La fête des masques
roman
C'est Catherine Lara qui rythme les premières pages de ce roman, narquois et doux requiem érotique pour une société défunte. " Babylone, c'est la fête au château On va enfin changer de peau Les masques sont de trop Ils n'auront pas le dernier mot. " Le jour où Carla déguise son petit frère Carlos en jeune femme, elle ignore qu'elle le pousse vers la perspective la plus importante de sa vie : " En tout cas, il faut le dire, rien au monde n'avait produit sur et en moi un effet comparable à celui qui résulta de cette vaine attente, l'attente du pays d'Oscar Wilde. " Elle ignore aussi qu'il rencontrera Antonio, qui berce sa mère au son de sa voix : " Il se pencha sur elle et, comme d'habitude, c'est lui qui chanta pour l'endormir. Et, comme d'habitude, pénétrée par cette voix devenue sa richesse depuis des années, elle s'endormit. " Elle ignore enfin qu'il va s'enchanter de sa propre mort : " Sa décision de me tuer me réjouit donc, et, si je m'étais tué moi-même, comme je l'aurais frustré, cet enfant ! " Un savoureux badinage au cœur du crime.
Le diable et le condottiere
roman
A la jonction du Moyen Age et de la Renaissance, le jeune architecte Brunelleschi et son compagnon sculpteur Donatello quittent Florence pour Rome. Un récit baroque rempli d'événements et d'épisodes fantastiques et d'érudites conversations et réflexions.
Le règne animal
Nouvelles et contes
Le voleur de nostalgie
Sonates de bar
Le magasin des suicides
roman
Imaginer un magasin où l'on vend depuis dix générations tous les ingrédients inimaginables pour se suicider. Cette petite entreprises familiale prospère dans la tristesse et l'humeur sombre jusqu'au jour abominable où surgit un adversaire impitoyable : la joie de vivre dans la personne du petit dernier, Alan.
La double mort d'Angelo
roman
... On prétendit alors qu'Angelo avait été assassiné, un matin, à la terrasse d'un café de Saint-Germain-des-Prés. Mais comment se fait-il que certains témoins affirment l'avoir rencontré par la suite ? Et comment expliquer l'étrange concordance de ces témoignages avec les rêves de l'ethnologue Louis Desjardins ? On pourrait, sur ce sujet, broder bien des histoires. L'on s'en gardera car il n'est pas sûr que, dans cette affaire, la vérité soit taillée dans le vraisemblable. D'ailleurs, un très inquiétant homme d'influence - qui s'est mis en tête, allez savoir pourquoi, de faire coucher sa femme avec l'ethnologue - a son idée sur la question. Une idée perverse, plausible. A moins, bien sûr, que Louis Desjardins ne soit fou depuis longtemps. A moins qu'Angelo ne soit pas vraiment mort. A moins que Desjardins et Angelo...
La symphonie byzantine
roman
Au début du XVIIIe siècle, un singulier concours de circonstances précipite un jeune musicien au coeur d'une énigme qui, pour être résolue, devra tenir compte de trois indices : un tableau du Caravage dont tous les personnages, sauf un - Judas -, proviennent mystérieusement d'un autre tableau représentant une bande de brigands... Un Stabat Mater, dont l'auteur, en mourant, confie l'achèvement à son disciple... Le récit d'un certain Timon où l'on pourrait déchiffrer l'histoire d'une cité qui n'a peut-être pas existé. Un roman en trompe-l'oeil, qu'une géométrie secrète gouverne et propulse vers des paysages où l'auteur se retrouve en compagnie de Jorge Luis Borges.
La fin est mon commencement
un père raconte à son fils le grand voyage de la vie
Tiziano Terzani est une légende du grand reportage. Correspondant du Spiegel et du Corriere della Sera, vivant avec la population, dédaignant souvent l'avion pour le train ou le camion de fortune, il a été témoin de la chute de Saigon, du génocide khmer et de la Chine maoïste. Marqué par l'Inde et sa spiritualité, il s'est détaché de son métier durant les années 1990, pour se retirer dans une cabane et méditer sur la vie. Sentant la mort venir, ce père singulier a appelé son fils à ses côtés pour lui transmettre l'essentiel. Ce livre de dialogues complices entraîne le lecteur dans le tourbillon d'une vie hors du commun. Il aborde avec simplicité des questions graves, voyage allègrement dans notre Histoire récente, s'envole, rit, émeut. Immense succès en Italie et en Allemagne, le livre s'est vendu à plus d'un million et demi d'exemplaires depuis sa parution, ce texte rare passionnera toutes les générations. Il donne envie de s'inventer une vie hors des sentiers battus.
