Les silences ou la vie d'une femme
roman
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Nous sommes en Mayenne, une maison à l'orée d'un village. Tout est silencieux, les volets fermés et la porte close. Nuit et Jour pourtant, sept amis en franchissent le seuil. Les uns après les autres, chacun son tour et chacun sa tâche. S'accomplit ainsi le serment de sept âmes vives à deux âmes sombres : la parole donnée pour retarder le deuil. Voici l'histoire d'un mystère et d'une fraternité.
roman
Roman
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Leçons de ténèbres
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Trilogie romanesque. La fausse biographie d'une femme célèbre, égérie de la Cinquième République française, qui tente de déboucher sur un tableau des détestables moeurs de la classe dirigeante française. Ereinté à juste titre par la critique, ce roman interminable, qu'on suppose à clefs, s'adresse au lecteur très intéressé par le "sérail socio-politique parisien", son arrivisme et ses turpitudes. Pour amateurs de digressions, associations, références.
roman
Amours de vacances ̉tous les paliers d'ǵes. "Lǧer, sensuel et nombriliste". [SDM].
roman
" Divorce ou séparation ? " Quand son mari prononce à mi-vois cette petite phrase, Catherine se demande si elle a bien entendu. " Divorce ou séparation " ? Comment imaginer qu'après vingt-cinq ans de mariage Francis ne lui laisse plus d'autre choix ? S'il n'avait jamais promis d'être fidèle (ils étaient " modernes ", n'est-ce pas ?), ne lui avait-il pas juré qu'elle était l'élue, l'âme sœur, qu'elle serait éternellement la préférée - sa " première épouse " ? Ils formaient un vrai couple ; avec leurs quatre enfants, une vraie famille. Des passades de Francis ils riaient ensemble, puisque toujours il lui revenait et que toujours elle pardonnait. De caprices en aventures, d'aventures en liaisons, et des liaisons à la bigamie, au fil des ans la première épouse a tout accepté. Quand il lui faut, l'âge venu, céder la place à une " jeune conquête ", ce n'est pas un homme qu'elle perd, mais les deux tiers de son passé. Du jour au lendemain la voici " veuve ", pire que veuve, car c'est un vivant qu'elle pleure, un vivant qui - tout au long d'une rupture douloureuse, d'un lent divorce, de trois années d'hiver et de glace - ne se laissera pas oublier... Dans ce roman où elle prête sa plume à l'amoureuse délaissée, Françoise Chandernagor nous parle de la passion conjugale et de l'échec amoureux avec un lyrisme contenu, une émotion poignante que souligne un style sobre et incisif. En changeant d'époque et de ton, l'auteur de l'Allée du Roi et de l'Enfant des Lumières conserve cette lucidité, cet art de l'analyse, qui ont déjà transporté des milliers de lecteurs.
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Chez Louise. C'est un petit café dans un village, où Yvonne revient, après quinze ans d'absence. Louise est morte et sa fille, comédienne à Paris, arrive le lendemain dans la maison de son enfance. Il fallait bien venir, mais le chagrin, comme les souvenirs, semblent loin. Pourtant, une inquiétude s'empare d'Yvonne, auprès de sa mère couchée là, et ne la quitte plus. La vieille voisine qui parle et qui pleure, l'amie d'enfance retrouvée, les fantômes d'hommes qu'on évoque : rien ne pourra distraire Yvonne de ce qu'elle découvre tout au long de cette veille. Des signes imperceptibles, des riens, la peau sur le lait... S'impose peu à peu la voix timide de Louise, qui cachait des tendresses sous une apparente raideur ; voix pudique dans le silence de la nuit. Avec une remarquable économie de moyens, Pierre Charras a traité un thème éternel - la mort de la mère - en lui donnant une acuité nouvelle, une émotion et une force dignes d'un grand écrivain.
