David et Olivier
roman
roman
La conquête du Brésil par les Français est un des épisodes les plus extraordinaires et les plus méconnus de la Renaissance. Rouge Brésil raconte l'histoire de deux enfants, Just et Colombe, embarqués de force dans cette expédition pour servir d'interprètes auprès des tribus indiennes. Tout est démesuré dans cette aventure. Le cadre : la baie sauvage de Rio, encore livrée aux jungles et aux Indiens cannibales. Les personnages - et d'abord le chevalier de Villegagnon, chef de cette expédition, nostalgique des croisades, pétri de culture antique, précurseur de Cyrano ou de d'Artagnan. Les événements : le huis clos dramatique de cette France des Tropiques est une répétition générale, avec dix ans d'avance, des guerres de religion. Fourmillant de portraits, de paysages, d'action, Rouge Brésil, écrit dans une langue à l'ironie voltairienne, prend la forme d'un roman d'éducation et d'amour. Mais plus profondément, à travers les destins et les choix de Just et de Colombe, ce livre met en scène deux conceptions opposées de l'homme et de la nature. D'un côté, la civilisation européenne, conquérante et universelle, qui se veut libératrice et se découvre meurtrière. De l'autre, le monde indien, avec sa sensualité, son sens de l'harmonie et du sacré, le permanent appel du bonheur...
roman
Olivier, le petit garçon des Allumettes suédoises et de Trois sucettes à la menthe, arrive à Saugues, porte du Gévaudan. Là, il rejoint les siens : le " pépé ", maréchal-ferrant ; la " mémé " ; leur fils Victor. Dans ce pays grandiose, chaque instant d'Olivier lui apporte une découverte, un émerveillement. Qui sont-ils, ces paysans farouches, ces artisans appliqués, ces âtres pleins de mystérieuses connaissances ? Olivier les découvre dans leur existence réelle. Et il y a les originaux, les innocents, les joyeux drilles. Et surtout le grand-père... Dans Les Noisettes sauvages, Robert Sabatier a mis toute la tendresse qu'il porte en lui. Rarement nature et enfance sont apparues dans une telle luminosité. Tantôt drôle, joyeux, tantôt émouvant, poignant, pathétique, ce roman si riche de faits vrais offre une rare fraîcheur, une délicieuse poésie.
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nouvelles
Dix-huit variations sur le triangle amoureux, du point de vue de l'épouse ou de l'amante. Une écriture sobre et efficace, une approche variée du thème, féministe sans propagande, font de ce premier recueil de nouvelles une belle réussite, d'une acuité psychologique souvent étonnante.
Cancer des poumons...Le médecin est formel. Dans six mois, Matthieu Cazavel - quarante ans, architecte - sera mort et enterré...Cruauté suprême, septembre a aujourd'hui des allures estivales et Paris resplendit. Dès cet instant, Matthieu décide de démêler l'écheveau de sa vie. Aussi, se tourne-t-il naturellement vers les femmes qui ont " peuplé " son existence : Sonia, sa ravissante et stupide jeune maîtresse ; Hélène, l'épouse dont il s'est éloigné depuis longtemps ; Mathilde, la seule femme qu'il ait vraiment aimée et qui pourra peut-être modifier la piètre image qu'il a soudain de lui-même...
roman
Mon père se battait en duel au piano avec Horowitz. C’était il y a longtemps. Avant la révolution d’Octobre et la défaite de l’armée blanche, avant l’exil à Montrouge, avant qu’il entre au service galvanoplastie des usines Pathé Marconi pour nous faire vivre ma mère et moi. A présent, mon père a baissé sa garde. Alors, avant qu’il ne soit trop tard, j’ai décidé de l’emmener à New York. A Carnegie Hall. Ecouter Horowitz une dernière fois. Mais je ne sais pas ce qui nous attend…
roman
" La Vie fantôme, roman de l'adultère moderne, ne devrait mériter à Danièle Sallenave que la consécration du talent déjà goûté par les lecteurs d'Un printemps froid. La littérature a trouvé là l'un des plus sublimes arpents de l'enfer. "
Je fouille et je bâtis : je dresse des plans que je ne suis pas, des cartes qu'une nouvelle découverte me fait modifier chaque jour. Je dresse les étais, j'écarte les déblais, je cimente, je mure, et de nouvelles brèches s'ouvrent, il me faut recommencer. L'énormité de la tâche ne me rebute pas : un temps viendra, je le sais, où le présent, le passé et l'avenir seront confondus dans un même mouvement dont je ne serais plus exclu. D.S.
On dit que chaque jour, pendant trois minutes (les " trois minutes du diable "), le cours du monde est suspendu. Par cette brèche passent la folie, la ruse, la guerre, mais aussi la liberté, le rêve, l'audace, le plaisir. Ainsi, dans la nuit du 18 au 19 août 1991, tandis que les chars des putschistes pénètrent dans Moscou, des événements mystérieux se produisent. A Turin, Monseigneur fait un cauchemar : on a volé le Saint Suaire ! Et trois misérables sont réveillés sur la place Rouge par la trompette du Jugement dernier. De Moscou à Paris, en passant par Varsovie et Berlin, une immense dérive gagne notre continent désaccordé. La guerre approche, des truands en tout genre trafiquent au long des routes. Dans leur croisade pour la reconquête du monde occidental, catholiques et orthodoxes rivalisent d'invention. Monseigneur peut dormir tranquille.
récits
Onze récits. Onze destins ordinaires; onze héros qui se livrent à la contemplation apaisée de leur défaites et abandons.