Darling
roman
Un soir, une jeune femme aborda Jean Teulé... Un soir, une jeune femme aborda Jean Teulé. Curieusement affublée, elle semblait sortir d'un sketch des Deschiens mais son regard, sa démarche et son assurance gouailleuse intriguèrent l'écrivain. Elle dit s'appeler Darling, vouloir raconter son histoire afin qu'il en tire un livre. Elle estimait qu'ils rendraient tous les deux un grand service à leurs contemporains en montrant qu'on peut toujours s'en sortir en dépit de la violence et des catastrophes qui vous tombent sur la tête. En écoutant le récit de Darling, Jean Teulé a entendu l'éternelle lamentation de ceux qui traversent les déserts abominables des vies sans affection, sans respect, sans ressource. Mais il a discerné aussi la voix d'une personnalité étonnante, la voix d'une femme capable de dévisager le malheur avec insolence et d'en parler avec des mots étonnamment justes. De son frère, mort bizarrement dans un accident de la route, elle dira : Quand je l'ai vu, la tête transpercée par une barre de fer tombée d'un camion, j'ai trouvé qu'il ressemblait à un joueur de baby-foot. Succession de coups durs, de rebuffades, d'humiliations, de rêves salopés, de tortures morales et physiques, sa vie a été une longue et lente chute sur le toboggan social d'une France impitoyable, descente aux enfers dont chaque étape lui a laissé une cicatrice incurable. Jean Teulé n'a pas voulu écrire une biographie, il a tenté de rendre, à travers l'écriture romanesque, la trajectoire baroque et tragique d'une femme exceptionnelle que le sort accable, que la société ignore et méprise et qui, pourtant, continue inlassablement à se battre pour redonner à sa vie une cohérence et un but. Grâce à ce roman tendre et terrible, drôle aussi, Jean Teulé – dont le premier livre Rainbow pour Rimbaud a rencontré un immense succès – confirme toute la profondeur et la richesse de son talent.
Entrez dans la danse
roman
Une étrange épidémie a eu lieu dernièrement Et s'est répandue dans Strasbourg De telle sorte que, dans leur folie, Beaucoup se mirent à danser Et ne cessèrent jour et nuit, pendant deux mois Sans interruption, Jusqu'à tomber inconscients. Beaucoup sont morts. Chronique alsacienne, 1519.
Frères d'armes
roman
Le Testament D'olympe
roman
La vie ensemble
La guerre des fleurs
Roman
Charly 9
roman
Charles IX fut de tous nos rois de France l'un des plus calamiteux. À 22 ans, pour faire plaisir à sa mère, il ordonna le massacre de la Saint- Barthélemy, qui épouvanta l'Europe entière. Abasourdi par l'énormité de son crime, il sombra dans la folie. Courant le lapin et le cerf dans les salles du Louvre, fabriquant de la fausse monnaie pour remplir les caisses désespérément vides du royaume, il accumula les initiatives désastreuses. Transpirant le sang par tous les pores de son pauvre corps décharné, Charles IX mourut à 23 ans, haï de tous. Pourtant, il avait un bon fond.
Le Montespan
roman
Au temps du Roi-Soleil, avoir sa femme dans le lit du monarque était pour les nobles une source de privilèges inépuisable. Le jour où Louis XIV jeta son dévolu sur Mme de Montespan, chacun, à Versailles, félicita le mari de sa bonne fortune. C'était mal connaître Louis-Henri de Pardaillan, marquis de Montespan. Gascon fiévreux et passionnément amoureux de son épouse, Louis-Henri prit très mal la chose. Dès qu'il eut connaissance de son infortune, il orna son carrosse de cornes gigantesques et entreprit de mener une guerre impitoyable contre l'homme qui profanait une union si parfaite. Refusant les honneurs et les prébendes, indifférent aux menaces répétées, aux procès en tous genres, aux emprisonnements, à la ruine, aux tentatives d'assassinat, il poursuivit de sa haine l'homme le plus puissant de la planète pour tenter de récupérer sa femme. Il fallait le talent et La verve de Jean Teulé pour rendre hommage à cet oublié de l'Histoire - personnage hors du commun - qui, l'un des tout premiers, osa affronter à visage découvert le pouvoir absolu de son époque.
