvenirs personnels à la littérature résistante publiée ici et là. Peu de femmes pourtant étaient fondées autant qu'elle à témoigner sur ce que fut concrètement la vie quotidienne, l'état d'esprit et l'espoir têtu des militants de l'ombre. Partageant à Lyon avec son mari Raymond et ses camarades de l'animation du mouvement Libération, réussissant de nombreux " coups " spectaculaires, elle fut aussi et surtout l'une des protagonistes de l' "affaire Jean Moulin".
Algérie
nos vingt ans
Croquants Et Nu-Pieds
Les derniers poilus
Au commencement de la résistance
du côté du musée de l'homme, 1940-1941
Verdun et la Grande Guerre par les images d'Épinal
Comment les images d'Epinal voyaient-elles Verdun et la Grande Guerre ? Comme les Francais d'alors ! En admiration pour leurs soldats, les poilus, bien sur, et haineux envers l'ennemi, le boche, caricature a l'extreme. Educatives, narratives, colorees, soucieuses du detail, restituaient-elles pour autant la realite ? N'etaient-elles pas de la simple propagande ?... L'auteure rebondit sur chacune d'elles pour nous raconter l'histoire de la Grande Guerre.
L'exécution
«Un grand roman classique, une histoire de haine, de sang, de mort et d’amour. Oui, d’amour. Unité de temps, de lieu, trois personnages : l’auteur, son vieux maître, la victime – oui, la victime – et puis la foule, avec quelques silhouettes bien plantées au premier rang. Un récit qui va droit son chemin vers la réponse à l’unique question : mourra-t-il ?Ce qui importe, c’est de savoir ce qu’est la justice, comment elle fonctionne, à quoi sert un avocat, pourquoi la peine de mort. C’est tout cela qui nous bouleverse dans ce beau livre, dur et sensible à la fois. Ne laissez plus passer, en tout cas pas ainsi, ce qu’on nomme par dérision peut-être la Justice des hommes.»Pierre Viansson-Ponté, Le Monde, 3 octobre 1973.
Servir l'Etat français
l'administration en France de 1940 à 1944
" Le maintien de l'ordre public, indispensable à la vie de la nation, doit être assuré par des mains françaises, des bras français, des têtes françaises ", déclarait en janvier 1942, devant la police parisienne réunie pour prêter serment de fidélité au maréchal Pétain, le ministre de l'Intérieur Pucheu. Mais revendiquer ainsi une pleine souveraineté _ grâce à laquelle Vichy entendait construire, sur les ruines de la République, la France autoritaire, corporatiste et xénophobe de la Révolution nationale _ était illusoire, dans un pays occupé aux trois cinquièmes et dont tous les actes étaient contrôlés étroitement par les Allemands.A partir d'une analyse minutieuse des rouages de l'Etat français, Marc Olivier Baruch démontre à quel point la revendication de servir face à l'ennemi dont se firent gloire les hauts fonctionnaires de Vichy revint trop souvent à servir l'ennemi. Pour n'avoir pas su, ou pas voulu, dépasser l'obligation d'obéissance formelle et réfléchir à la portée de ses actes, la plus grande part de la fonction publique française se trouva engagée, parfois à son corps défendant, dans la collaboration avec l'occupant nazi _ jusque dans ses aspects les plus sombres, quand vint le temps de la répression et des rafles. Quelques rares fonctionnaires cependant sauvèrent l'honneur en s'engageant dans une action résistante, parfois au prix de leur vie; on ne saurait pour autant voir dans la masse, pour l'essentiel attentiste et au mieux résistante de la onzième heure, des serviteurs fidèles de Vichy autre chose qu'une bureaucratie d'abord soucieuse de préserver sa place dans l'Etat.Ancien élève de l'Ecole polytechnique et de l'Ecole nationale d'administration, Marc Olivier Baruch est administrateur civil au ministère de la Culture. Docteur en histoire, il est actuellement chercheur au CNRS (Institut d'histoire du temps présent).
