Le Reveil De La France
Le Monde
Paul Chack
itinéraire d'un malentendu
"La condamnation et l'exécution de Paul Chack en janvier 1945 pour faits de collaboration en font un des symboles les plus célèbres de l'engagement idéologique des écrivains. Chroniqueur attitré du journal Aujourd'hui de Georges Suarez, président du Comité d'action antibolchevique et du Cercle aryen, organisateur de l'exposition internationale "Le bolchevisme contre l'Europe", il paye au prix fort sa dérive partisane, commencée au milieu des années 1930. Sa fin tragique a éclipsé le parcours de l'écrivain illustre dont l'oeuvre, qui célèbre la grandeur de la Marine française et son action au cours du premier conflit mondial, a enchanté toute une génération et suscité de nombreuses vocations maritimes. Personnalité incontournable de la République des Lettres de la seconde moitié des années 1920, il connaît une ascension fulgurante sur le devant de la scène littéraire avec On se bat sur mer, qui lui assure une légitimité d'historien maritime que vient renforcer son statut d'officier, commandant du Service historique de la Marine et membre de l'Académie de Marine."
Les catholiques dans la guerre, 1939-1945
entre Vichy et la Résistance
La Seconde Guerre mondiale a-t-elle été vécue différemment par les Français qui se reconnaissent comme catholiques ? Peut-on, par-delà la diversité des comportements, retracer une histoire commune des catholiques durant les années noires ? Après un rappel de l'évolution des années trente, l'auteur décrit dans toute sa complexité les remous du monde catholique pendant l'Occupation. Car les catholiques, au sortir des années anticléricales de la IIIe République, se trouvent courtisés par Vichy. Dans leur majorité, les autorités spirituelles, dont la docilité va bien au-delà de l'obéissance envers le pouvoir établi, prêchent le loyalisme et le conformisme. De son côté, le régime du Maréchal multiplie les efforts de séduction envers une Eglise en plein renouveau pastoral et liturgique. A partir de 1942, si certains prélats s'élèvent contre la persécution des Juifs, puis expriment des réserves sur le Service du Travail Obligatoire (STO), rien n'est changé à l'allégeance à la personne du Maréchal. En revanche, très tôt certains fidèles, certains prêtres, certains religieux disent non au vainqueur et rejoignent les rangs de la Résistance. Leur nombre s'accroît au fil des mois, surtout à partir de 1942. Si bien qu'à la Libération, dans le climat d'union nationale retrouvée, et malgré ses compromissions, l'Eglise reprend sa place dans la société en bénéficiant incontestablement du rôle et du sacrifice de tant de ses enfants dans la lutte contre l'Allemagne nazie.
Fragments de violence
la guerre en objets de 1914 à nos jours
La guerre provoque plus de destructions que toute autre activité humaine. Elle crée aussi de vastes quantités d'objets - fabriqués, transformés, utilisés par les combattants et les civils. Nés de l'expérience du danger, de la souffrance et du deuil, de la solitude du prisonnier ou de l'ennui du soldat, nous les appelons « objets de la guerre ». Ils témoignent de l'épreuve de la faim, de la vie sous occupation ou en déportation, de la mobilisation de tous dans la guerre totale. Outre les armes et les uniformes, ils se composent notamment d'objets d'artisanat : douilles d'obus ciselées en 1914-1918, kimonos patriotiques de la seconde guerre sino-japonaise, briquets décorés par des soldats américains au Vietnam, tapis représentant des drones pendant la guerre d'Afghanistan. Issus de collections conservées en Europe, aux États-Unis, en Asie et en Australie, les objets réunis dans cet ouvrage forment un musée imaginaire où s'élaborent des rapprochements qui nous surprennent et nous émeuvent. Ils nous invitent à approfondir notre connaissance de la guerre dans sa dimension concrète, corporelle, sensible et à sortir du monde occidental pour explorer d'autres cultures.