Le voyage de Yann
Il suffit de quelques secondes pour glisser à douze ans sous un RER. Il faut le reste de sa vie pour expier le malheur. Yann a refusé. De sa révolte, à l'hôpital Necker, après deux amputations, trois arrêts cardiaques, assez d'opérations pour se voir inscrit au Livre Guinness des records, il s'est accroché à la reconquête de son corps en morceaux. Sur une jambe, fort du miracle d'être en vie, il a bondi après cette renaissance. Son frère aîné qui a assisté à l'accident, sa mère qui l'a veillé jour et nuit, son père dont l'existence ne sera plus la même, la compagne de celui-ci, qui sut soigner son âme et ses chairs meurtries, tous l'ont accompagné comme ils pouvaient. Ce fut une longue et périlleuse navigation au propre comme au figuré entre les récifs de ce bout du monde qui devient le bout des mondes. Une étrange océanothérapie parmi des êtres familiers des tempêtes. L'enfant amputé en sortira avec son brevet de vie. Revenu de la mort, il est le pionnier d'un monde nouveau. Chaque jour il est prêt à forcer la porte d'un nouveau destin. Si vous êtes en panne d'espoir, passez une heure avec lui. Il n'en a pas fini avec les défis.
Les adieux à la reine
roman
Nous sommes à Vienne, en 1810, dans une ville humiliée et ruinée par la victoire de Napoléon. Une femme, Agathe-Sidonie Laborde, ancienne lectrice de Marie-Antoinette, se souvient de Versailles et, plus précisément (parce que c'est pour elle une hantise), des 14, 15 et 16 juillet 1789, jours d'effondrement durant lesquels, Louis XVI ayant cédé sur tout, les intimes de la famille royale et une grande partie de la Cour se dispersent. Agathe elle-même s'est enfuie alors, dans la nuit du 16, avec la famille de Polignac. A travers une reconstitution minutieuse et fébrile de ses dernières heures à Versailles, Agathe découvre la force de sa fascination pour la Reine et la beauté émouvante et singulière du monde qu'elle s'était créé. Un monde placé sous le signe du luxe et de l'élégance, de l'obsession du détail, du goût des espaces protégés, un univers brillant de toutes les apparences du bonheur, sauf que le désir comme l'amour n'y avaient pas de voix pour se dire. Mais est-ce le drame de la Reine ou celui de sa lectrice ?
Agaguk
Les vendeurs du temple
Livres hebdo
Dernier verre au Danton
Le passeur de lumière
Nivard de Chassepierre maître verrier
De beroemdste glasschilder van het middeleeuwse Europa wordt uitgedaagd het onmogelijke te presteren.
Café panique
Mon amie Nane
Roman
Gaspard, Melchior & Balthazar
Le vent paraclet
Autobiographie intellectuelle de Michel Tournier, faite de souvenirs, de commentaires sur son oeuvre et de réflexions. En particulier l'auteur "évoque chacune de ses étapes littéraires et nous livre sur ses différents romans des sources précieuses d'information". Un livre-confession qui en divers endroits devient le journal de bord d'un moraliste pour qui la littérature doit avoir deux vertus majeures: l'humour et la célébration. Ouvrage de première valeur. [SDM].
Les sept couleurs du vent
" Je cherche dans mes livres d'histoire une figure qui te ressemble : un artisan de l'errance, un arpenteur des vents qui, comme toi, s'est battu à coups d'outils pour le triomphe d'un chant d'amour. Ca fait peu de tapage, un chant d'amour. Et même quand il est porté par l'écho, il ne pèse pas trois plumes dans la marche de l'univers... " L'artisan à qui l'abbé Vernay adresse ce mot est son frère de lait, Sylvain Chantournelle, compagnon charpentier qui nourrit un rêve sans mesure : construire et promener de grandes orgues sur terre et sur mer, avec l'espoir secret que les traînées de musique qu'il répandrait de par le monde apaiseraient la folie meurtrière de son temps.