Oubliés de la Grande Guerre
humanitaire et culture de guerre, 1914-1948 : populations occupées, déportés civils, prisonniers de guerre
Fondé sur l'analyse d'archives inédites, en particulier celles du Vatican et du Comité internationale de la Croix-Rouge, ce livre renouvelle en profondeur l'étude de la Grande Guerre. Il retrace les souffrances endurées par les populations civiles - réquisitions, travail forcé, déportations - et les prisonniers de guerre, ainsi que les interventions humanitaires qui cherchent à les protéger. Il révèle ainsi que la Grande Guerre ne fut pas seulement la guerre des tranchées mettant aux prises les combattants du front, mais qu'elle fut bien une guerre totale, pesant en profondeur sur les société et enrôlant des populations entières. Elle fut ainsi la première des guerres du XXe siècle, annonçant par bien des traits les atrocités de la seconde guerre mondiale, dont elle constitue en quelque sorte la matrice. Un ouvrage de référence, au carrefour de l'histoire et des interrogations contemporaines sur le rôle de l'humanitaire.
Les policiers français sous l'Occupation
d'après les archives inédites de l'épuration
Longtemps, on a cru que les archives de la police avaient été détruites. Il a fallu l'obstination de Jean-Marc Berlière pour exhumer des milliers de dossiers oubliés dans les caves du ministère de l'Intérieur et de la Préfecture de Police. Or ces textes offrent à la fois des éclairages originaux sur l'action de la police pendant l'Occupation, une série d'instantanés sur ses principales figures et un bilan des comptes et des sanctions arrêtés après 1945. A travers l'évocation de cas douloureux, complexes, parfois odieux, on saisit le travail au quotidien d'une police engagée dans la lutte contre les résistants, notamment communistes, et dans la traque des juifs. On évalue la difficulté d'appliquer une politique répressive, compte tenu des exigences allemandes, des rivalités entre services, de la volonté de Vichy d'affirmer sa souveraineté et d'un contexte de guerre propice à toutes les ambiguïtés. On apprécie enfin la bataille qui se joue en 1944-1945, où les coups bas, les tentatives de manipulation et les pressions politiques se multiplient. Un document appelé à mettre à mal nombre d'idées reçues.
Les Ondes De La Liberte 1934-1984
Tortionnaires, truands et collabos
la bande de la rue de la Pompe, 1944
La France, L’Aide Américaine Et La Construction Européene 1944-1954
Un Oursin Dans Le Caviar
Histoires fantastiques
Par deux spécialistes du genre, un recueil de petits faits biscornus dédaignés par les historiens sérieux : histoires de fantômes, cas de possession et de sorcellerie, etc. Chacun des événements présentés ici est suivi d'une courte discussion et d'une bibliographie.
L'église de France face à la persécution des Juifs, 1940-1944
Disagrees with Jacques Duquesne, who introduced a dichotomy between the episcopacy's silence and cowardice in the face of the persecution of the Jews and the participation of the clergy and laypersons in the resistance and the rescue of Jews. Shows that, although torn between its declared allegiance to Vichy and opposition to antisemitic steps, the Church's leadership, through its actions and positions, reduced the scope of the persecutions. Its rejection of persecution of the Jews erupted during the roundups in summer 1942 and was marked by protests of bishops against the regime. Previously unpublished documents show that the protests of bishops in southern France were planned together with the Vatican. Describes measures taken by Pope Pius XII and the French episcopate to prevent the resumption of large-scale roundups in fall 1942 and to protect Jews. Seven "dioceses of refuge" were created in southern France around Cardinal Gerlier and bishops who encouraged religious institutions to give shelter to the persecuted. In northern France, the Church worked closely with Jewish networks. Traces, also, the development of a Jewish-Catholic front already in 1933, to sensitize public opinion in France to the dangers of the Nazi regime. Certain clerics, like the archbishop of Paris, Cardinal Verdier, openly condemned the persecution and expressed solidarity with the Jews.
