Le dossier Rebatet
Les décombres ; L'inédit de Clairvaux
Taui Ou Le Pouvoir Confisque
le pouvoir confisqué : Oscar Temaru - Gaston Flosse
Le Roi. Chronique De La Cour
Les Présidents De La Ve République. Charles De Gaulle. 1958-1969
Le Cœur A L’Ouvrage
Le Soldat Britannique
Le Révolte Vient De Loin
Femmes de fer
elles ont incarné la saga Wendel
"Femmes de fer nous plonge dans une saga féminine de plus de trois siècles en suivant les parcours de femmes ayant appartenu à la célèbre famille lorraine des Wendel. L'aventure entrepreneuriale et industrielle des Wendel commence en 1704 en Lorraine avec l'acquisition des forges d'Hayange, et se poursuit jusqu'à nos jours. Une longévité et une renommée que l'on doit à neuf générations de chefs d'entreprise, dont les fameux "maîtres de forges", mais aussi à des femmes hors du commun qui, loin des clichés attachés à leur milieu social, ont été des "féministes" avant l'heure : Madame d'Hayange et son héroïque obstination à maintenir l'entreprise debout durant la Terreur ; Joséphine, qui dirigea la Maison de Wendel au XIXe siècle et y initia un programme social novateur ; Andrée, qui fit briller le nom des maîtres de forges dans le Paris des Années folles; Thérèse, la maréchale Leclerc, qui fut la mère de la 2e DB; ou encore Élisabeth et ses trois filles, qui s'engagèrent dans la Résistance lors de la Seconde Guerre mondiale... De la Révolution à la Ve République, cet ouvrage retrace l'épopée d'une famille emblématique de notre histoire industrielle à travers le destin de quinze femmes d'exception, de véritables "femmes de fer"."--Page 4 of cover.
Ils étaient 1038
entretiens inédits avec les Compagnons de la Libération
""Je me trouve à Port Harcourt, au Nigeria; nous étions, paraît-il, plus utiles là qu'au garde-à-vous dans la ligne Maginot. La défaite, l'exode, aussi bien des civils que des militaires, l'abandon total de la France à l'ennemi me paraissent incompréhensibles. L'armistice n'est que le point final à ce désastre. Naturellement, je refuse cette défaite, j'espère encore que l'Empire ne va pas l'accepter, que la flotte intacte rejoindra l'Angleterre qui, elle, ne capitule pas. J'écoute la BBC et j'entends l'Appel du général de Gaulle. Dès cet instant, je suis décidé à participer au combat." Camille Cunin. Ils étaient 1 038. Étudiants, fonctionnaires ou militaires en 1940, de Gaulle les reconnaît à partir de 1941 comme ses Compagnons pour la Libération de la France "dans l'Honneur et par la Victoire". Parmi eux, des personnalités emblématiques, Pierre Messmer, Jacques Chaban-Delmas ou Pierre Clostermann, mais aussi d'illustres inconnus. Patiemment réunis par Jean-Christophe Notin, les témoignages s'enchevêtrent, indissociables de l'histoire globale de la Seconde Guerre mondiale, et prennent enfin la place qu'ils méritent, sur le devant de la scène - car le message des Compagnons, celui de l'engagement au service d'une cause jugée supérieure, doit leur survivre."--Page 4 of cover.
Les fusillés de la Grande Guerre
et la mémoire collective (1914-1999)
Pourquoi certains soldats de la Grande Guerre ont-ils été jugés et exécutés par les autorités militaires, aussi bien dans l'armée française ou anglaise que du côté allemand ou italien ? Grâce à des sources inédites, ce livre fait la lumière sur l'un des épisodes les plus sombres du premier conflit mondial. Mais, par-delà les faits eux-mêmes, quels ont été le travail de réhabilitation et la lutte contre la justice militaire entre les deux guerres ? Comment, à partir des années 1960 et 1970, la représentation de ces fusillés s'est-elle transformée ? Comment la littérature et plus récemment le cinéma ont-ils repris cet épisode ?
