Le jardin clos
roman
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l'histoire de France au rythme du métro parisien
Saviez-vous que la Lutèce des origines ne se situait pas sur l'île de la Cité, mais à Nanterre ? Que les derniers combattants gaulois massacrés par les Romains reposent sous la tour Eiffel ? Que les vestiges de la première cathédrale de Paris se trouvent sous le parking d'un immeuble moderne du Ve arrondissement ? Au fil de ses découvertes, Lorànt Deutsch vous emmènera vers ce qui fut le Pont-au-Change, ancêtre de la Bourse, puis chez ce bistrotier qui entasse ses bouteilles dans une cellule de la Bastille sauvée de la destruction, et tout au long des rues où se cachent des trésors que vous ne soupçonniez pas. Une promenade captivante, où défilent les seigneurs alliés comme les princes rebelles, et tout ce qui a forgé le pays. Vous verrez s'ériger des murailles contre l'envahisseur, s'agiter l'Église, s'imposer les marchands, s'ébrouer les artistes, l'Université s'installer sur des ballots de paille place Maubert, le peuple de Paris se soulever - violent, sanglant, emblématique -, et se construire ainsi toute l'histoire de France. [4e de couv.]
roman
" Je suis Sadiq. Tout le monde m'appelle Sad. Entre tristesse et cruauté, la ligne est mince. Eve est ma raison, mais elle prétend ne pas le savoir. Quand elle me croise, son regard me traverse sans s'arrêter. Je disparais. Je suis dans un lieu gris. Ou plutôt brun jaunâtre, qui mérite bien son nom: Troumaron. Troumaron, c'est une sorte d'entonnoir ; le dernier goulet où viennent se déverser les eaux usées de tout un pays. Ici, on recase les réfugiés des cyclones, ceux qui n'ont pas trouvé à se loger après une tempête tropicale et qui, deux ou cinq ou dix ou vingt ans après, ont toujours les orteils à l'eau et les yeux pâles de pluie. " Par Sad, Eve, Savita, Clélio, ces ados aux destins cabossés pris au piège d'un crime odieux, et grâce à son écriture à la violence contenue au service d'un suspense tout de finesse, Ananda Devi nous dit l'autre île Maurice du XXIe siècle, celle que n'ignorent pas seulement les dépliants touristiques.
" Ceci n'est pas un roman. C'est un récit... rocambolesque. Le récit d'un voyage dans l'imaginaire, c'est-à-dire qui ne répond pas aux lois du réel. Pas d'horaires... ni d'avance, ni de retard ! On part quand on veut. On ne revient pas à l'heure dite. Personne ne vous attend au pied de la grande horloge. Aucun décalage horaire. Aucun train ne vous siffle. L'esprit suit son chemin, vagabonde... sans carte ni boussole, ce qui n'empêche (n'exclut) ni les sentiments, ni les drames... ni... d'en rire... si l'envie vous en prend. " Raymond Devos Étonnant ! Avec sa faculté d'invention et d'émerveillement sans limites, Raymond Devos nous raconte l'équipée de Max dans un pays au-delà d'un désert imaginaire et de ses mirages. Nous y découvrons d'incroyables personnages prêts à s'embarquer sur une sorte d'Arche de Noé, pour retrouver le monde réel... le seul qui vaille, là où le ciel est le ciel, les étoiles, des étoiles et les êtres des âmes, et pas ces virtuels qu'ils sont, paraît-il, devenus... Un vrai bonheur !
pages irlandaises
roman
Au pays de Tèrè, circonscription d'une jeune République africaine, on se désole de voir les jeunes préférer la ville et s'y exiler. Zan, fils de Numukè, un des trois Chefs du village, découvre avec stupéfaction au Musée national la statue du Komo, volée au temps de la colonisation, et le révèle à son père. Après délibérations, les trois Chefs décident de réclamer aux autorités la restitution de cette statue, symbole de leur identité. Mais celles-ci, et le Ministre de la Culture en particulier, leur opposent une fin de non-recevoir sous prétexte que ce serait aller contre le progrès et la démocratie. Les trois Chefs font alors appel à tous les " Komoden ", enfants du village dispersés de par le monde, et ceux-ci se retrouvent le jour dit au village pour une action épique... La modernité oublie les privilèges ancestraux. La " révolte du Komo " va bouleverser la vie politique, culturelle et religieuse de tout le pays. Ironie, burlesque, humour seront les armes des révoltés.