Espérer pour la France
Entretiens Avec Marc Leroy
C'est l'un des derniers compagnons de la Liberation qui temoigne dans cet ouvrage. Je vais avoir besoin de vous , dit simplement le general de Gaulle au jeune Hubert Germain lorsque celui-ci arrive en Angleterre en juin 1940, parmi les premiers Francais libres. Hubert Germain a 19 ans, sera chevalier de la Legion d'Honneur a 21, Compagnon de la Liberation deux ans plus tard: Quand vous etes recu comme Compagnon, c'est comme si la foudre vous tombait dessus resume-t-il. Legionnaire de la mythique 13e DBLE, Hubert Germain combat a Bir Hakeim, El Alamein, en Italie ou il est blesse, puis durant toute la campagne de liberation de la France. Il sera aussi maire, depute puis ministre de Georges Pompidou. Vous m'emmerdez avec Germain ! , retorque le general de Gaulle alors qu'on le presse, vingt ans plus tard, d'ecouter celui qu'on a envoye rencontrer les emissaires des generaux putschistes d'Alger. Hubert Germain pardonne tout a celui qu'il considere comme son deuxieme pere. A cent ans, Hubert Germain n'a jamais cesse de resister. Quand le dernier d'entre nous sera mort, la flamme s'eteindra. Mais il restera toujours des braises. Et il faut aujourd'hui en France des braises ardentes ! C'est le message que veut laisser Hubert Germain dans ce temoignage inedit, recueilli par Marc Leroy. Le siecle y defile, de l'inacceptable defaite de 1940 pour ce fils d'officier superieur, a la mort du general de Gaulle - l'enterrement d'un grand prince medieval d'occident - jusqu'aux epreuves vecues par la France aujourd'hui.
La Guerre D’Algérie
Lisette de Brinon
juive, marquise, épurée
Une évocation de la France des années 30 et du régime de Vichy à travers la vie d'une femme juive, convertie au catholicisme, épouse de l'un des chefs de file de la collaboration avec l'Allemagne, exécutée en 1947.
Les Demoiselles De Gaulle
Chirac et les 40 menteurs
" Après le règne de François Mitterrand, marqué par la corruption des hommes et l'avilissement des mœurs de la République, comme des millions de Français j'avais vu en Jacques Chirac et sa majorité de droite les possibles sauveurs d'une France affaiblie, si ce n'est déshonorée par tant de vilenies. En France, les allées du pouvoir seraient-elles la propriété du diable ? Aujourd'hui, rien n'a changé et pire encore ! tout s'est aggravé, le chef de l'État s'étant perdu de réputation dans la tourbe des "affaires". Voir son nom régulièrement cité dans les cabinets des juges d'instruction et les prétoires ne le trouble guère. Moi, si ! Cocu, certes, mais pas content ! Mystère d'une justice atteinte d'une conjonctivite aiguë... quand il lui faut braquer son regard sur le premier magistrat de France. Alors, disons la vérité : tout aura été fait pour sauver le Président Jacques Chirac, chef des armées, preux général qui abandonne ses hommes de l'ombre sur le champ de bataille et se met aux abris... pendant qu'ils passent sous la mitraille. Trop, c'est trop ! L'heure est enfin venue d'ouvrir, un à un, les dossiers noirs des années Chirac. Et de montrer comment ce clone de François Mitterrand a dépassé son maître. "
Rendez l'argent!
La 4e de couverture indique : "Livre-bilan des "affaires" et de la corruption sous les deux septennats du président François Mitterrand, Rendez l'argent ! est l'indispensable complément de mon précédent livre, Mitterrand et les 40 voleurs... Grâce à des documents accablants, le plus souvent inédits, voici, sans faux-fuyants ni artifices, l'incroyable facture des détournements et malversations. Perpétrés en toute impunité pendant toutes ces années, rackets, trafics d'influence, extorsions de fonds... ont atteint une ampleur jusqu'alors inégalée. Le cancer de la corruption a fini par contaminer toute la Nation. Jamais autant de preuves, écrites et irréfutables, n'ont impliqué un si grand nombre d'élus, de membres parmi les plus éminents des gouvernements de François Mitterrand... et jusqu'à l'ancien président lui-même. Chacune des pièces sur lesquelles reposent ces pages recèle sa dose de nitroglycérine. Rendez l'argent ! dresse l'inventaire des trésors accumulés par les complices d'un véritable hold-up, sans précédent dans l'histoire de la République. Colossales, ces sommes ont été confisquées suivant un plan prémédité, concerté, sur ordre et au profit des plus hauts responsables de l'Etat... dont aucun, pour l'instant, n'a connu la paille humide des cachots, ni même la garde à vue. Justice à deux vitesses. Ouvrons maintenant la boîte de Pandore. Ah ! la belle équipe que voilà".
