Train de nuit pour Lisbonne
Le livre Une femme penchée sur le parapet d’un pont, un matin à Berne, sous une pluie battante. Le livre, découvert par hasard, d’un poète portugais, Amadeu de Prado. Ces deux rencontres bouleversent la vie du sage et très érudit professeur Raimond Gregorius. Au milieu d’un cours de latin, soudain il se lève et s’en va. Il prend le premier train de nuit pour Lisbonne, tournant le dos à son existence anti-poétique et sans savoir ce que vont lui révéler la beauté étrangère de Lisbonne et le livre d’Amadeu. Fasciné par les profondeurs que ce texte lui ouvre sur l’amour, l’amitié, le courage et la mort, il veut savoir qui était Amadeu de Prado : un médecin de génie, poète, militant engagé dans la Résistance contre la dictature de Salazar – un orfèvre des mots, un maître à penser, un explorateur de la vie à la manière des anciens navigateurs portugais. L’enquête menée par Gregorius l’entraîne dans une ronde de personnages fortement dessinés qui ont connu Amadeu. Leurs témoignages convergent vers cet homme et cernent en même temps la personnalité de Gregorius : « coupable » d’avoir trop peu osé.L'auteur Peter Bieri est né en 1944 à Berne et vit aujourd’hui à Berlin où il est professeur de philosophie. Il est l’auteur, sous le pseudonyme de Pascal Mercier, de plusieurs romans et essais. Train de nuit pour Lisbonne (2007), L’Accordeur de pianos (2008) et Léa (2010) sont parus chez Libella - Maren Sell Éditions.
Paris ma bonne ville
En Nos Vertes Années
Le lys et la pourpre
roman
Le récit qui dans le présent tome de FORTUNE DE FRANCE commence le 29 avril 1624 par l'entrée du cardinal au Conseil du roi, s'achève le 8 octobre 1627. Trois petites années, mais qui ne furent assurément pas petites par l'importance et la gravité des événements qui les marquèrent : l'expédition en Italie pour sauver la Valteline, les guerres sans cesse recommencées contre les rébellions des huguenots, le mariage de Madame, sœur du roi, avec Charles Ier d'Angleterre et, comble de scandale, les entreprises galantes de Buckingham sur la reine de France. Le projet de mariage de Monsieur, frère du roi, marque assurément le tournant le plus périlleux de ces années-là. Il déplaît à Monsieur, mais plus encore à une reine sans dauphin. Sous l'impulsion des " vertugadins diaboliques " dont elle est entourée, l'intrigue devient cabale, et la cabale tourne à la conspiration. L'épouse et le frère du roi se liguent contre lui. Ses demi-frères, les Vendôme, dressent contre Richelieu des embûches mortelles. Le roi lui-même est menacé par le couteau d'un assassin. La réaction est expéditive. Exil, geôle et décapitation punissent les coupables. Buckingham qui, à l'appel des huguenots, a pris pied sur le sol de France, en est chassé avec de lourdes pertes. Le roi met le siège devant La Rochelle avec une forte armée. Le récit galope. Les dialogues abondent, drôles ou pathétiques. L'action rebondit de péripétie en péripétie. Les relations du roi et de Richelieu, dégagées des stéréotypes périmés, sont, en fait, riches et nuancées. Malgré les querelles, les ombrages, les " coups de caveçon " d'un roi malcommode, et les démissions données et reprises, elles se muent insensiblement en affection profonde, forgée dans les périls qu'ils courent côte à côte dans leurs incessants combats contre les factieux du dedans et les ennemis de l'extérieur.
