Sido ; suivi de Les vrilles de la vigne
Le livre de ma mère
Peu de livres ont connu un succès aussi constant que "Le livre de ma mère". Ce livre bouleversant est l'évocation d'une femme à la fois «quotidienne» et sublime, une mère, aujourd'hui morte, qui n'a vécu que pour son fils et par son fils. Ce livre d'un fils est aussi le livre de tous les fils. Chacun de nous y reconnaîtra sa propre mère, sainte sentinelle, courage et bonté, chaleur et regard d'amour. Et tout fils pleurant sa mère disparue y retrouvera les reproches qu'il s'adresse à lui-même lorsqu'il pense à telle circonstance où il s'est montré ingrat, indifférent ou incompréhensif. Regrets ou remords toujours tardifs. «Aucun fils ne sait vraiment que sa mère mourra et tous les fils se fâchent et s'impatientent contre leurs mères, les fous si tôt punis.» [site de l'éd.].
En pays connu
La Chatte
Le pur et li̕mpur
L’ingénue libertine
Dialogues De Betes
Julie de Carneilhan
Aristocrate déchue et vieillissante, Julie de Carneilhan vit dans un meublé, mais sa brosse à cheveux porte toujours son blason et l'odeur de la meute est accrochée à ses vêtements râpés. Sa faiblesse est d'aimer toujours son second mari, Herbert, remarié avec une femme riche. Une crise cardiaque terrasse Herbert. Il appelle Julie, elle accourt. Quand elle comprend qu'il prépare encore une fois une manœuvre sordide, elle s'en retourne, cavalière toujours fière, vers sa terre natale.
Les nuits fauves
De relatie van een seropositieve dertigjarige biseksuele man met een tien jaar jonger meisje is intens en dramatisch.
Seppuku
roman
1er janvier 1965. Dans un parc de Tokyo, peu avant l'aube, un homme entame le rituel du seppuku, le suicide des samouraïs d'antan. Quelques jours après, un attaché de l'ambassade de France au Japon reçoit un curieux paquet abritant une suite de trente-six carnets : l'histoire d'Emile Monroig, ami et mentor du narrateur au pays du Soleil-Levant. Français comme lui, Monroig a choisi de lui confier, en guise de testament, le roman de sa vie. Qui était Monroig ? Comment en est-il arrivé à mettre fin à ses jours, dans la grande tradition nippone ? Se prénommait-il Emile, Maurice, ou Wolfgang ? A mesure que les carnets s'égrènent, le narrateur, et avec lui le lecteur, sont emportés dans un drame personnel qui épouse les méandres de la grande Histoire, du Berlin nazi d'avant-guerre où Monroig vit le jour, au Paris de la Libération, jusqu'à la Corée où il couvrira en tant qu'envoyé spécial d'un quotidien français le premier grand conflit de la guerre froide. Jusqu'à ce que son destin, scellé depuis l'enfance, le rattrape enfin, au Japon, cet archipel du bout du monde, pour le meilleur et pour le pire...
Oncle Octave
roman
Les diamants de la guillotine
L’état sauvage
Traversée de la mangrove
roman
La vie scélérate
Roman
Moi
noire de Salem
L' allée des soupirs
roman.
Bassin des ouragans
Adolphe, suivi de Le Cahier rouge, et Cécile
White spirit
Propriété privée
Un poisson hors de l'eau
Roman
Le narrateur n'a pas de nom, il approche de ses quarante-quatre ans, un chiffre réversible. Scientifique de formation, il est devenu grutier, tout en gardant son intérêt pour la civilisation et la littérature gréco-latines. Il joue au poker comme d'autres joueraient à la roulette, et collectionne de précieux poissons d'aquarium. Le souvenir de deux femmes autrefois aimées continue de le hanter. La rencontre avec Robert, un cuisinier proche de la retraite, spécialiste des sauces, va l'éveiller à la possibilité d'une nouvelle vie, qui le sorte de ses obsessions et de ses remords. Un troisième personnage va orienter la rencontre vers le drame : Maran, un milliardaire qui entend échapper au fisc en se protégeant derrière la frontière franco-suisse. Un poisson hors de l'eau fait la part belle au non-dit, à (allusion, et emprunte le ton de la récitation intérieure pour orchestrer un carrousel de voix obéissant au double principe de l'association d'idées et du coq-à-l'âne. Le récit progresse selon une implacable logique de la fatalité, sans jamais oublier l'humour et l'ironie du hasard.