1945. Le Retour Des Absents
le retour des absents
Plus de deux millions de Francais sont rapatries entre le printemps et l'ete 1945. C'est le grand retour des absents. Une sequence capitale pour signifier qu'une parenthese se referme. Le message offi ciel: la nation est prete a les accueillir, tous egaux, pour reconstruire une France unie. Au-dela des slogans, la rentree en masse va se charger de remettre chacun a sa place. En haut de la hierarchie vont vite fi gurer les deportes politiques.Puis viennent les prisonniers militaires, exiles du pays et de l'histoire depuis cinq ans. A l'egard des autres, les travailleurs volontaires et requis du STO, ou encore des Malgre-nous, Alsaciens et Mosellans, enroles sous uniforme allemand, le regard traduit la gene. Et puis le fl ou et l'opacite se font sur les victimes juives, ainsi au Lutetia, ou parviennent les rescapes des camps de la mort. C'est tout ceci que revele le fonds d'une exceptionnelle richesse des archives de photographies et de recits oublies de l'Agence France-Presse.Ecrit d'une plume alerte, cet ouvrage se lit comme un recueil de nouvelles.Il enrichit grandement notre connaissance de l'immediat apres-Seconde Guerre mondiale, donne profondeur et sens a certaines photos que l'on connaissait tout en mettant en lumiere de tres nombreux documents rares ou inedits.Annette Wieviorka
Le noir et le rouge ; ou, L'histoire d'une ambition
Il existe un mystère Mitterrand. Voilà un homme qui est entré dans la vie politique il y a quarante ans, qui occupe aujourd'hui les plus hautes fonctions, qui s'est expliqué dans plusieurs livres et quelques centaines de débats, qui a été disséqué dans plusieurs dizaines d'ouvrages et quelques milliers d'articles... Et pourtant les Français ont le sentiment que sa véritable personnalité leur échappe. C'est à percer la vérité de François Mitterrand que s'est attachée Catherine Nay. Pendant trois ans, elle a mené, sur l'actuel président de la République, l'enquête la plus minutieuse et la plus complète : pour tout savoir et tout dire, de sa carrière politique bien sûr, mais aussi de ses années de formation, des influences familiales, de ses activités pendant la guerre. Elle éclaire magistralement tous les points d'ombre de sa biographie en même temps qu'elle met au jour des faits et dits oubliés ou ignorés. Ainsi le lecteur va-t-il de révélation en révélation.
Les nouveaux jours
esquisse d'une Europe : Briand l'oublié, 1942-1962
Le procès de Bordeaux
les Malgré-Nous et le drame d'Oradour
Histoire du débarquement en Normandie
des origines à la libération de Paris, 1941-1944
L'histoire de la longue épopée du débarquement, de 1941 à 1944, des tout premiers projets à la réalisation finale. S'appuyant sur des sources inédites, pour l'essentiel américaines et anglaises, l'auteur présente les opérations avortées, les dissensions au sein du commandement, l'évolution et la logistique, les réticences des troupes et replace les opérations militaires dans leur contexte.