Un cannibale très convenable
Thomas Baudouin, français par sa mère et surtout par sa grand-mère Mado, américain par son père, Papa Dad, est un étudiant heureux de U.C.L.A., fasciné par son professeur de littérature comparée, Richard Baynes, et charmé par son copain noir, Pitch. Son service militaire au Vietnam sera plus qu'un intermède. La guerre, il la voit de loin, presque en touriste, bien installé au service de presse de l'armée américaine. Mais cette guerre, c'est aussi pour lui la découverte de l'horreur, la mort de Pitch, son frère, et une initiation amère au monde des adultes. De retour à la vie civile, Thomas reprend ses études, épouse Kate dont il a un fils, voyage, s'essaie à l'enseignement, rêve une oeuvre littéraire. Il écrit, effectivement, mais dans les journaux. Il quitte les Etats-Unis pour la France où il devient correspondant, et Kate restée à Los Angeles pour Mathilde. Il quitte enfin la presse écrite pour la télévision. Un autre regard sur le monde, sur le Vietnam où il retourne, sur l'Afrique en feu, sur le monde politique, sa pâture de journaliste... il a perdu le temps et le goût du rêve. Du pouvoir il découvre et l'attrait et les compromis. "Sais-tu à quoi les gens de ton espèce me font penser ? demande Richard Baynes à Thomas. Au Queequeg de Moby Dick : Malgré tous ses tatouages, c'était, dans l'ensemble, un cannibale très convenable. Tu es propre et convenable, présentable et de bonne compagnie. Mais comme tous les journalistes, tu dévores tes semblables tout crus. Et, tu ne t'en rends pas compte, tu te dévores toi-même."
J'ai vécu en ces temps
roman
Decembre 1943... Dans le Rouen-Paris qui le mène vers sa nouvelle affectation, le capitaine Rainer Wunder, 28 ans, officier de liaison de l'Armée de terre auprès de la Luftwaffe, après deux ans sur le front russe et une blessure, rencontre Hanna Ollenstein, 32 ans, Allemande, juive, communiste et résistante, qui prétend ètre Alsacienne et sonde les militaires Allemands dans les trains et les cafés.Cette histoire d'amour -- cinq jours et six nuits d'un bonheur absolu pour Rainer -- s'inscrit dans l'Histoire. Olivier Todd, narrateur de ce roman, mèle à cette fiction ses souvenirs d'occupation, des lettres et des journaux intimes. Il a également traqué des témoins et lui, qui avait alors une quinzaine d'années, raconte le lycée, ses premières amours, sa mère communiste, tout cela entremèlé d'autres souvenirs et enquètes menés après la guerre.Dans l'étrange atmosphère de ce Paris occupé, trahisons, arrestations et dangers de mort constants donnent à la narration une intensité particulière. A côté des personnages fictifs, on croise Picasso, Sartre, Florence Gould, Robert Desnos...
Des persiennes vert perroquet
"Amoureux de la belle Madame de Chasteller, Lucien Leuwen s'asseyait chaque nuit sur une borne, face à ses persiennes vert perroquet et fumait de petits cigares en pensant à elle - sans savoir qu'à l'abri de ces mêmes persiennes, Madame de Chasteller, qui l'aimait déjà " de toutes les forces de son âme", respirait à travers un tuyau de papier réglisse "qu'elle portait à ses lèvres comme Leuwen faisait de ses cigares".Je suis ici comme Leuwen sur sa borne, face à des persiennes fermées. Au hasard des rencontres et des curiosités, dix femmes vont s'y asseoir l'une après l'autre. Je n'ai pas de petit cigare. Elles n'ont pas de papier réglisse et le jeu s'inverse. C'est à moi d'entendre leur souffle et de respirer avec elles." Jacques TournierJacques Tournier, traducteur de Carson MacCullers et de Francis Scott Fitzgerald, a notamment publié : Retour à Nayack (Complexe), Jeanne de Luynes (Mercure de France) et Promenades Café (Belfond). Son dernier roman, La Maison déserte, est paru chez Calmann-Lévy en 1998.