Histoire de la femme cannibale
roman
Est-ce que vous n'allez pas retourner chez vous ? Chez moi ? Si seulement je savais où c'est. Oui, le hasard m'a fait naître à la Guadeloupe. Mais, dans ma famille, personne ne veut de moi. A part cela, j'ai vécu en France. Un homme m'a emmenée puis larguée dans un pays d'Afrique. De là, un autre m'a emmenée aux Etats-Unis, puis ramenée en Afrique pour m'y larguer à présent, lui aussi, au Cap. Ah, j'oubliais, j'ai aussi vécu au Japon. Cela fait une belle charade, pas vrai ? Non, mon seul pays, c'était Stephen. Là où il est, je reste. La disparition de Stephen, assassiné dans une rue du Cap, est le dernier coup du sort pour Rosélie Thibaudin... Un drame qui la frappe de plein fouet, mettant un terme brutal à vingt ans d'un bonheur apparemment tranquille. En effet, exilée, étrangère dans tous les pays, Rosélie cumule toutes les " tares " : elle a quitté son île pour " l'Afrique marâtre " et a formé un couple mixte avec un Blanc " même pas métropolitain ". Dans une Afrique du Sud berceau de tous les racismes, Rosélie devra réapprendre à vivre seule.
Célanire cou-coupé
roman fantastique
"... Elle ne parlait guère. Elle ne semblait pas curieuse, excitée comme ses compagnes, impatientes de commencer leur apostolat. En plus, sa couleur la mettait à part, cette peau noire qui l'habillait comme un vêtement de grand deuil. Elle n'était pas franchement négresse. Plutôt métisse d'on ne savait combien de races. Elle ne portait pas l'habit religieux, n'ayant pas prononcé de vœux. Elle était vêtue d'une stricte robe grise et portait autour du cou un foulard coupé en deux par un ruban qui soutenait une massive croix en or. Hiver comme été, matin, midi et soir, elle ne quittait jamais ce foulard, toujours noué serré, assorti à la couleur de ses vêtements. D'où sortait-elle ? De la Guadeloupe ou de la Martinique. Enfin, d'une de ces colonies qui n'ont de françaises que le nom, habitées par des nègres baptisés, qui font quand même bamboulas, jurent comme des païens, battent le tambour et boivent des alcools forts... " Une nouvelle fois, avec la force et la cruauté qui hantent son œuvre, Maryse Condé met en scène le supplice des peuples opprimés et plus particulièrement celui des femmes martyrisées. Dans ce roman " endiablé " où les vivants et les morts se mêlent parfois amoureusement, Maryse Condé trace à l'encre rouge sang le destin de Célanire Pinceau, bébé sacrifié à sa naissance sur l'autel de la réussite politique d'un Blanc et qui n'aura pas assez de toute sa vie pour se venger du crime dont elle a été la victime.
Il était disparu
Mère, sueur, épouse, père ou frère, ils sont nombreux à aimer un soldat en cet été 1914. Et puis, de longs mois durant, la guerre emporte l'homme qui est tout pour eux. Enfin, un jour, une lettre de l'armée annonce que celui-ci est porté disparu... Mais " disparu " n'est pas " mort ", et sans preuve, sans corps, sans sépulture, comment admettre que celui qui est leur raison de vivre a réellement été tué ? Comment ne pas se persuader qu'il s'est simplement perdu en route, caché quelque part, qu'il traîne un peu peut-être, mais qu'il va sûrement revenir... Comment ne pas l'attendre, au risque d'y passer sa vie ? Et puis un jour, comme un coup de tonnerre, on apprend qu'un soldat a été retrouvé : un soldat amnésique, inconnu, un soldat qui pourrait être n'importe qui. Un soldat qui, en réveillant l'espoir de centaines de gens, va leur offrir une chance de renaître à la vie... En s'inspirant de l'histoire authentique du soldat amnésique de Rodez, Isabelle Condou explore l'étrangeté du deuil impossible dans un texte dont le mystère se teinte de poésie.