Les infiltrés
l'histoire des amants qui défièrent Hitler
La 4e de couv. indique : "Une inoubliable histoire d'amour, d'héroïsme et de résistance au coeur du IIIe Reich. Ils s'appelaient Harro et Libertas Schulze-Boysen. Ils étaient jeunes et beaux. Tous deux venaient de familles allemandes aisées, plutôt favorables au régime nazi. Et pourtant, ils choisirent l'opposition. Ensemble, au coeur du IIIe Reich - le ministère de l'Aviation pour lui, la Metro-Goldwyn-Mayer pour elle -, ils commirent l'inimaginable : ils fondèrent à Berlin l'Orchestre rouge, le plus important mouvement allemand de résistance à Hitler et se firent espions en livrant d'importants secrets militaires à l'Union soviétique. Démasqués, ils furent condamnés pour haute trahison et exécutés peu avant la Noël 1942. Ils avaient 33 et 29 ans. Toute trace de leurs noms et de leur mémoire fut gommée par Hitler. À travers le portrait de ces deux attachants héros au destin tragique, c'est aussi un panorama saisissant de la folle Berlin des années1930 et 1940 et de l'inexorable passage de la République de Weimar au IIIe Reich que s'attache à dépeindre l'auteur. Une histoire fascinante, à l'écriture nerveuse et au rythme syncopé, menée comme un thriller haletant qui vous happe dès le prologue."
Être soldat de Hitler
La 4e de couv. indique : "Peut-on devenir un soldat de la Wehrmacht ou de la Waffen-SS au service de Hitler et demeurer un soldat comme les autres ? Comment ce soldat est-il formé, commandé, équipé ? Quelles sont ses relations avec les civils ? Comment vit-il la guerre ? Se comporte-t-il comme les soldats des autres armées ? Quel est son degré de nazification ? C'est à ces questions, parmi beaucoup d'autres, que répond Benoît Rondeau dans cet ouvrage novateur qui s'attache à décrire le quotidien et l'expérience du soldat allemand, sur tous les fronts et quel que soit le corps auquel il appartenait. L'auteur retrace d'une plume limpide des parcours très divers, vécus sous toutes les latitudes, du général au pilote de Messerschmitt, de l'administrateur à Paris au tankiste de panzer, et n'omet pas d'aborder l'épineuse question de la postérité de cette force controversée. Ce faisant, il nous offre une étude renouvelée d'une armée à propos de laquelle on pensait tout connaître."
Je vous écris d'Auschwitz
les lettres retrouvées
« Mes chers, je suis dans un camp de travail et je vais bien... » Voici les quelques mots – presque toujours les mêmes – expédiés depuis Auschwitz par près de 3 000 juifs de France. On découvre ainsi qu’une correspondance a existé entre les déportés à Auschwitz et leur famille entre 1942 et 1945. La procédure autorisait même les réponses. Ces lettres-cartes, écrites sous la contrainte, faisaient partie d’une vaste opération de propagande, la Brief-Aktion, qui visait à rassurer leurs proches et dissimuler l’horreur. D’autres lettres, clandestines celles-ci, ont pu entrer et sortir du camp et dévoilent davantage l’enfer concentrationnaire. Sont rassemblées ici aussi des lettres écrites dès la libération du camp, preuves de survie uniques et émouvantes adressées aux familles par les rescapés. Grâce à des archives totalement inédites, Karen Taieb dévoile pour la première fois un pan méconnu de l’histoire de la Shoah, tout en honorant la mémoire des victimes. Pas à pas, elle redonne une identité à vingt et un déportés, dont ces lettres, qui nous plongent de façon saisissante dans la réalité du camp d’Auschwitz, sont parfois les dernières traces
Les Français d'Algérie de 1830 à aujourd'hui
une page d'histoire déchirée
" Quelle chance d'être né au monde sur les collines de Tipasa. Et non à Saint-Etienne ou à Roubaix. Connaître ma chance et la recevoir avec gratitude ", écrivait Camus en janvier 1955. Etre né, vivre sur une terre splendide, l'Algérie, était ressenti par presque tous les Français comme une " chance ". Un jour, cette condition fut perçue par les " métropolitains " comme une " faute " appelant condamnation. Ce livre explore cette tragédie. Qui étaient les Français d'Algérie ? Ils sont issus d'une histoire courte - cent trente-deux ans -, houleuse, faisant alterner des pages heureuses et douloureuses, tissées de contradictions sans issue. On les fait entendre ici grâce à des entretiens menés auprès de cent soixante-dix Français d'Algérie, aux conditions et aux métiers variés, de tous les âges, de toutes les origines, vivant dans les lieux les plus différents. Quel point commun y a-t-il entre vivre à Alger et vivre à Trézel ? Bref, une société bigarrée, complexe, singulière. Pour comprendre les Français d'Algérie, on a remonté le temps, jusqu'à la longue et meurtrière guerre de conquête. On voit qu'ils sont les fils de l'idéologie triomphante de la IIIe République qu'elle forgea à sa naissance et imposa dans la première moitié de XXe siècle. L'intégration remarquable de cette communauté, les résultats éclatants de quelques-uns ne peuvent empêcher que s'exprime encore de l'amertume chez beaucoup de ces exilés et le regret ardent d'un pays qui n'existe plus.