L'armée de Vichy
le corps des officiers français, 1940-1944
La 4e de couverture indique: "22 juin 1940 : l'armistice de Rethondes sanctionne la défaite écrasante de la France face à l'Allemagne hitlérienne. Contre toute attente, l'armée française échappe à l'annihilation et subsiste sous une forme provisoire t limitée : l'Armée de l'armistice. Malgré la faiblesse de ses moyens humaines et matériels, malgré la surveillance des vainqueurs, elle se voit accorder une place centrale dans le régime de Vichy. En zone libre, jusqu'à sa dissolution en novembre 1942, elle se veut l'incarnation des valeurs autoritaires et patriotiques de la Révolution nationale, et se voue à la création d'une " France nouvelle " à travers l'encadrement et la formation de la jeunesse. En Afrique, elle est la pièce maîtresse de la stratégie " neutraliste " du régime, chargée de défendre l'Empire contre les attaques alliées et les exigences croissantes de l'Axe. La majorité des officiers adhère aux objectifs de l'Etat français, tandis qu'une minorité agissante, tout en restant généralement fidèle à Pétain, prépare des moyens clandestins de mobilisation, puis rejoint la Résistance. Les officiers de l'Armée de l'armistice constituent l'un des piliers de l'armée de la Libération, donnant à la France deux de ses maréchaux et l'ensemble de ses chefs d'état-major jusque dans les années 1960. Dans cette étude inédite en français, Robert O. Paxton s'attache à restituer les motivations complexes des officiers français entre 1940 et 1944 et les conséquences, souvent dramatiques, de leurs actes. Complément essentiel de La France de Vichy, cet essai est d'une lecture cruciale pour qui veut comprendre les années d'occupation et l'histoire de l'armée française."
Les F.T.P.
La Tragédie Du Général
La résistance dans le Nord-Pas-de-Calais
Témoins Du Mur De L’Atlantique
Never mind the language! Here are 80 full color beautifully evocative photographs of bunkers and emplacements on the Normandy section of the Atlantic Wall. This book will appeal to anyone interested in concrete architecture, fortifications or bunker archaeology. French Text
Le KGB en France
Da Frankrig i 1983 udviste 47 sovjetiske diplomater p.g.a. spionage, gav forfatteren sig til nærmere at undersøge KGB's virksomhed i Frankrig. Resultaterne heraf har han nedfældet i denne bog, der giver et fyldigt billede af KGB/GRU - organisation, virkemåde, tilholdssteder, operationer m.v. i Frankrig.
1944
l'été chaud des collabos
French Text For the French there, the Allies who landed in Normandy were not liberators. Recruited by the German intelligence service "sleeper agents" - spies and saboteurs - infiltrated the front line, volunteered in the Doriot's PPF rescue parties of the Normandy population, and integrated into the SS division's war correspondents: all will fight their way to repel the "invasion". This is the battle left in the shadows of the men and women that this book tells. But also that of their comrades in the streets of Paris where the fever rose in the summer of 1944, where the Francistes of Bucard tried to shoot the police, where free guards of the Militia subdued the mutiny of inmates of health to return to France and volunteer on the eastern front to overthrow the government of Pierre Laval with German help. The ultimate battle of "collaborators" on French soil.
Le mur de l'Atlantique
monument de la collaboration
"De Dunkerque à Biarritz, des milliers de blockhaus et de bunkers dorment toujours auprès des plages et des falaises. Ils font partie du paysage, au point d'être devenus presque invisibles. Ils sont pourtant les vestiges d'un gigantesque chantier de la Seconde Guerre mondiale. Un chantier qui depuis bientôt soixante-dix ans, faute d'enquête accessible au public, garde ses secrets. Unique au monde, cette immense muraille a été construirte sur l'ordre d'Hitler, mais elle n'a pas été bâtie par les Allemands comme on l'imagine toujours. Elle a fait vivre et même prospérer de nombreuses entreprises françaises, elle a donné du travail, volontaire ou forcé, à près de 300 000 personnes. De 1942 à 1944, le chantier du mur de l'Atlantique a même été le poumon de la France de Vichy, la plus importante et la plus compromettante opération de collaboration économique sous l'Occupation. Rassemblant pour la première fois toutes les pièces du dossier, l'auteur raconte cette sombre histoire aux multiples facettes : militaires, bien sûr, mais aussi politiques, économiques, sociales, architecturales, éthiques..."--P. 4 of cover.