roman
Et tout à coup, c'est lui. Sandrine est presque étonnée d'éprouver cette émotion, cette tendresse. Gabriel est assis, compact, comme s'il cherchait à esquiver un coup. Et en même temps, gracieux, innocent. Un chamois. Un chevreuil sur le qui-vive. Il a entendu un bruit inhabituel et sa vie va peut-être en dépendre. Pour lui, c'est le destin qui entre en gare. Il est seul au monde, fasciné par le train qui fonce sur lui, qui va quitter les rails, dévorer le quai, l'écraser contre le mur. Sandrine le regarde. Comme il est beau, tout de même. Comme on est beau quand l'essentiel a chassé les pesanteurs du jour. Ce Gabriel qu'elle aime, Sandrine veut le serrer contre elle. Elle va descendre de la rame, courir vers lui et lui dire à l'oreille «Tais-toi, tais-toi» de peur que ne se brise le cristal de la réconciliation. 19 secondes, 18 secondes, 17 secondes : un compte à rebours énigmatique accompagne la course du train. 12 secondes, 11 secondes : la tension croît, palpable, laissant planer l'imminence d'un drame. Que va-t-il se passer dans cette rame de RER nommée "Zeus" ? Vers quel destin inconnu emporte-t-elle ses voyageurs ? [Source 4e de couv.]
roman
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texte de l'édition originale (1849)
récit
" Ainsi, mes souvenirs reconstitués ne sont qu'illusion. J'aurai beau m'efforcer de faire vivre l'Algérie de Mamie, la réalité m'échappera toujours. Les traces se sont effacées, gommées par les ans, par la vie sans cesse réinventée. Alger se refuse à moi. Tel un mirage, elle se dérobe quand je crois la tenir. " Comment peut-on se sentir pied-noir en étant né après l'indépendance de l'Algérie ? Tiraillé par cette interrogation, Olivier Chartier part sur les traces de son arrière-grand-père, Amédée Froger, maire de Boufarik assassiné en 1956. De Paris à Boufarik, il va découvrir une réalité différente du mythe érigé par sa famille. Qui était Amédée ? Qui l'a tué ? Est-ce vraiment le FLN ? A travers ce récit se pose la question de la transmission de la mémoire et, au-delà, la recherche du paradis perdu de l'enfance.
le destin extraordinaire de Marie Casimire de La Grange d'Arquien, épouse de Jean III Sobieski, roi de Pologne
Un épisode de l'histoire de la Pologne raconté à travers le destin d'une jeune noble française qui vient y habiter à l'âge de cinq ans en 1646 et qui y mourra 70 ans plus tard après avoir été reine. Bien documenté.
roman
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Roman
[roman]
Sur la place, tout est calme; derrière les murs, les voix se sont tues. Ammal et Myriam apparaissent en même temps, venant de côtés opposés, vêtues de vêtements jaunes, couleur qui exclut le deuil et la désolation. L'une est musulmane, l'autre chrétienne. Elles sont amies depuis l'enfance et sont prêtes à échanger un baiser symbolique pour endiguer la discorde. Et voilà qu'un coup de feu interrompt le silence puis un cri ! En ce matin d'août 1975, Beyrouth est au seuil de la tragédie. C'est sur cette terre, celle de leurs ancêtres que Kalya et sa petite-fille Sybil ont choisi de se rencontrer pour la première fois. Le Liban. Une contrée de rêve aujourd'hui au bord de l'abîme, et qui risque de leur être fatale. Ammal, Myriam, Kalya, Sybil. Faut-il toujours des femmes pour sauver l'espoir?
roman
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roman
Chimo, adolescent timide et un peu romantique, est troublé par une ingénue perverse de banlieue, un "ange à langue de pute" (Chimo) qui l'initie à l'érotisme, parfois acrobatique (cf. la scène à vélo). Publiée sous un intrigant pseudonyme, l'oeuvre a suscité la curiosité et l'admiration de la critique française. Achmy Halley est furieux: il trouve ces "aventures érotico-banlieusardes insipides" et affirme que la "désolation péri-urbaine" y est décrite de l'extérieur, à coups de clichés.
roman
Pour éviter la nationalisation des étangs de Brière, il faut retrouver des lettres patentes qui en donnent la jouissance aux riverains. La mission est confiée à l'Aoustin, don Quichotte brutal traversé par une énergie sacrée. Le lyrisme sensuel du bocage breton.