La déroute française de 1940
la faute aux Belges?
La grande histoire des Français sous l'occupation: Les passions et les haines ; L'impitoyable guerre civile : avril 1942-décembre 1943
La Vie Des Français Sous L’Occupation
Histoire du 36, quai des Orfèvres
Le syndrome de 1940
un trou noir mémoriel?
"Mai-Juin 1940, prélude à l'effondrement de la HP République et au régime de Vichy, est la défaite militaire la plus traumatique de l'histoire de la France contemporaine. Elle a fait l'objet d'une abondante production historiographique, en France comme à l'étranger. Les conclusions sont généralement nuancées sur les raisons de l'effondrement, même si des désaccords subsistent entre historiens sur la possibilité d'une "histoire alternative". Mais, à la différence des travaux sur le régime de Vichy, voire sur la Résistance, ces conclusions n'ont jamais pu vraiment s'acculturer dans la société française. La mémoire de 1940, peu chargée d'histoire, reste peuplée de lieux communs forgés pour certains dès 1940 et résumés par Louis-Ferdinand Céline dans son pamphlet Les Beaux draps : "Neuf mois de belote, six semaines de course à pied : l'armée Ladoumègue". Des soldats lâches, au minimum peu combatifs, conduits par des chefs stupides ou incompétents ; tels sont présentés les faits dans les films de La 7e Compagnie. Le présent ouvrage, issu d'un colloque organisé à Lyon en janvier 2014, analyse cette faiblesse de la parole publique sur la défaite. Il étudie les différents canaux mémoriels (politiques, étatiques, associatifs, religieux, littéraires) qui ont participé dès 1940 à la constitution de cette "légende noire" qui a eu des incidences redoutables sur l'image du pays et sur "l'estime de soi" des Français."--P. [4] of cover.
Chars D 2 au combat
les éléphants de guerre du colonel de Gaulle
At the occurrence of war, Charles de Gualle received a higher command of the 5th Army. However, he did not take his eyes off of the D2 tanks and presented them to President Lebrun in a famous sequence. At the moment of the battle on May 15, 1940, the first tanks to join the 4th armored division created ex-nihilo are again, the D2. These armed equipment and anti-tank guns of 47 were engaged offensively in Montcornet, Crecy, and Amiens on the Somme front, before participating in the Battle of France. An epic of blood and steel, during which, the crews were not unworthy.
Histoire de la collaboration
1940-1945
"Trois quarts de siècle après l'effondrement de 1940, la Collaboration demeure "le plus délicat des problèmes posés par la défaite et la division de la France" (Stanley Hoffmann). Pour qui se refuse aux idées reçues ou aux caricatures, la raison en est simple : il s'agit d'un concept flou, que l'on a, dès la Libération, chargé d'une mission impossible, consistant à ranger sous une étiquette commune des Français d'origines, de motivations et de conduites très différentes, souvent contradictoires. Par nature, la Collaboration ne pouvait être un bloc, car elle groupait pêle-mêle toutes les variétés des types et des comportements humains et qu'en outre, dès juin 1940, elle comprenait une infinie variété de formes et de niveaux. Elle n'a jamais inspiré une politique clairement déterminée, fixée une fois pour toutes, car elle exigeait une adaptation permanente aux circonstances, aux exigences de l'occupant, à l'opinion des Français, au déroulement de la guerre mondiale. Elle recouvre "un large éventail d'idées et de comportements qui ne se laisse pas facilement cerner, qu'il est impossible d'enserrer dans un cadre rigide" (Henry Rousso). Son existence n'en a pas moins laissé une empreinte indélébile sur l'histoire de la France contemporaine.""--Page 4 of cover.