Les hommes d'Hitler
La 4e de couverture indique : "Spécialiste reconnu de l'histoire allemande, et du IIIe Reich en particulier, Jean-Paul Bled raconte la vie et dépeint le rôle précis au sein de l'appareil de pouvoir nazi de vingt-trois de ses dirigeants et compagnons de route emblématiques. Il privilégie pour ce faire l'histoire méconnue de leur relation à Hitler, qu'ils soient complices (Papen, Blomberg, Schacht), intimes (Göring, Hess, Goebbels, Himmler, Bormann, Speer), séides (Rosenberg, Frick, Ribbentrop, Frank, Heydrich, Schirach), militaires (Keitel, Guderian, Rommel, Dönitz), artistes (Hoffmann, Riefenstahl), enfin éliminés à l'occasion de la « Nuit des longs couteaux » (Röhm, Strasser). A l'opposé d'une certaine vulgate présentant Hitler comme un dictateur hystérique et esseulé, qui contrôle peu ou mal ses principaux barons, l'auteur établit au contraire combien sa domination, politique et psychologique, fut écrasante et les divisions entre ses lieutenants, instrumentalisées, pour mieux affermir son absolutisme. Un ouvrage novateur qui fera date par ses nombreux apports."
L'étrange défaite
témoignage écrit en 1940
La 4ème de couv. indique : "«Ces pages seront-elles jamais publiées? Je ne sais. Je me suis cependant décidé à les écrire. L’effort sera rude : combien il me semblerait plus commode de céder aux conseils de la fatigue et du découragement ! Mais un témoignage ne vaut que fixé dans sa première fraîcheur et je ne puis me persuader que celui-ci doive être tout à fait inutile. Un jour viendra, tôt ou tard, j’en ai la ferme espérance, où la France verra de nouveau s’épanouir, sur son vieux sol béni déjà de tant de moissons, la liberté de pensée et de jugement. Alors les dossiers cachés s’ouvriront ; les brumes, qu’autour du plus atroce effondrement de notre histoire commencent, dès maintenant, à accumuler tantôt l’ignorance et tantôt la mauvaise foi, se lèveront peu à peu ; et peut-être les chercheurs occupés à les percer trouveront-ils quelque profit à feuilleter, s’ils le savent découvrir, ce procès-verbal de l’an 1940.» Marc Bloch"
Un tribunal au garde-à-vous
le procès de Pierre Mendès France, 9 mai 1941
Vient l'ultime formalité : la signification de l'arrêt au condamné. Elle a lieu dans la salle d'audience qui a été évacuée. Ni le public ni les juges ne sont plus là. La garde assemblée présente les armes. C'est le greffier qui donne, solennellement, lecture de l'arrêt : " Le lieutenant Mendès France est-il coupable de désertion à l'intérieur en temps de guerre ? " A la majorité de six voix contre une, oui, l'accusé est coupable. " Mendès France l'interrompt : " Le tribunal a menti. " Le greffier, décontenancé, s'est arrêté un moment. Puis il enchaîne : " Sur la seconde question, à la majorité, il existe des circonstances atténuantes. " En conséquence, le tribunal condamne le lieutenant de réserve Mendès France Pierre, Isaac, Isidore à la peine de six ans d'emprisonnement et à la perte du grade... " Le greffier arrive au bout de sa lecture. A peine s'est-il arrêté que le condamné se tourne vers la garde. Les soldats sont blêmes. Mendès France s'avance vers eux. Il leur dit : " On vient de condamner un innocent par haine politique. Ce n'est pas la justice de la France, c'est celle de Hitler. Ne désespérez pas de la France. " J-D B.
Les cheminots, Vichy et la Shoah
des travailleurs ordinaires
La guerre d'Algérie
La guerre d'Algérie à travers les archives photographiques du service cinématographique des Armées.