La gloire et les périls
roman
" Le siège de La Rochelle fut un événement grandissime, parce qu'il intéressa non seulement le royaume de France, mais aussi tous les pays qui, en Europe, avaient été amenés à choisir entre la religion catholique et la religion réformée. La ville, citadelle huguenote ouverte sur la mer, et par conséquent aux secours, était réputée imprenable. Et pourtant, elle fut prise par Louis XIII et Richelieu après un siège qui couvrit une année entière : du 10 septembre 1627 au 30 octobre 1628. Un siècle de persécutions avait rendu les huguenots susceptibles, soupçonneux et rebelles. Leur erreur fut de violer à plusieurs reprises l'édit de Nantes qui les protégeait, chassant hors leurs murs les prêtres catholiques comme à Pau, ou aidant, comme à La Rochelle, les Anglais à prendre pied sur l'île de Ré. Bien que le siège ne comportât aucune grande bataille, il s'illustra par une extraordinaire nouveauté : la digue, qui, barrant la baie de La Rochelle et interdisant tout secours, décida à la fin du succès. Cependant, le siège lui-même fut fertile en péripéties auxquelles participa le comte d'Orbieu, et qu'il narre dans un récit qui abonde en dialogues, en personnages pittoresques, en situations saisissantes, tant est que le détail, le quotidien et le vécu, recréés par l'imagination romanesque, jettent sur l'Histoire événementielle un éclairage nouveau. Le comte d'Orbieu, narrateur-acteur de l'histoire, assure maintes missions tantôt délicates et tantôt périlleuses, sans qu'il oublie à aucun moment son amour pour le gentil sesso, auquel se mêle, pour la première fois, le rêve d'un mariage qui puisse assurer sa lignée. "
Le propre de l'homme
roman
Passionnés par les travaux des chercheurs qui étudient les grands singes, Edmund Dale et sa femme adoptent à sa naissance une chimpanzée, qu'ils appelle Chloé et élèvent comme un bébé humain. Le "projet Chloé" réussit jusqu'au jour où Chloé, devenue pubère et adulte, traverse une crise d'identité.
Fortune de France
Les roses de la vie
roman
" A'steure je suis roi ", s'écria Louis XIII quand Concini, sur le pont dormant du Louvre, tomba sous les balles des conjurés. Il l'était en effet, puisque l'usurpateur était mort et la régente, reine mère dominatrice, " serrée " au château de Blois. Le jeune Pierre-Emmanuel de Siorac, narrateur témoin de ces Mémoires, a participé au complot et Louis XIII l'en récompense en faisant revivre pour lui le comté d'Orbieu. Le contraste est grand entre la vie de Cour, brillante et oisive, et celle des laboureurs du " plat pays " qui, écrasé d'impôts, survivent comme ils peuvent. Fidèle à la tradition périgourdine de ses ancêtres, le nouveau comte, dès que le roi lui consent un congé, court retrouver Orbieu. Il s'efforce d'être " bon ménager " de son domaine et, pour les mieux comprendre, apprend la " parladure " de ses manants. Pour l'enfant roi, qui n'est plus un enfant, les difficultés commencent : Luynes, le favori, est lâche et sans talent ; la reine mère, aidée par les Grands, prend les armes contre lui ; les huguenots s'agitent et aspirent à se rendre indépendants. Le roi doit pouvoir de prime à son premier devoir : " Parfaire " son mariage avec Anne d'Autriche : chemin qui, dès qu'il s'y est enfin engagé, lui apporte à la fois des roses et des épines. Louis XIII, roi soldat comme son père, et comme lui prompt et résolu, écrase les rébellions maternelles et tient tête aux huguenots, mais ne maîtrise pas aussi bien la politique du royaume conduite par des ministres qui font mieux leurs affaires que celles de la France. Cependant le cardinal de Richelieu s'avance à petits pas et rôde autour du pouvoir sans réussir à y entrer, tant son génie fait peur, et d'abord au roi même qui craint d'être dominé. Il finit toutefois par admettre le cardinal en son Conseil mais à une place encore modeste. Rien ne permet alors de prévoir si, ayant l'un et l'autre tant à cœur le bien du royaume, le sceptre et la pourpre réussiront à s'entendre.
Contours du jour qui vient
roman
La 4e de couv. indique : "Pays d’Afrique équatoriale, le Mboasu se relève péniblement d’une sanglante guerre civile. Dans les quartiers mal famés de Sombé, la capitale, quadrillés par des bandes de rebelles reconvertis en trafiquants, prévalent désormais le chacun pour soi et la superstition... C’est ainsi que Musango, à peine âgée de neuf ans, est rejetée et abandonnée par sa mère qui l’accuse de porter malheur. Seule, sans famille ni ressources, la petite fille est d’abord recueillie, puis vendue comme esclave. Malgré les épreuves et les périls, elle s’accroche pourtant, lucide et tenace, à un unique espoir : retrouver sa mère et solder le passé pour, enfin, songer à envisager l’avenir."