Dans l'ombre du Reich
enquêtes sur le traumatisme allemand (1938-2001)
La 4eme de couv. indique : "Comment une nation se relève-t-elle de ses propres crimes ? Rassemblant soixante ans d'enquêtes journalistiques et d'expériences personnelles, Gitta Sereny raconte les décennies qui ont suivi la chute du Troisième Reich dans une somme d'une ampleur unique sur l'Allemagne hantée par ses montres. Du congrès de Nuremberg auquel elle assista enfant, par hasard, au procès Demjanjuk à la fin du siècle, en passant par la découverte, adolescente, à Vienne, des premières persécutions antisémites, par son travail auprès des "enfants volés" du Lebensborn ou ses reportages sur les jeunes Allemands affrontant les fautes de leurs parents, elle traque la vérité en journaliste et en écrivain. Ses rencontres avec des personnalités comme Franz Stangl, Albert Speer, Leni Riefenstahl ou Kurt Waldheim sont autant de plongées dans les faux-semblants d'une génération qui commit ou accepta le pire. Ses récits d'affaires comme celle des prétendus carnets de Hitler, dont elle révèle ici, pour la première fois, la nature réelle, autant de combats avec les ambiguïtés de la mémoires. L'histoire est prise à bout portant, en train de se faire. On y assiste comme en direct, dans l'intensité et l'intimité d'une réfléxion qui fut celle d'une vie entière, sur l'inhumanité des hommes et l'espoir indestructible de la rédemption."
Plus noir dans la nuit
la grande grève des mineurs de 1948 : récit
Reviennent alors la rudesse de ces jours, la cruelle repression, les licenciements, la prison, et ce chef, le congediant, d'une joie mauvaise [...]: -Moi vivant, t'auras plus de boulot !- Il revoyait Simone, lui et leur bebe, brutalement expulses du logement des Mines, empilant leurs biens dans une charrette a bras, et traversant la cite dans cet equipage, puis errant du logis d'un ami a celui d'un parent; il repensait a la -Bataille du charbon- gagnee grace a eux, les ouvriers, il repensait a leur Resistance, ainsi gratifiee. Plus Georges fouillait dans ses papiers, plus il les rassemblait, les relisait, plus le courroux d'alors lui revenait, intact, comme au jour de son arrestation, et plus il y pensait, plus il se disait que, decidement, il lui etait impossible d'en rester la. LE RECIT D'UNE INJUSTICE.Plus noir dans la nuit relate une page oubliee de l'epopee des mineurs: la grande greve de 1948, la repression brutale qui suivit. Six morts, deux mille arrestations, autant de condamnations a la prison et des centaines de vies brisees. Norbert, Colette, Jeanne et les autres, qui ont vecu ces grandes heures de la mythologie ouvriere, racontent ici un monde a jamais englouti, un monde terrible et fraternel, et leur fureur d'en avoir ete exclus.
Les Ecuries De La Ve
Un Crime Sous Giscard
L'exode
un drame oublié
L'exode de 1940 représente une migration de dix millions de Français et d'Européens du Nord, dépassant le cadre chronologique des quelques mois après septembre 1939. A partir de sources inédites, E. Alary dévoile des centaines d'histoires individuelles, des plans d'évacuation, les motivations des uns, les hésitations des autres et observe les retours d'exode.