Le négrier
Credo ; suivi de, Le rôdeur
Cyclone
Giuliana
roman
Assam
roman
Desirada
Secrets et mensonges, est-ce le seul héritage que sa grand-mère, Nina, et sa mère, Reynalda, vont léguer à la narratrice ? Trois femmes, trois générations séparées bien qu'unies par le sang. Enfant abandonnée, Marie-Noëlle grandit à la Désirade, jusqu'au jour ou sa mère l'a fait venir en France. Mère inconnue, terre inconnue. À Savigny-sur-Orge, elle se morfond dans une cité, sans jamais trouver sa place dans cette famille, pourtant la sienne. Commence alors pour elle une douloureuse quête sur la vérité de sa naissance.Elle interroge Nina et Reynalda. Leurs aveux sont affabulés, leurs demi-vérités ajoutent au mystère, ni l'une ni l'autre n'est disposée à livrer son histoire vraie.Si déguisées soit-elle, ces confidences font apparaître des femmes libres à tout prix, en lutte contre un destin qui veut les clouer : maternités non désirées, hommes non choisis, traditions frelatées d'un pays en rupture d'histoire. Long chemin, longue peine avant que, revenue à la Désirade, Marie-Noëlle ne conclut à la vanité des hantises familiales. Et vivre devient alors sa seule vérité. À travers de puissantes figures romanesques, c'est toute l'histoire des Antilles modernes qui se déploie ici, dans une langue qui associe la concision des grands Anglo-Saxons à la verve enchantée du créole.
Ségou
roman
Jamais écrite jusqu'ici, voici la grande saga africaine. Pour qu'elle fût vraie - dans la sensibilité et l'esprit comme dans les faits-, il importait que son auteur fût d'origine africaine et connût tout de l'Afrique noire par science et par connaissance intime. Tel est le cas de Maryse Condé : elle est guadeloupéenne, elle a longtemps vécu dans l'Afrique du Sahel, elle est professeur de littérature négro-africaine à l'université Paris IV et elle est écrivain et même romancière. Ségou est né, spontanément, de ce savoir profond et de ces dons. Ségou, c'était, à la fin du XVIIIe siècle, entre Bamako et Tombouctou - dans l'actuel Mali - un royaume florissant qui tirait sa puissance de la guerre. A Ségou, on est animiste ; or, dans le même temps, une religion conquérante se répand dans les pays du Niger : l'islam, qui séduit les esprits et se les attache. De ce choc historique naîtront les malheurs de Ségou et les déchirements de la famille de Dousika Traoré, noble bambara proche du pouvoir royal. Ses quatre fils auront des destins opposés et souvent terribles, en ce temps où se développent, d'un côté, la guerre sainte et de l'autre, la traite des Noirs. Ainsi, acteurs et victimes de l'histoire, il y a les hommes. Mais, plus profondément, il y a les femmes, libres ou esclaves, toujours fières et passionnées, qui, mieux que leurs époux et maîtres, connaissent les chemins de la vie. Ségou est un roman si riche et si divers qu'on ne peut le résumer. Il est à la mesure - à la démesure- de ces terres du Sahel qui s'étendent sous un ciel immense. Un grand souffle le parcourt et l'anime, qui est l'âme même de l'Afrique.
Victoire, la saveur et les mots
Récit
Victoire ne savait nommer ses plats et ne semblait pas s'en soucier. Elle était enfermée le plus clair de ses jours dans le temple de sa cuisine, petite case qui s'élevait à l'arrière de la maison, un peu en retrait de la case à eau. Sans parler, tête baissée, absorbée devant son potajé tel l'écrivain devant son ordinateur. Elle ne laissait à personne le soin de hacher un cive ou de presser un citron comme si, en cuisine, aucune tâche n'était humble si on vise à la perfection du plat. Elle goûtait fréquemment, mais, une fois la composition terminée, ne touchait pas. Cuisinière au savoir-faire inoubliable, Victoire Élodie Quidal travaille au service d'Anne-Marie et Boniface Watberg, à La Pointe. Sa virtuosité et son excellence sont recherchées par ta bonne société guadeloupéenne qui la réclame dans ses cuisines... Victoire, qui n'a pas été épargnée par le destin, connaîtra-t-elle enfin son heure de gloire ? C'est avec une affection toute particulière que Maryse Condé brosse le portrait attachant de cette femme qui fut aussi sa grand-mère.