Un homme, veuf depuis deux mois, propose dans sa conférence de rendre vie à l'Art de la Conversation, selon lui gravement menacé. Qu'il se présente comme un personnage risible autant que pathétique, que son deuil le détourne constamment de son sujet, que son projet soit chimérique et son discours déraisonnable, qu'importe. Ce qui compte, c'est son goût immodéré des principes qui régissent la Conversation et la vigilance qu'il porte aux périls qui compromettent sa pratique. Tour à tour mordant, sarcastique, cocasse, grandiloquent, mégalomane ou tendre, il va prononcer, devant un public médusé, un requiem ponctué d'axiomes où la disparition de son épouse et la mort annoncée de la Conversation se mêleront de très étrange manière.
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(livre indispensable).
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L'homme qui se raconte tout au long de ce livre est un être que rien ne prédisposait à parler de la sorte, à coups de sarcasmes et de citations, d'injures et d'envols lyriques, de phrases grand style et d'autres enragées. Il est vrai qu'il ne s'exprime pas directement devant le monde, mais dans l'espace muré d'une prison. Il est vrai qu'il a tué et que son crime a en quelque sorte délivré sa parole. Il peut désormais évoquer, avec un détachement ironique et cruel, son enfance saccagée ; les liens ambigus qui l'unissaient à sa femme et son métier de guide au musée de Port-Royal où des touristes en troupeaux venaient distraire leur ennui.
Roman
L'inspecteur Arjona, chargé par les Renseignements généraux d'infiltrer un groupe de délinquants, s'oblige à rédiger des rapports secrets à l'adresse de son ministre de tutelle. Mais deux éléments inopportuns perturbent la rédaction de ses écrits: l'abus de haschich auquel le contraignent ses mauvaises fréquentations, et la présence bouleversante, dans le groupe observé, d'une jeune personne prénommée Dulcinée. Et l'on va voir, insidieusement, le ton implacable et martial des premiers rapports s'adoucir, vaciller, s'amiévrir et se désordonner, jusqu'à complètement se retourner. Et notre inflexible agent des RG, être gagné, insidieusement, à la cause délinquante, et plus encore à la cause amoureuse. Cette ironique métamorphose donne à Lydie Salvayre l'occasion de fustiger avec une allègre férocité les tenants d'un Ordre renforcé contre ceux-là qui, petitement, le menacent. C'est l'occasion aussi pour elle d'écrire, car elle a un coeur, une histoire d'amour silencieuse et nocturne.
Suzanne, la narratrice, est depuis plus de trente ans l'employée exemplaire de monsieur Meyer et ne souhaite rien d'autre que cette servitude bien réglée. Mais désormais elle va devoir partager son territoire avec une nouvelle secrétaire, une femme vulgaire, mamelue, péremptoire et dont les idéaux petits-bourgeois choquent sa morale pudibonde et sa conception de la vertu. Au cœur de ce huis clos somme toute banal, les sournoiseries quotidiennes, les punitions, les petites batailles acharnées, dérisoires, prennent les dimensions d'une guerre civile. La gêne, l'antipathie, le dégoût deviennent obsession, haine, désespoir. Le délire puis la folie s'installent. Lydie Salvavre, à travers cette fable ironique et cruelle, fait de la vie de bureau le révélateur du cadre où se déroulent toutes nos guerres, petites ou grandes : la vie commune.
roman
La Compagnie des spectres. Deux femmes, la mère et la fille, vivent recluses dans un petit appartement. Survient, Maître Echinard, un huissier de justice chargé de procéder à l'inventaire de leurs biens avant saisie. Et c'est l'affolement. La mère, Rose, voit aussitôt dans cet intrus un milicien aux ordres de Darnand. C'est que pour elle le monde s'est arrêté en 43, l'Occupation dure encore, et Darnand, Pétain et les autres sont encore là. D'ailleurs elle leur parle, sans arrêt. Et les insulte, abondamment. La fille, Louisiane, se bouche les oreilles. Les élucubrations de sa mère, ses éclats, ses fracas, les spectres avec lesquels elle discute jour et nuit, les injures jetées au Maréchal qu'elle appelle Putain, tout cela l'exaspère. Devant l'homme de loi impassible, les deux femmes vont se livrer à de furieux soliloques et tisser le récit, aussi hilarant que monstrueux, de leurs batailles et de leurs douleurs, de leur mémoire et de leur peur.
roman
Il est des gens pour lesquels donner la mort n'est rien et la recevoir pas grand-chose. À Naples, on les appelle des "Camorristes" et, comme on les craint, on les respecte. Ils ont souvent le coeur sur la main, ce qui ne les empêche pas de garder le doigt sur la gâchette ! C'est dans cet univers impitoyable de passions et de sang que va débarquer un frêle Autrichien, doué pour le meurtre et la peinture. Il a de drôles de moeurs, un drôle de nom, et une façon terrifiante d'affronter la vie. De Vienne à Munich, de Naples à Cracovie, il va nous entraîner sur la route sanglante et désespérée qu'il s'est tracée. Quand vous aurez lu ce livre, ayez l'obligeance de ne pas en dévoiler la fin à vos amis. Ils ne vous le pardonneraient pas.