Les services secrets du général de Gaulle
le BCRA, 1940-1944
La plume et le fusil
des écrivains dans la tourmente de Dunkerque
Journal D’Un Gendarme 1914-1916
Paris allemand
entre refus et soumission, 1939-1945
14 juin 1940. Paris tombe aux mains des Allemands sans opposer de résistance. Commence alors un système d'oppression dans une ville déchue de son statut de capitale et qui change de visage. Paris devient le foyer des "collaborateurs" qui y paradent et y tiennent leurs meetings, celui du marché noir, de la spoliation des Juifs, du rationnement, de la peur et de la Résistance, traquée en permanence jusqu'à l'insurrection. Que sait-on réellement du ressenti des habitants au quotidien ? Quelle attitude adoptent-ils face à l'Occupant ? Comment se comportent les Allemands et comment jugent-ils ces Parisiens qu'ils côtoient ? Si beaucoup a été dit sur l'Occupation, peu d'historiens ont tenté decroiser les regards des deux bords sur ces années noires. Dominique Veillon explore aujourd'hui les registres des différents commissariats parisiens et les rapports hebdomadaires des Renseignements généraux, les journaux personnels et les témoignages, aussi bien allemands que français. Se mêlent alors dans une fresque inédite les vies des étudiants, des commerçants, des concierges, des mères de famille, des Juifs opprimés, des mondains ou encore des ouvriers, qui souffrent, s'accommodent ou profitent de la présence du vainqueur.
Quelques Justes parmi les hommes
des Juifs et des Chrétiens face à la barbarie
Tout a-t-il été dit sur les Justes de France, qui ont sauvé la vie de Juifs pendant la Seconde Guerre mondiale ? Ce n'est pas l'avis de Laurence Walbrou, heurtée sur les réseaux sociaux par l'antisémitisme décomplexé des uns et l'antichristianisme aveugle des autres. Pour rétablir la vérité et honorer ces héros de l'ombre, l'auteur a choisi d'évoquer quelques noms, célèbres et anonymes, sur les quatre mille quatre-vingt-dix-neuf recensés par le mémorial de Yad Vashem. Elle les fait revive sous nos yeux, comme dans un film. Quand elle imagine des scènes, c'est toujours fidèlement aux archives et à la mémoire des témoins qu'elle a rencontrés durant son enquête. Les pages de ce livre sont bouleversantes. Elles illustrent les mots du général de Gaulle inscrits dans le livre d'or du camp d'Auschwitz : « Quelle tristesse ! Quel dégoût ! Quelle pitié ! Et, malgré tout, quelle espérance humaine ! » Un livre inoubliable pour raviver la flamme du souvenir et de l'espérance.
Histoire de la Résistance
1940-1945
Parce qu'elle repose sur l'engagement et se construit sur le secret, la Résistance reste à la fois un mystère et un enjeu de polémiques partisanes. Amorcée dès juin 1940, elle parvint à s'unir à l'ombre de la croix de Lorraine, grâce aux patients efforts de Jean Moulin, tout en affirmant son indiscutable pluralisme. Elle resta néanmoins de bout en bout minoritaire, se préoccupa peu du sort des juifs et joua un rôle limité sur le plan militaire. Son apport politique fut en revanche immense : la Résistance évita à la France les affres de la guerre civile et favorisa, à la Libération, une transition pacifique du pouvoir au profit d'une Résistance regroupée derrière l'altière figure du général de Gaulle. Ce livre aborde sans tabous l'ensemble de ses enjeux, de la formation des premiers réseaux au couronnement de 1944. Il ne dissimule ni les conflits, ni les ambitions qui animèrent les promoteurs de l'armée des ombres, du rôle de la presse clandestine à l'efficacité des réseaux, de la répression allemande aux motifs de l'engagement, des idées politiques de la Résistance à sa mémoire dans la France contemporaine. Pour la première fois, un ouvrage à la fois complet et accessible, synthétique et vivant, offre une vision globale sur un phénomène majeur qui reste curieusement méconnu malgré le rôle que la Résistance a joué dans l'histoire et la mémoire nationales.--
Désobéir
des policiers et des gendarmes sous l'Occupation, 1940-1944
La 4ème de couv. indique : "Engagées en première ligne dans la politique de contrôle et d'exclusion du gouvernement de Vichy entre 1940 et 1944, la gendarmerie et la police françaises ont, plus que tout autre institution, dû affronter le dilemne : "servir face à l'ennemi ou servir l'ennemi". Car désobéir à ses supérieurs, pour un gendarme ou un policier, c'est aller à l'encontre de l'essence même de sa formation. Mais si une partie d'entre eux ont appliqué les ordres par discipline, par antisémitisme, par peur ou par intérêt, nombreux sont ceux qui ont aidé à faire passer la ligne de démarcation ou la frontière à des Juifs, à cacher des résistants, à dissimuler des armes... Même s'ils n'ont pas rejoint un réseau ou un mouvement de résistance, leur action a permis de sauver de nombreuses vies. Or cette histoire-là est totalement ignorée. Face à un discours traditionnel qui met en avant l'activité des policiers ou des gendarmes ayant appliqué avec zèle les lois et les ordonnances en vigueur pendant l'Occupation, cette fresque sans concession ni faux-semblant, basée sur de nombreux documents d'archives étudiés par l'auteure depuis une quinzaine d'années, met à mal nombre d'idées reçues et montre que, même au coeur du système vichyssois, il était possible de contrevenir aux ordres."