or, The indiscreet toys
nouvelles
En 1832, dans Alger récemment conquise, Delacroix s'introduit quelques heures dans un harem. Il en rapporte un chef-d'œuvre, Femmes d'Alger dans leur appartement, qui demeure un "regard volé". 1955, au début de la guerre d'Algérie, Picasso réinvente "Femmes d'Alger"... Vingt ans après, comment s'exprime le quotidien de ces femmes?... Ces multiples récits de fiction ont de commun un langage qui "si longtemps a pris le voile.".
La 4e de couverture indique: "Salie vit en France. Son frère, Madické, rêve de l'y rejoindre et compte sur elle. Mais comment lui expliquer la face cachée de l'immigration, lui qui voit la France comme une terre promise où réussissent les footballeurs sénégalais, où vont se réfugier ceux qui, comme Sankèle, fuient leur destin tragique? Comment empêcher Madické et ses camarades de laisser courir leur imagination, quand l'homme de Barbès, de retour au pays, gagne en notabilité, escamote sa véritable vie d'émigré et les abreuve de récits où la France passe pour la mythique Arcadie? Les relations entre Madické et Salie nous dévoilent l'inconfortable situation des "venus de France", écrasés par les attentes démesurées de ceux qui sont restés au pays et confrontés à la difficulté d'être l'autre partout. Distillant leurre et espoir, "Le Ventre de l'Atlantique" charrie entre l'Europe et l'Afrique des destins contrastés, saisis dans le tourbillon des sentiments contraires, suscités par l'irrésistible appel de l'Ailleurs. Car, même si la souffrance de ceux qui restent est indicible, il s'agit de partir, voguer, libre comme une algue de l'Atlantique. Ce premier roman, sans concession, est servi par une écriture pleine de souffle et d'humour".
roman
Un matin de la Grande Guerre, le capitaine Armand siffle l'attaque contre l'ennemi allemand. Les soldats s'élancent. Dans leurs rangs, Alfa Ndiaye et Mademba Diop, deux tirailleurs sénégalais parmi tous ceux qui se battent alors sous le drapeau français. Quelques mètres après avoir jailli de la tranchée, Mademba tombe, blessé à mort, sous les yeux d'Alfa, son ami d'enfance, son plus que frère. Alfa se retrouve seul dans la folie du grand massacre, sa raison s'enfuit. Lui, le paysan d'Afrique, va distribuer la mort sur cette terre sans nom. Détaché de tout, y compris de lui-même, il répand sa propre violence, sème l'effroi. Au point d'effrayer ses camarades. Son évacuation à l'Arrière est le prélude à une remémoration de son passé en Afrique, tout un monde à la fois perdu et ressuscité dont la convocation fait figure d'ultime et splendide résistance à la première boucherie de l'ère moderne.
De l'intuition et des idées originales... maigre bagage pour une ascension fulgurante.¶Lorsque Adrien Anthelme, adolescent pauvre et inculte, rencontre le séduisant Garmond, écrivain attaché à Saint-Germain-des-Prés comme un paysan du Perche à sa terre, il mord à l'hameçon du savoir que lui tend cet homme de bonne volonté. Intelligent et courageux, il se laisse dégrossir par son Pygmalion. Et c'est l'ascension prodigieuse d'Adrien. Jusqu'à ce qu'il parvienne à la puissance : celle d'un magnat de la publicité et de la presse, jusqu'à ce que ce Rastignac de banlieue devienne l'Empereur.¶Exigeant, despote, généreux, mégalomane, sans scrupules, fidèle en amitié, brutal, l'Empereur est avant tout l'homme d'une génération, celle de l'entre-deux-guerres, de la tragédie de la défaite, de l'Occupation et de la résurrection de la France jusqu'aux années 60.