Ravines du devant-jour
Les ravines du devant-jour sont les paysages de l'enfance, l'avant-dire de la vie. Le petit chabin, " nègre et pas nègre, blanc et pas blanc à la fois ", vit sur la propriété de son grand-père, Papa Loulou : plus de trente et quelques hectares de mornes bossus, de champs de canne à sucre, de jardins d'ignames et de choux de Chine, bien loin du bourg de Grand-Anse du Lorrain et encore plus de Fort-de-France. Enfance libre comme l'air diaphane des ravines où le petit chabin et sa " bande de négrillons " cueillent l'herbe-cabouillat, traquent le lézard-anoli, guettent l'oiseau-Gangan faiseur de pluie, l'oiseau-Cohé qui annonce la mort. Douce errance créole entre les " grands-mères, la marraine, et leurs amis, toutes personnes de grand maintien et d'ardente amour ", parmi ces êtres non pareils au commun des mortels : djobeurs, crieurs, accoreurs, quimboiseurs, conteurs, passeurs des mots qui vont faire de l'enfant un relayeur de parole. Parole de poésie, parlure de nègre, de créole et de français " enliannés ", qui seule peut faire resurgir l'exacte lumière des ravines de l'enfance.
Œuvres complètes
Œuvres complètes
Les amandes amères
Les murs ont des oreilles
Jean des lointains
Confidence pour confidence
roman
La quatrième de couverture indique : "Nous sommes à Middleay, Kansas - dit le petit Oxford américain -, dans la maison de Gloria Patter, universitaire noire influente, le lendemain du colloque féministe des Sorcières de Middleway. Un huis clos s'installe entre Gloria et trois de ses invitées : Aurore Amer, romancière française ; Lola Dhol, actrice norvégienne, autrefois célèbre et scandaleuse ; Babette Cohen, professeur d'origine pied-noir qui s'est parfaitement intégrée aux Etats-Unis. Elles sont à l'âge des bilans. Leur cohabitation va mettre au jour leurs espoirs et leurs désillusions, leurs ambitions et leurs échecs. Maris et amants ont déserté leurs existences où apparaissent maintenant des secrétaires homosexuels qui les dorlotent, les adorent et les trahissent. Entre le moment du réveil et celui du départ qui les dispersera peut-être à jamais s'installe un jeu de miroirs où se révèlent leurs antagonismes. Pendant les quelques heures que dure cette comédie à l'humour ravageur, Gloria, Aurore, Lola et Babette s'affrontent et se séduisent. Seul témoin de cette cérémonie secrète, un rat tourne sans fin dans une boîte."
Le grand Ghâpal
Le Grand Châpal est le diamant mystérieux que les Abbesses de l'illustre famille de C. se transmettent depuis la nuit des temps pour assurer leur pouvoir sur la terre et leur gloire dans le ciel. Au début du XVIIIè siècle, la belle Sophie-Victoire qui en est la dépositaire prépare sa très jeune nièce Emilie-Gabrielle à le recevoir. Mais cette éducation extraordinaire, qui est la plus délicieuse des histoires d'amour, scandalise un monde agité par ses propres passions. Un cardinal ambitieux et fourbe, une prieure vertueuse et louche se liguent pour briser cette entreprise. Ce monde, contre lequel Sophie-Victoire met en garde Emilie-Gabrielle, renferme lui aussi de bien jolies tentations comme le charmant Monsieur de Tancrède, si amoureux, ou la trop séduisante Julie qui n'aime que l'intrigue. Le grand Châpal saura, comme le rapporte sa légende, contenir dans la beauté le combat que se livrent la soumission et l'arrogance, le bonheur et la gloire, le vice et la vertu et indiquer le chemin lumineux de la sainteté.
Ouregano
Le malheur du monde peut d'abord être le malheur d'un enfant, capable de ressentir l'humanité qui l'entoure, les événements, les lieux à la façon d'un médium. Tel est le cas de Tiffany, huit ans, qui vit à Ouregano, un cercle administratif d'Afrique noire, à la fin de l'époque coloniale. Abandonnée à elle-même par une mère sans tendresse et par un père qui a le goût de la guerre, la petite fille enregistre à travers les manifestations du pouvoir et du racisme la détresse des adultes. Mais un drame vient bouleverser l'ordre des choses, un assassinat contraint les adultes à dévoiler la violence et la lâcheté qui les habitent. La présence de l'enfant leur est désormais intolérable. Tiffany s'enfuit. Pour l'enfant-médium, l'heure de la délivrance va-t-elle enfin sonner ?