La grande histoire des Français sous l'occupation
Sa majesté la mort
Sur les traces de ses oncles, Israël, le frère de son père, qui a séjourné dans le camp de Bergen-Belsen, a été libéré et est parti pour l'Argentine, et Samuel, le frère de sa mère, disparu dans les Pyrénées, Myriam Anissimov écrit un roman familial de l'exil, avec des personnages hauts en couleur, des voyages, des angoisses, des rencontres, dans un va-et-vient entre l'enfance et l'âge adulte.
Mort d'un collabo
13 mai 1943
Nouvelle histoire de l'Occupation
La 4e de couv. indique : "Le 14 juin 1940, les troupes allemandes entrent dans Paris. C'est le début de quatre longues années d'occupation de la France. Comment les Allemands l'ont-ils envisagée ? Comment l'ont-ils préparée ? Quelles idées se faisaient-ils de leurs voisins d'outre-Rhin ? Comment se sont-ils comportés avec eux, à Paris ou en province ? Ont-ils manifesté de l'empathie pour les populations qui subissaient vexations et pénuries ? Ou au contraire de la morgue à l'encontre des vaincus qu'ils dépouillaient ? Comment ont-ils vécu entre eux ? Ont-ils été libres d'agir comme ils le souhaitaient ? Quelles sont les images qu'ils conserveront après-guerre de cette période si particulière ? Telles sont, parmi bien d'autres, quelques-unes des questions auxquelles répond Eric Alary dans cet ouvrage novateur. D'une plume alerte, puisant essentiellement aux sources allemandes, en grande partie inédites, il livre une histoire à la fois renouvelée — bien loin des poncifs habituels et des simplifications a posteriori — et incarnée, grâce aux nombreux destins individuels dont il se fait l'écho au moyen de témoignages éclairants. Cette grande synthèse, où se toisent regards français et allemands, arrive à point nommé pour combler un manque sur cet épisode tragique."
Maurice Garçon
procès historiques : l'affaire Grynszpan (1938), les piqueuses d'Orsay (1942), l'exécution du docteur Guérin (1943), René Hardy (1947 et 1950)
Maurice Garcon (1889-1967) fut l'un des plus grands avocats du XXe siecle. Parmi ses 17 500 dossiers plaides entre 1911 et 1967, conserves aux Archives Nationales, certains attirent particulierement l'attention. Herschel Grynszpan, le meurtrier de l'attache culturel de l'ambassade d'Allemagne a Paris qui, en 1938, voulut par son geste denoncer les persecutions dont les juifs allemands etaient les victimes. Les piqueuses d'Orsay , expression designant les infirmieres accusees, dans la panique de la debacle de juin 1940, d'avoir tue plusieurs malades intransportables avant de fuir leur hopital. Cinq etudiants, executeurs en mai 1943 a Poitiers du docteur Guerin qui, sous le pseudonyme de Pierre Chavigny, vantait dans la presse les merites de la collaboration. Enfin, le grand resistant Rene Hardy, l'organisateur de la bataille du rail , accuse d'avoir trahi et livre Jean Moulin aux Allemands. Ces quatre affaires presentent un interet historique majeur. Maurice Garcon y disseque, avec son acuite coutumiere, arcanes politiques et meandres de l'ame humaine. Il y revele aussi l'etendue de son immense talent, lui qui, disait Paul Morand, eut demontre que la malle etait vide s'il avait defendu l'assassin de quelque malheureuse coupee en morceaux , tant il y avait dans sa conception de la defense une part de prestidigitation.