récit
« Longtemps j’ai eu le temps. C’était quand ma mère vivait. J’étais désagréable avec elle, ingrat, méchant, je me disais : j’aime ma mère. Elle le sait ou elle finira bien par le savoir. J’ai le temps.(…) En attendant, le temps passait. Je rencontrais ma mère, je la blessais parce que tout en elle me blessait. Son esprit était droit, sa pensée juste, son élégance de bon goût, sa taille bien prise, son regard d’un bleu un peu gris était pur et me voyait. Et moi je n’étais pas digne de ce regard. » Un fils parle de sa mère, née à Vallorbe en 1910, morte le jeudi 15 février 2001, il regrette les méchantes pensées, l’indifférence, le temps de l’enfance évanouie trop vite. Sa mère, « le contraire de la vanité et du tapage », lectrice de la Fontaine au regard clair, et lui l’écrivain, l’excessif, le mauvais fils tapageur. Mais quand ce fils indigne s’appelle Jacques Chessex, alors c’est une relation forte, ambiguë, charnelle à la fois qui se noue avec sa mère. Tombeau et Résurrection, « fontaine de regret », violence et douceur, évocation pudique mais sans voile, ce livre autobiographique est l’un des plus beaux, des plus émouvants, de l’auteur. « Mère tu m’habites. Où es-tu dans ta mort ce matin ? ».
Gabriel Chevallier, que l'on reconnaît sous les traits de Jean Dartemont, raconte la guerre de 1914-1918 telle qu'il l'a vécue et subie, alors qu'il n'avait que vingt ans. Le quotidien des soldats - les attaques ennemies, les obus, les tranchées, la vermine - et la Peur, terrible, insidieuse, « la peur qui décompose mieux que la mort ». Parue en 1930, censurée neuf ans plus tard, cette oeuvre, considérée aujourd'hui comme un classique, brosse le portrait d'un héros meurtri, inoubliable.Voilà plus de trente ans qu'une exceptionnelle estime m'attache secrètement à ce livre. Roger Martin du Gard, 21 janvier 1956.La Peur de Gabriel Chevallier est un très beau, très vrai livre de guerre. Sa sincérité est totale, effrayante et parfois cynique. Pierre Scize, Le Canard enchaîné.Un témoignage peut-ètre encore plus terrifiant que Le Feu d'Henri Barbusse et Les Croix de bois de Roland Dorgelès. Bernard Pivot, Le Journal du dimanche.
roman
C'est au seizième siècle que le chevalier Agrippa de Coscas, bretteur et assassin sans scrupule, transperce le sein d'une étrange créature et qu'il en sort le fœtus mourant d'un ange ailé. Scellée dans une ampoule de verre, cette preuve par la chair de l'existence divine erre désormais de siècle en siècle. Le jour où Charles-Honoré Milo, chef du service du contentieux à la Providence, trouve chez un bouquiniste la confession d'Agrippa de Coscas, cet amateur de curiosités se mue en chasseur de surnaturel, en paladin métaphysique. Mais le diable veille, en la personne d'Isacaron, démon du second ordre. Comment fléchir Milo ? Comment détruire la confession de Coscas, le repenti ? Ruses, hallucinations, incendies, femmes fatales, Lilith aux yeux violets, excréments et crocodiles dans la cuisine, mais surtout, le Malin se sert d'une crécelle maléfique dont le bruit subjugue les volontés. Que le meilleur gagne ! Des guerres de religion à la Vendée sous la Terreur, du Garde-Meuble royal aux prisons de la Bastille, de Salonique occupée par les nazis à un balcon de Berchtesgaden, de Berlin à une cave parisienne, Milo et Isacaron pistent l'ampoule de verre. Mais battre le diable à son propre jeu, serait-ce possible ? Mêlant le fantastique et l'histoire de France, la sorcellerie et Internet, l'illusion de la vérité et les caprices de Satan, fouillant les recoins les plus obscurs de l'âme, Georges-Olivier Châteaureynaud part à la poursuite des anges. Dans un éclat de rire.