Les Vice-Rois
Roman
Il est des romans qui vous enlacent paisiblement dans un fleuve d'événements. D'autres qui semblent écrits d'une traite, dans la fièvre de leur intrigue. Vaste comme une fresque, mais porté par une tension qui ne cesse de croître, Les Vice-rois tient peut-être des deux à la fois, inspiré par les souvenirs d'une grande famille aristocratique immigrée en France, ce grand récit " généalogique " raconte quelque soixante années d'histoire européenne, des débuts de l'unification italienne à la prise de pouvoir de Mussolini, en passant par le soulèvement contre l'Autriche, la bataille de Solferino, l'équipée de Garibaldi en Sicile, les hauts faits et les revers de fortune d'un marquis piémontais, l'exil marseillais puis parisien dans un climat de xénophobie, la naissance des courses automobiles, la sale guerre d'un brancardier de 1914-1918, et enfin les triomphes de celui-ci au volant des premières Bugatti. Sur cette ample toile de fond, Gérard de Cortanze a dessiné la vie d'un père et d'un fils aux destins parallèles, mais aux aspirations contradictoires. Le premier, Ercole Tommaso, portant le poids d'une famille indéfectiblement liée à la royauté piémontaise, tourne le dos à la nouvelle Italie des banques, de l'industrialisation et de la " monnaie unique ". Le second, Roberto, élevé dans une France anti-italienne, cherche en vain sa place entre Marseille (et son racisme ordinaire), Paris à la Belle Epoque, l'Italie du futurisme et du premier fascisme, et plus encore dans les enivrantes compétitions automobiles qui déchaînent alors les passions - et que le nationalisme ambiant va bientôt ériger en symboles patriotiques... Roman de formation, livre d'exil et malgré tout de mémoire, récit marqué par un art de vivre ancien et par les bouleversements de la modernité, ce texte ne laisse pas d'étonner par l'actualité des thèmes et des mentalités qu'il cristallise. Mais l'aventure des Vice-rois dans cette Europe convulsive est aussi lumineusement éclairée par quelques femmes - en particulier Luisa et Diodata, l'épouse infidèle et la poétesse anticonformiste - qui toutes deux incarnent, à leur manière, la part secrète ou l'insoumission de l'amour. Autant dire qu'il n'est vraiment question, ici, que de quête du bonheur.
Citoyen Boissel
Dialogue historique en 9 tableaux
L'envol des tourterelles
Irène du Péloponnèse
Le pain blanc
L'homme dit fou et la mauvaise foi des hommes
nouvelles
Dans les nouvelles de Florent Couao-Zotti, la rue est le théâtre de toutes les misères, de tous les dangers et de toutes les turpitudes. Les hommes, les femmes et les enfants y sont exposés au pire. Ils y sévissent, ils y survivent, ils y rencontrent l'amour, ils y rencontrent la mort. Dans Ci-gît ma passion, Gaspard, qu'a renié Afy, vit une passion macabre avec celle qui fut sa femme. Prosper Natchaba, dans L'Homme dit fou et la mauvaise foi des hommes, séquestre jalousement une enfant et, en visionnaire, assène des discours prophétiques sur la servitude de l'homme africain. Pour Lysa, en manque de drogues dures, dans L'Avant-jour du paradis, Marc vole et tue afin de lui offrir ce dont elle a tant besoin tandis qu'elle s'offre aux caresses d'un chien. Florent Couao-Zotti en appelle parfois, dans ces textes violents et âpres, au surnaturel pour accentuer la dérive de ses personnages en proie à leurs démons. D'une beauté toute théâtrale, les dix nouvelles qui composent ce recueil marquent un évident renouveau dans les lettres africaines.
Les Frères moraves
roman
Septembre 1982. Un père jésuite de soixante-dix ans, le père Anselme Bouchard, astronome de réputation mondiale, achève une campagne d'observation aux îles Hawaii lorsque don destin va brusquement lui échapper. Il devient en effet, à son insu, l'objet d'une machination qui l'entraînera vers la violence des guérillas d'Amérique centrale. Il y rencontrera une jeune Américaine qui recherche sa sœur disparue, et la découverte du secret de la jeune femme sera pour le vieux savant une expérience plus marquante que toutes celles qui occupaient jusque-là son univers égoïste où rien, jamais, n'avait dérapé...