La Guerre Froide
La Révolution Introuvable
Les dernières années du siècle
Dernier ouvrage de l'auteur. Né d'une double intention : réédition de ##Paix et guerre## (1962) enrichie d'une présentation critique du texte et analyse prospective de la fin du siècle. Confrontation des années 1962-1982. Les chapitres I et II ont été publiés comme présentation de la 8e édition de ##Paix et guerre## en 1984.
Mémoires
Les volumineux mémoires, très attendus, d'un des grands esprits français du 20e siècle. Plus que l'histoire d'une vie, c'est le bilan d'un demi-siècle, de ses événements, acteurs et polémiques. Mais l'originalité de Raymond Aron n'est pas d'avoir rencontré les événements de l'époque, mais de les avoir pensés.
Ils partiront dans l'ivresse
Lyon, mai 43, Londres, février 44
Lorsqu'elle débarque à Londres en février 1944 pour y mettre au monde son deuxième enfant, Lucie Aubrac est accueillie comme une héroïne de la Résistance française. Quelques années plus tard, lors d'un voyage aux Etats-Unis, elle trouvera par hasard dans un avion des " cartoons " américains racontant, en bandes dessinées, sa propre histoire. Mais qu'est-ce qu'une héroïne? Depuis quarante ans, Lucie Aubrac - peu soucieuse de gloriole - n'avait pas jugé nécessaire d'ajouter ses souvenirs personnels à la littérature résistante publiée ici et là. Peu de femmes pourtant étaient fondées autant qu'elle à témoigner sur ce que fut concrètement la vie quotidienne, l'état d'esprit et l'espoir têtu des militants de l'ombre. Partageant à Lyon avec son mari Raymond et ses camarades de l'animation du mouvement Libération, réussissant de nombreux " coups " spectaculaires, elle fut aussi et surtout l'une des protagonistes de l' "affaire Jean Moulin".
Algérie
nos vingt ans
Croquants Et Nu-Pieds
Les derniers poilus
Au commencement de la résistance
du côté du musée de l'homme, 1940-1941
Verdun et la Grande Guerre par les images d'Épinal
Comment les images d'Epinal voyaient-elles Verdun et la Grande Guerre ? Comme les Francais d'alors ! En admiration pour leurs soldats, les poilus, bien sur, et haineux envers l'ennemi, le boche, caricature a l'extreme. Educatives, narratives, colorees, soucieuses du detail, restituaient-elles pour autant la realite ? N'etaient-elles pas de la simple propagande ?... L'auteure rebondit sur chacune d'elles pour nous raconter l'histoire de la Grande Guerre.
L'exécution
«Un grand roman classique, une histoire de haine, de sang, de mort et d’amour. Oui, d’amour. Unité de temps, de lieu, trois personnages : l’auteur, son vieux maître, la victime – oui, la victime – et puis la foule, avec quelques silhouettes bien plantées au premier rang. Un récit qui va droit son chemin vers la réponse à l’unique question : mourra-t-il ?Ce qui importe, c’est de savoir ce qu’est la justice, comment elle fonctionne, à quoi sert un avocat, pourquoi la peine de mort. C’est tout cela qui nous bouleverse dans ce beau livre, dur et sensible à la fois. Ne laissez plus passer, en tout cas pas ainsi, ce qu’on nomme par dérision peut-être la Justice des hommes.»Pierre Viansson-Ponté, Le Monde, 3 octobre 1973.