Ressentiment et apocalypse
essai sur l'antisémitisme nazi
L'abbé, le juif et le gendarme
une chronique de la résistance gardoise, 1935-1945
Dans Les Tranchées De 1914-18
Le drame de l'Armée française
du Front populaire à Vichy
Mon père, ce collabo
Jean Buvens a 10 ans, en 1944, lorsqu?il comprend peu à peu le rôle de ses parents pendant la Seconde Guerre mondiale : sa mère parcourt les rues de Bruxelles à la recherche de noms juifs sur les sonnettes, son père revient les soirs de rafles les bras remplis de jouets d?enfants. 0Chauffeur pour la Gestapo, son père aidera les nazis en tant que dénonciateur mais, une fois leur pion devenu inutile, les Allemands n?hésiteront pas à les exiler, lui et sa famille, dans une cave en Allemagne. 0Jean, petit garçon, observe les actions de ses parents, perplexe, en tentant tant bien que mal de discerner leurs actes corrects et ceux, honteux, bien plus nombreux. 0Voici les effets collatéraux de la guerre sur un enfant et le développement de relation d?amour et de haine entre un enfant et ses parents devenus collaborateurs de l?occupant pendant la Seconde Guerre mondiale.
La Grande Manip
La Légion française des combattants
la tentation du fascisme
Secrets et mystères de la France occupée
Que signifie vraiment l'Occupation ? Comment saisir le vecu d'une catastrophe nationale, les bouleversements d'une nation et d'une societe qui doit s'adapter du jour au lendemain aux contraintes de l'occupant ?En s'attaquant a la vie quotidienne des Francais pendant cette periode, Michele Cointet revient sur des sujets qui derangent: le taux de natalite eleve, l'argent sale acquis par certains, les rivalites entre maquis qui ont pu engendrer des represailles dramatiques, le traumatisme toujours present de villes et de villages detruits par les bombardements allies, ou encore le retour d'Allemagne des prisonniers de guerre francais. Professeur emerite d'histoire contemporaine a l'universite de Tours, Michele Cointet a ecrit de nombreux ouvrages sur la Resistance, la collaboration et le gaulisme; plusieurs ont ete couronnes, notamment par l'Academie francaise. Elle a recu en 2012 le grand prix Ouest-France/Societe generale pour sa Nouvelle Histoire de Vichy (Fayard).
Edgar Faure
ou, L'intelligence de la politique : 1945-1975
Vie Et Mort Des Français
Cahiers secrets de la Ve République: 1965-1977
La 4ème de couv. indique :" Le lecteur ne trouvera ici que des choses vues, des événements vécus, des rencontres, des conversations au fil des jours. Je n'ai à aucun moment voulu faire œuvre d'historienne. D'autres s'en sont chargés, se chargeront demain de retracer l'histoire de la Ve République, du général de Gaulle à Nicolas Sarkozy. Ici, il ne s'agit que de journalisme, avec tout ce que ce mot contient d'immédiat, d'incomplet, de personnel, de subjectif. " Quant aux lieux dans lesquels la plupart des propos rapportés dans ces pages ont été recueillis : il s'agit de l'Assemblée nationale le plus souvent et, plus largement, de ce quadrilatère "microcosmique" où, entre Matignon et l'Élysée, le Palais-Bourbon et celui du Luxembourg, entre les Finances et la Justice, ministres et commis de l'État se surveillent du coin de l'œil, se sourient mais ne se pardonnent rien. Des congrès politiques, en marge des longs discours prononcés à la tribune par les uns tandis que les autres, dans les couloirs, se chargent de distiller leurs vérités. Des rédactions, enfin, où chacun échange son dernier tuyau. Car ces chroniques sont aussi, d'une certaine façon, celles des amis et amies journalistes qui m'ont accompagnée tout au long du parcours. " Cette histoire commence donc dans l'été 1965. La première élection du président de la République au suffrage universel doit avoir lieu dans six mois. A gauche, le maire socialiste de Marseille, Gaston Defferre, s'est porté en première ligne. En retrait, François Mitterrand attend. A l'Elysée, le Général ne se sent pas menacé... "