Da République Bananière
Sigmaringen
une France en Allemagne (septembre 1944 - avril 1945)
La 4e de couverture indique : "Une France en Allemagne dans les derniers mois d'existence du régime hitlérien. Telle est l'ultime phase d'une histoire commencée en juillet 1940 : celle du régime de Vichy et d'hommes qui avaient cru dans la victoire allemande. Cet épisode offre une unité de lieu, de temps et d'action. Sigmaringen d'abord, sur les rives du haut Danube. Sept mois durant, répartis dans les innombrables appartements d'un invraisemblable château, cohabitent plusieurs groupes d'hommes emmenés de France par les Allemands dans leur repli : le maréchal Pétain, Pierre Laval et les plus extrémistes de la politique de collaboration : Déat, Darnand, Brinon. A l'écart, Jacques Doriot. Ce livre, fondé sur des archives originales et les témoignages ou souvenirs, souvent justificatifs mais éclairants, des acteurs, raconte le séjour de ces hommes dans un royaume de pacotille au milieu d'un monde - le leur - qui s'écroule et tandis que s'esquisse une autre France : inimitiés, disputes, rivalités sur fond de querelles passées dans des projets concurrents de maintien d'une légitimité française outre-Rhin. Ce huis - clos voit la montée de la peur du châtiment, au rythme accéléré de l'effondrement allemand et de l'avancée des troupes du général de Lattre, sur fond de querelles de pouvoir et de préséances. Shakespeare et Feydeau réunis dans un tragique du désespoir, une démesure de l'absurde. L'ouvrage retrace enfin la diversité des destinées. Si Pétain veut regagner la France dans sa volonté de répondre de sa politique, les autres cherchent un refuge dans une fuite éperdue sur les routes des Alpes, avant de connaître, pour la plupart, la prison et les tribunaux français. Louis Ferdinand Céline a fait de cet épisode la matière du célèbre D'un château l'autre, en voilà l'histoire réelle."
Une entreprise publique dans la guerre : la SNCF, 1939-1945
actes du VIIIe colloque de l'Association pour l'histoire des chemins de fer en France, Paris, Assemblée nationale, 21-22 juin 2000
Le catalogue Goering
La transcription du catalogue mentionnant l'intégralité des oeuvres d'art pillées par les nazis pour le compte de Goering, retrouvé dans les archives du Quai d'Orsay. Avec le récit de leur collecte, puis de leur destin après-guerre (tous les propriétaires n'ayant pas été retrouvés).
Les notaires sous l'Occupation (1940-1945)
acteurs de la spoliation des Juifs
La 4e de couv. indique : "Sous le régime de Vichy, le notariat français participe massivement à la spoliation des juifs, érigée en règle de droit. La profession prétend le contraire depuis soixante-dix ans, sans être jamais démentie. En réalité, son chiffre d'affaires a quasiment doublé entre 1939 et 1942. Non seulement les notaires ne subissent aucune sanction au lendemain de la Libération, mais ils obtiennent en 1945 une augmentation moyenne de 30 % de leurs revenus. Le soutien inconditionnel accordé au notariat par une grande partie de la classe politique n'a d'égal que le silence assourdissant qui pèse sur son histoire. Mené à partir de sources inédites, encore difficiles d'accès malgré l'ouverture officielle des archives, ce travail de recherche lève le voile sur une partie du mystère. Ses auteurs, fins connaisseurs des arcanes de la profession, décryptent de l'intérieur les pratiques de l'«aryanisation économique» sous Vichy, le constant loyalisme des notaires vis-à-vis du pouvoir en place et les mécanismes ayant permis leur impunité. Une étude pionnière, qui éclaire d'un jour nouveau la nécessaire réforme du notariat en France."