Servir l'Etat français
l'administration en France de 1940 à 1944
" Le maintien de l'ordre public, indispensable à la vie de la nation, doit être assuré par des mains françaises, des bras français, des têtes françaises ", déclarait en janvier 1942, devant la police parisienne réunie pour prêter serment de fidélité au maréchal Pétain, le ministre de l'Intérieur Pucheu. Mais revendiquer ainsi une pleine souveraineté _ grâce à laquelle Vichy entendait construire, sur les ruines de la République, la France autoritaire, corporatiste et xénophobe de la Révolution nationale _ était illusoire, dans un pays occupé aux trois cinquièmes et dont tous les actes étaient contrôlés étroitement par les Allemands.A partir d'une analyse minutieuse des rouages de l'Etat français, Marc Olivier Baruch démontre à quel point la revendication de servir face à l'ennemi dont se firent gloire les hauts fonctionnaires de Vichy revint trop souvent à servir l'ennemi. Pour n'avoir pas su, ou pas voulu, dépasser l'obligation d'obéissance formelle et réfléchir à la portée de ses actes, la plus grande part de la fonction publique française se trouva engagée, parfois à son corps défendant, dans la collaboration avec l'occupant nazi _ jusque dans ses aspects les plus sombres, quand vint le temps de la répression et des rafles. Quelques rares fonctionnaires cependant sauvèrent l'honneur en s'engageant dans une action résistante, parfois au prix de leur vie; on ne saurait pour autant voir dans la masse, pour l'essentiel attentiste et au mieux résistante de la onzième heure, des serviteurs fidèles de Vichy autre chose qu'une bureaucratie d'abord soucieuse de préserver sa place dans l'Etat.Ancien élève de l'Ecole polytechnique et de l'Ecole nationale d'administration, Marc Olivier Baruch est administrateur civil au ministère de la Culture. Docteur en histoire, il est actuellement chercheur au CNRS (Institut d'histoire du temps présent).
Oubliés de la Grande Guerre
humanitaire et culture de guerre, 1914-1948 : populations occupées, déportés civils, prisonniers de guerre
Fondé sur l'analyse d'archives inédites, en particulier celles du Vatican et du Comité internationale de la Croix-Rouge, ce livre renouvelle en profondeur l'étude de la Grande Guerre. Il retrace les souffrances endurées par les populations civiles - réquisitions, travail forcé, déportations - et les prisonniers de guerre, ainsi que les interventions humanitaires qui cherchent à les protéger. Il révèle ainsi que la Grande Guerre ne fut pas seulement la guerre des tranchées mettant aux prises les combattants du front, mais qu'elle fut bien une guerre totale, pesant en profondeur sur les société et enrôlant des populations entières. Elle fut ainsi la première des guerres du XXe siècle, annonçant par bien des traits les atrocités de la seconde guerre mondiale, dont elle constitue en quelque sorte la matrice. Un ouvrage de référence, au carrefour de l'histoire et des interrogations contemporaines sur le rôle de l'humanitaire.
Les policiers français sous l'Occupation
d'après les archives inédites de l'épuration
Longtemps, on a cru que les archives de la police avaient été détruites. Il a fallu l'obstination de Jean-Marc Berlière pour exhumer des milliers de dossiers oubliés dans les caves du ministère de l'Intérieur et de la Préfecture de Police. Or ces textes offrent à la fois des éclairages originaux sur l'action de la police pendant l'Occupation, une série d'instantanés sur ses principales figures et un bilan des comptes et des sanctions arrêtés après 1945. A travers l'évocation de cas douloureux, complexes, parfois odieux, on saisit le travail au quotidien d'une police engagée dans la lutte contre les résistants, notamment communistes, et dans la traque des juifs. On évalue la difficulté d'appliquer une politique répressive, compte tenu des exigences allemandes, des rivalités entre services, de la volonté de Vichy d'affirmer sa souveraineté et d'un contexte de guerre propice à toutes les ambiguïtés. On apprécie enfin la bataille qui se joue en 1944-1945, où les coups bas, les tentatives de manipulation et les pressions politiques se multiplient. Un document appelé à mettre à mal nombre d'idées reçues.