Gilles & Jeanne
récit.
Les météores
LA Goutte D'or
Le coq de bruyère
contes et recits
Comment le Père Noël donnerait-il le sein à l'Enfant Jésus ? L'Ogre du Petit Poucet était-il un hippie ? Un nain peut-il devenir un surhomme ? Est-il possible de tuer avec un appareil de photographie ? Le citron donne-t-il un avant-goût du néant ? A ces questions - et à bien d'autres plus graves et plus folles encore - ce livre répond par des histoires drôles, navrantes, exaltantes et toujours exemplaires.
Le médianoche amoureux
C'étaient des statues sculptées dans le sable, d'une étrange et poignante beauté. Les corps se lovaient dans une faible dépression, ceints d'un lambeau de tissu gris souillé de vase. On songeait à Adam et Eve avant que Dieu vînt souffler la vie dans leurs narines de limon. Le rocher de Tombelaine émergeait de la brume. Suspendu comme un mirage saharien au-dessus des nuées, le Mont-Saint-Michel brillait de toutes ses tuiles vermeilles, de tous les vitraux de sa pyramide abbatiale.
Eleazar
En 1845, le pasteur Eléazar quitte son Irlande natale avec sa femme et ses deux enfants pour émigrer en Amérique, comme des milliers de ses compatriotes chassés par la grande famine. Débarquant en Virginie, il entreprend la traversée du continent pour gagner cette Californie qui se confond pour beaucoup avec la Terre promise. Parvenu dans le désert du Colorado, il lui semble qu'un voile se déchire devant ses yeux et qu'il lit pour la première fois la Bible. Sa propre aventure s'éclaire à la lumière du destin grandiose de Moïse. Il comprend que le drame de Moïse, c'était son déchirement entre le Buisson ardent, symbole du sacré, de la voix Yahweh, et les sources que ne cessent de lui réclamer les Hébreux pour leurs femmes, pour leurs enfants, leur bétail et leurs cultures. Un choix tragique s'impose entre la Source et le Buisson.
Fuir
[roman]
Paroles de laine
Un objet de beauté
La Grosse Femme, Thérèse, Edouard, Pierrette, Marcel : les lecteurs de Michel Tremblay connaissent bien tous ces personnages attachants dont les destins croisés tissent, depuis bientôt vingt ans, les Chroniques du Plateau Mont-Royal. Avec Un objet de beauté, une nouvelle pierre est ajoutée à l'édifice. A Montréal, au mois de mars 1963, alors que l'hiver donne ses derniers assauts, Marcel, un grand enfant de vingt trois ans, apprend que sa tante Nana est atteinte d'une grave maladie et que ses jours sont comptés. Comment cet enfant-fou, à la sensibilité exacerbée, habité par des visions et qui mène contre le réel une lutte dérisoire et permanente, réagira-t-il à ce nouveau coup du sort ? Avec ce sixième tome des Chroniques du Plateau Mont-Royal, Michel Tremblay fait une grande joie à ses lecteurs. Dans cet univers de désespoir tranquille, la résignation le dispute à l'âpre désir de s'élever et de rompre avec la spirale des éternels recommencements. Cependant, par la grâce et la tendresse du romancier, les Marcel, Albertine et Nana sont rachetés et accèdent à une grandeur qui les dépasse. Un objet de beauté jette les éclats sombres d'un grand roman ?
La grosse femme d’à côté est enceinte
La duchesse et le roturier
La cité dans l'oeuf
roman
Un ange cornu avec des ailes de tôle
récits
Le premier quartier de la lune
roman
Le 20 juin 1952, sur la rue Fabre. Avec le fils de la grosse femme, âgé de neuf ans, et son cousin épileptique, de cinq ans son aîné. Beaucoup de choses qui arrivent le même jour: l'été et le malheur (lequel des deux enfants survivra jusqu'au monde adulte?). Un réalisme dont la composante principale est l'exactitude dans l'émotion. Un roman très réussi, quoique sur le "mode mineur" et avec des redites, qui clôt le premier cycle des Chroniques du Plateau Mont-Royal. [SDM].