Roxane arrive à Paris. Le chemin a été long depuis son Iran natal mais rien ne pouvait la détourner de son rêve : faire sa vie ici. C'est dans la langue que tout s'enracine, se dit-elle. Si les Français ne parlaient pas le français, ils ne seraient pas des Français. Sa patrie à elle serait la langue. Mais il n'est pas si simple d'entrer dans une langue étrangère. C'est alors qu'elle découvre les Lettres persanes de Montesquieu. Puisque ce monsieur au bel esprit avait su se mettre dans l'imaginaire d'un Persan - d'un Iranien - au XVIIIe siècle, pourquoi ne pas s'adresser à lui aujourd'hui ? Roxane écrit des lettres au philosophe, se racontant et racontant sa découverte de la vie parisienne. Un roman plein de charme, de tendresse et de subtilité.
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Pour Bekrane, la cinquantaine venue, retrouver l'Algérie après vingt années passées en France est à tous égards un défi. Défi de surmonter une rupture douloureuse avec Marise, sa compagne ; défi de renouer avec son enfance et d'écrire, peut-être, le livre qu'il porte en lui. Défi, enfin, de voir un pays en proie à l'agitation de l'islam intégriste dériver inéluctablement vers la violence et la guerre civile. Une liaison brève et passionnée avec Nadjia, autre exilée de passage, avec qui il partage les souvenirs tragiques de la lutte pour l'indépendance, l'aidera-t-elle à recomposer les fragments d'une mémoire éclatée ? C'est au plus intime - les retrouvailles avec une langue arabe qui est celle aussi de l'amour, le dialogue jamais achevé avec le français, langue de la culture humaniste et, non sans ambiguïtés, de la tolérance politique - que se jouera pour Bekrane un conflit historique dans lequel toute sa vie est engagée.
roman
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Six récits dont les héros sont ##inhibés##, à la fois violents, sensibles et fragiles, craignant la solitude et pas à l'aise avec leur sexualité.
Le thème principal de ce roman du mal de vivre et du rapport difficile entre un homme, sa femme, ses maîtresses, son fils, est l'impuissance littéraire. Le héros est un écrivain dans la quarantaine, séparé de sa femme, qui gagne bien sa vie en fabriquant des scénarios, mais ne compose plus de ##vrais livres##. Ecriture vigoureuse et frémissante comme dans les oeuvres précédentes de l'auteur, avec en plus l'expression d'une "gravité presque bienveillante" (Pierre Lepape). Recommandé. Une autobiographie anticipée et une autocritique.
Un prof de musique, Henri-John, père de deux grandes filles, est plaqué par sa femme, Edith, écrivain à succès. Pour lutter contre la solitude, le stress qui monte, il part pour les Etats-Unis. Il loge chez son beau-frère, Oli, dans une vaste maison à véranda au bord de l'océan. Ce séjour face au ciel et à la mer sera l'occasion d'un monumental bilan. Djian, pendant plus de trois cents pages, ne cesse de revenir sur son passé dans une France de Meudon inventée par Céline, avec moutards et tractions avant, grisaille et pauvreté, pavillons de banlieue et fins de mois difficiles. Heureusement, il y a l'Amérique, son bonheur matinal, ses breaks rutilants, ses grandes étendues liquides, ses maisons de bois aux couleurs lie-de-vin, ses joggers fluo, ses dunes ouvertes sur des paysages d'avant l'homme, ses forêts aux sourdes pulsions, ses freeways qui montent vers la nuit avec tant de douceur. L'Amérique de Djian est lisse, lavée, pimpante. Ce pays-là, sous la plume de Djian, a des couleurs de cerf-volant qui vibre en plein bleu du ciel. Et là, on retrouve le Djian foldingue d'écriture, de sensations : ce regard nettoyé, un peu cru, primitif, qui a fait sa réputation et qui l'a fait aimer, en France, par plus d'un million de lecteurs. Jacques-Pierre Amette.
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À la fin de la saison 1 " Marc sauta avec Sonia par une fenêtre aux croisillons calcinés et ils roulèrent curieusement en contrebas avant d'atterrir dans un potager où Paul faisait pousser son herbe. Il resta allongé sur le dos un instant pour reprendre son souffle. Il n'avait pas lâché Sonia durant leur dégringolade et il la tenait contre lui. Elle respirait comme une forge. Le toit de la remise était sur le point de s'effondrer et le feu rugissait, éclairait la nuit comme la chute d'une comète. Et Marc se disait que sauver la vie de sa fille le jour où ils se rencontraient était un bon début. " Comme vous le découvrirez dans cette deuxième saison, rien n'est moins sûr...