Un revenant
roman
La douloureuse folie qui gagne Sarah et Adrien face au fantôme venu de leur passé : le non-dit touchant la mort de leur fille. Les souvenirs reviennent avec force et l'évocation du bonheur d'autrefois est plus pénible encore que celle de la mort de Camille.
Pour Un Arpent De Terre
Rimbaud le fils
Les Fils
" Qu'est-ce qui relance sans fin la littérature ? Qu'est-ce qui fait écrire les hommes ? Les autres hommes, leur mère, les étoiles, ou les vieilles choses énormes, Dieu, la langue ? Les puissances le savent. Les puissances de l'air sont ce peu de vent à travers les feuillages. La nuit tourne. La lune se lève, il n'y a personne contre cette meule. Rimbaud dans le grenier parmi des feuillets s'est tourné contre le mur et dort comme un plomb. "
Vies minuscules
Ma vie parmi les ombres
roman
J'ai vu s'éteindre, à Siom, sur les hautes terres limousines, entre les années soixante et le début de ce nouveau millénaire, le monde rural dans lequel je suis né. J'ai vu finir une civilisation qui avait duré des siècles. Ils sont tous morts, les Bugeaud comme toutes les grandes familles siomoises, et c'est pourtant parmi eux, hommes et femmes que j'ai vus vivre et que je croyais immortels, que j'erre aujourd'hui, perdu ou sauvé par l'écriture, ombre parmi les grandes ombres de Siom.
Abbés
" Toutes choses sont muables et proches de l'incertain. " L'ultime vers d'une chronique rapportée revient comme une antienne dans ces trois récits ardents, cruels, excessifs, qui évoquent autour de l'an mil les premières générations de bénédictins venus établir leurs monastères dans les îles et les marais de Vendée sous la haute vigilance de Cluny, dans un temps où christianisme et paganisme sont étroitement imbriqués. Dans ce paysage où les éléments sont encore mêlés comme au premier jour de la Création, les œuvres, les signes, les passions et la grâce sont réversibles. La fraternité peut y nourrir le crime qu'est en mesure d'effacer l'apparition éblouissante d'une petite fille. L'écriture de Michon se fait là plus dépouillée mais combien puissante à faire monter en gloire le plaisir absolu de la chair ou à précipiter dans une fureur désastreuse l'être qui tombe sous l'emprise du rien. Et dans les dernières pages du livre, lorsque la relique du Baptiste s'avère n'être qu'un faux, entre deux jurons ou quelques bégaiements, on croit entendre les abbés dire les versets de l'Ecclésiaste où il est question de paroles et de vent.
L' offrande sauvage
roman
En janvier 1919, à Col-de-Varèse, hameau des Alpes, un enfant est trouvé dans la neige. D'où vient-il ? Nul ne le sait. Bienvenu Jardre, un fermier mélancolique, l'adopte. Il lui donne cinq prénoms : Jean Narcisse Éphraïm Marie Bénito. L'enfant abandonné sera vite le prodige de la montagne. Au séminaire de la ville voisine, dans les champs, auprès des siens, sa force éclate. Il lui faut un destin, la gloire, une vie pleine, tel Hannibal dont les éléphants traversèrent les Alpes. Il aura plus qu'il n'avait espéré. Mais le hasard est là, qui veille, comme un animal affamé... Des années 20 à aujourd'hui, d'une ferme dans les neiges à un mazet languedocien, de la bataille de Norvège au chemin des contrebandiers, Jean-Pierre Milovanoff raconte l'histoire d'un homme hors du commun : une saga du siècle et de ses tourments. Autour de ce rescapé au coeur détruit, tournoient les personnages de la mémoire : Eliana aux yeux de chat sauvage. Thélonia, échappée du bordel. Albert le souteneur, sur les routes de l'exode. Une mère russe et son fils infirme, qui sont marchands d'illusions, d'étoffes et de mots.Tous nous entraînent dans ce roman, à la langue magnifique et indomptée, qui chante comme les ruisseaux et les pierres de la montagne. Jean-Pierre Milovanoff est l'auteur entre autres, de La splendeur d'Antonia et du Maître des paons (1997). PRIX DES LIBRAIRES 2000