L'espérance est un risque à courir
sur les traces des résistants chrétiens 1939-1945
érôme Cordelier est parti à la rencontre de ces chrétiens, catholiques, protestants, orthodoxes qui résistèrent aux nazis et dont les rôles sont de nos jours minimisés. On a souvent souligné les compromissions avec Pétain et le régime de Vichy des chefs des Églises, à raison, mais sans se souvenir que plusieurs d’entre eux furent aussi reconnus Justes pour avoir sauvé des juifs. On a oublié, surtout, que de nombreux prêtres, pasteurs, religieux, religieuses et une multitude de simples croyants furent parmi les premiers à se dresser contre l’occupant. Certains ont agi sur le devant de l’Histoire – de Gaulle et Leclerc, au premier chef –, la plupart dans un secret absolu. De la Corrèze jusqu’à Yad Vashem à Jérusalem, cette enquête de terrain, très documentée et nourrie des confidences de survivants, met l’accent sur ces femmes et ces hommes qui se sont engagés, parfois sacrifiés, pour la liberté, leur patrie mais aussi avec la haute idée qu’ils se font de l’humanité. Au nom d’un idéal qui guidait leur vie, ils se sont battus pour que leurs contemporains vivent la leur. Ils n’ont pas toujours combattu au nom de leur foi, mais celle-ci les a pétris, a été constitutive de leur vision du monde et les a soutenus à travers les épreuves. Ces grands témoins peuvent éclairer de leur halo de lumière nos chemins cabossés.
L'étrange victoire
de la défense de la République à la libération de la France
Jean-Louis Crémieux-Brilhac a été principalement l'auteur de deux grands livres : Les Français de l'an 40 (1990), dont le sujet est celui de Marc Bloch dans L'étrange défaite, et La France Libre (1996 et 2014), qui constitue l'improbable sortie par le haut du désastre national. De ces deux épisodes, Crémieux-Brilhac a été, avant de s'en faire l'historien, l'acteur et le témoin. D'où le titre que l'on a cru pouvoir donner au récit qu'il s'était décidé à en faire, de l'intérieur, à quatre-vingt-seize ans, quand la mort est venue le prendre au printemps 2015. De famille très républicaine, et précocement engagé dans la lutte contre le fascisme, J.-L. Crémieux-Brilhac a vécu comme un choc personnel l'effondrement de la France. Prisonnier en Allemagne, il s'en évade pour rejoindre, dans des conditions épiques, l'Union soviétique encore alliée d'Hitler, et s'y voit incarcéré jusqu'en juin 1941. Il rejoint alors de Gaulle pour devenir secrétaire à la propagande, et, à ce titre, acteur central de la France Libre. Au récit posthume de cette aventure, qui est autant celle d'une génération que celle de la France, on a joint deux séries d'annexes qui lui donnent tout son sens. D'une part trois articles de l'auteur sur les sujets qui lui tenaient le plus à cœur : La France Libre et les Juifs, Vichy et les Juifs, de Gaulle et Mendès France, les deux fidélités politiques de son existence. D'autre part les trois hommages prononcés lors de ses funérailles : l'hommage familial de son fils Michel, l'hommage historien de Jean-Pierre Azéma, l'hommage national enfin, prononcé dans la cour des Invalides par François Hollande, président de la République.
Democratie Française
Souvenirs d'une ambassade à Berlin
septembre 1931 - octobre 1938
Ambassadeur de France à Berlin de septembre 1931 à octobre 1938, André François-Poncet a été aux premières loges pour assister à la chute de la république de Weimar et à l'avènement du IIIe Reich. Il décrit non seulement les événements d'envergure - avènement d'Hitler, nuit des Longs Couteaux, Jeux olympiques de 1936, conférence de Munich et marche à la guerre - mais aussi les partisans du nazisme, à commencer par leur chef, Hitler.