Le maître des paons
roman
" Au début des années soixante, j'ai connu dans le sud de la France un homme qui peignait des paons. Rien que des paons. Quand on lui demandait pourquoi il ne changeait pas de motif, il disait que le corps des jeunes filles offre moins de diversité que le paon qui fait la roue. Je ne sais si cet argument est recevable ou si le peintre, irrité par une question qui revenait continuellement, s'en débarrassait par une pirouette. Ce qui est sûr, c'est que rien ne l'intéressa davantage que de rivaliser, pinceaux en main, avec le chatoiement insensé de la Création. Ainsi porta-t-il l'art de peindre les paons à un degré de perfection qui n'avait pas été atteint avant lui. Maintenant qu'il est mort, on dit qu'il a été le premier peintre de paons au monde et on lui prépare une place dans les musées. On l'appelle le "Maître des paons. "
Quatre soldats
roman
Quatre soldats de l'Armée rouge en perdition sortent d'une forêt où ils ont passé un hiver terrible. Ils se livrent à des razzias dans les villages, se baignent dans un étang et enrôlent de force un jeune garçon : sa présence irradie les quatre hommes car il est le seul à savoir écrire.
Hommes sans mère
roman
Après des romans ruraux et historiques, l'écrivain aborde pour la première fois les trois années qu'il a vécu sur un porte-avion de la Marine nationale, évoquant le thème universel des hommes livrés à eux-mêmes, sans mère.
La vallée
thriller
"Un appel au secours au milieu de la nuit. Une vallée coupée du monde. Une abbaye pleine de secrets. Une forêt mystérieuse. Une série de meurtres épouvantables. Une population terrifiée qui veut se faire justice. Un corbeau qui accuse. Une communauté au bord du chaos. Une nouvelle enquête de Martin Servaz" Extrait de la 4ème de couverture.
Soeurs
thriller
La 4e de couverture indique : "Mai 1993. Deux soeurs, Alice, 20 ans, et Ambre, 21 ans, sont retrouvées mortes en bordure de Garonne. Vêtues de robes de communiantes, elles se font face, attachées à deux troncs d'arbres. Le jeune Martin Servaz, qui vient d'intégrer la PJ de Toulouse, participe à sa première enquête. Très vite, il s'intéresse à Erik Lang, célèbre auteur de romans policiers à l'oeuvre aussi cruelle que dérangeante. Les deux soeurs n'étaient-elles pas ses fans ? L'un de ses plus grands succès ne s'appelle-t-il pas La Communiante ?... L'affaire connaît un dénouement inattendu et violent, laissant Servaz rongé par le doute : dans cette enquête, estime-t-il, une pièce manque, une pièce essentielle. Février 2018. Par une nuit glaciale, l'écrivain Erik Lang découvre sa femme assassinée... elle aussi vêtue en communiante. Vingt-cinq ans après le double crime, Martin Servaz est rattrapé par l'affaire. Le choc réveille ses premières craintes. Jusqu'à l'obsession. Une épouse, deux soeurs, trois communiantes... et si l'enquête de 1993 s'était trompée de coupable ? Pour Servaz, le passé, en resurgissant, va se transformer en cauchemar. Un cauchemar écrit à l'encre noire. Peur, soumission, mensonges, manipulation, le nouveau thriller de Bernard Minier."
Cette nuit-là
Dans ce récit, sobre, tendu, concis, Isabelle Minière nous révèle la stupeur, la terreur, d'une femme aux prises avec une étrange violence, sans coups, sans traces. Elle nous démonte, par petites touches, la mécanique redoutable d'une manipulation mentale, aux effets ravageurs, mais qui agit dans l'ombre, en toute impunité. " L'arc-en-ciel, c'était quand il riait ; c'était quand il souriait. Quand il te regardait ainsi qu'un homme regarde une femme qu'il aime. Une femme aimable. Tu voulais être cette femme-là ; et si ce n'était pas souvent, au moins que ce soit de temps en temps. Tu te racontais cela, les soirs d'orage. "