La fin d'une époque
D’Exil
Gais-z-et-contents
Le Racket Politique
De Gaulle: Le politique, 1944-1959
Les Canadiens À Dieppe
Churchill et la France
La 4e de couverture indique : "Français, c'est moi, Churchill, qui vous parle." Le lundi 21 octobre 1940, les auditeurs français de la BBC entendent pour la première fois la voix du Premier Ministre qui s'adresse directement à eux, et, au surplus, dans leur langue. Ce n'est en revanche pas la première fois qu'ils entendent le nom du plus célèbre Anglais du XXe siècle. La relation entre Churchill et la France ne se résume pas aux séjours de Winston dans les luxueuses villas de la Côte d'Azur ou aux liens établis avec de Gaulle. Très tôt, en effet, Churchill a baigné dans l'histoire de France et a été initié à la langue française. C'est ensuite par ses activités politiques et militaires qu'il ne cessera d'entretenir une relation privilégiée avec la France, plus qu'avec les Français, qu'il connaît en réalité bien mal. Car la France de Churchill, c'est une histoire pleine de bruits et de fureur, c'est Jeanne d'Arc, Napoléon, c'est la solidité du poilu et la Première Guerre mondiale, c'est Clemenceau et la force de la volonté et du verbe. Parfois admiratif du génie français, parfois exaspéré par les "frogs" - "Les Français sont vraiment une nation méprisable", dit-il au moment de l'affaire Dreyfus -, l'Hexagone aura toujours une place particulière dans la vie et l'imaginaire du Britannique. Et si, déclare-t-il un jour, "le Tout-Puissant, dans son infinie sagesse, n'a pas jugé bon de créer les Français à l'image des Anglais", il sait bien que, sans cette France turbulente et imprévisible, il n'aurait sans doute pas connu un tel destin."
Noëlla Rouget
la déportée qui a fait gracier son bourreau
"À cent ans, Noëlla Rouget accepte de se raconter. Son enfance à Angers, son rôle dans la Résistance, sa déportation, sa douloureuse reconstruction. Le plus incroyable, c’est le combat qu’elle a mené pour sauver celui qui l’a arrêtée. Une leçon d’humanité. Noëlla Rouget s’engage à vingt ans dans la Résistance. Elle transporte tracts et journaux sur son vélo. Mais le 7 juin 1943, tout bascule : son fiancé Adrien est arrêté, et elle le sera deux semaines après, par un Français, Jacques Vasseur, collaborateur zélé nommé à la tête de la section de la Gestapo d’Angers. Noëlla croise dans les couloirs de la prison son fiancé, torturé, et fusillé quelques jours plus tard. Déportée au camp de Ravensbrück en janvier 1944, elle se lie d’amitié avec Geneviève de Gaulle. Quand Jacques Vasseur est enfin retrouvé et jugé en 1965, Noëlla demande au général de Gaulle sa grâce, et l’obtient. La rescapée des camps veut croire à la rédemption de son bourreau, avec qui elle entreprend une correspondance jusqu’à ce qu’il sorte de prison."--Page 4 of cover.
La ligne de démarcation
Memoirs of a Jew born in Paris in 1932, relating her experiences during the Holocaust. Her parents owned a furniture shop which was Aryanized and handed over to their worker. The new owner sent money to the Marx family every month, which allowed them to survive. Daniele and her parents left Paris for Marseille in 1940. After the German occupation in November 1942, they moved to a small village, Hauterives, in Drome, where they lived on false papers until the end of the war. Describes, as well, the fate of her grandparents, cousins, and other members of her large family. Some of them were deported to extermination camps and some of them survived the war helped by Christians.
Hôtel de Bretagne
9 août 1944, Quimperlé, Finistère sud. Sous les yeux de sa femme et de son petit-fils, Adolphe Fontaine est arrêté à son domicile par les maquisards qui viennent de libérer la ville. Il est fusillé quelques heures plus tard. Cette exécution sommaire est le point de départ de l’enquête menée par Grégoire Kauffmann, qui remonte la piste de son grand-père, Pierre Brunerie, l’un des meneurs de la Résistance. A-t-il commandité le meurtre du 9 août ?En suivant les traces de ce fils d’ébéniste, jeune sympathisant communiste devenu militaire, c’est un destin français que l’on découvre dans ce récit haletant aux allures de thriller, de la déroute de 1940 aux premières heures de la Résistance, de la clandestinité sous l’Occupation aux débordements de l’épuration...
