Adieu sidone
Le courrier de saigon
Le maître de bao tan
Seules les larmes seront comptées
roman
Parvenu à l'heure des bilans, le narrateur, directeur d'hôpital, se souvient que, trente ans auparavant, on avait exhibé devant les étudiants, dans un amphithéâtre déjà vétuste, aujourd'hui disparu, sa mère, presque mourante, un écriteau sur la poitrine. Et d'autres souvenirs reviennent qui font affleurer quelques figures d'Argentins : Gabriel, le kinésithérapeute aveugle, Nicolas, le frère, et même Eva Perón, haranguant du haut d'un tracteur une foule de miséreux. Mais très vite, sur la scène de la mémoire, c'est l'extravagant M. Moralès qui s'impose. Ancien grand couturier, tour à tour avide d'absolu et succombant à l'abjection, il entraîne dans son sillage un cortège d'excentriques. Seul le souvenir de la mère, une femme aux yeux gris, pénétrée de la sagesse des humbles, revient apaiser le tumulte de la mémoire. Et les ombres, enfin, peuvent se dissiper.
Le salon ovale
nouvelles et contes baroques
Une saison de la vie d’emmanuel
Réimpression d'un roman publié en 1965. Une vision sombre, étrange et personnelle. La vie et les pensées d'un jeune homme qui n'est qu'intelligence et sensibilité, résilience et innocence. Un grand travail de tendance réaliste, centré sur la vie d'une famille québécoise pauvre dominée par une grand-mère toute-puissante. Prix Medici’s 1966. Prix France-Canada de la même année. [SDM].
Après coup
Le dernier homme
Pour quelques-uns, il était d'un abord étrangement facile ; pour d'autres, environné d'une innocence merveilleusement lisse au-dehors, mais au-dedans faite de mille arêtes d'un cristal très dur, de sorte qu'à la moindre tentative d'approche, il risquait d'être déchiré par les longues et fines aiguilles de son innocence. Il était là légèrement en retrait, parlant très peu, avec des mots très pauvres et très ordinaires ; il était presque enfoncé dans le fauteuil, d'une immobilité gênante, ses grandes mains pendant, fatiguées, au bout des bras. On le regardait cependant à peine ; on se réservait de le regarder pour plus tard. Quand je me le représente ainsi : était-ce un homme brisé ? depuis toujours sur son déclin ? Qu'attendait-il ? Qu'espérait-il sauver ? Que pouvions-nous pour lui ? Pourquoi aspirer si avidement chacune de nos paroles ? Es-tu entièrement abandonné ? Ne peux-tu parler pour toi ? Devons-nous penser à ton défaut, mourir à ta place ?
Paul-Émile et Émily
[roman]
Un singe en hiver.
Monsieur jadis
La difficulté d’aimer
La vallée des roses
Le fils
Les yeux noirs
Ultimatum
La servante du Seigneur
Mon compagnon de songes
Une ombre
Sabinus
Les tigres de papier
La cerise
Le café du pauvre
roman.
Les combattants du petit bonheur
«Ça faisait maintenant six mois que j'étais branché avec la Résistance. Le grand moment de ma vie, je me figurais. Jusque-là, ça s'était poursuivi cahin nos salades de terrain vague, nos conciliabules, nos propos en l'air. On parlait de rejoindre les Anglais, ça nous semblait le remède de tous nos maux... la vie trop monotone, les restrictions, la dépendance des adultes, la chtourbe ! Tout nous paraissait beau une fois pris le large. J'essaie aujourd'hui de me revoir exact... maigre, boutonneux, va de la gueule... me comprendre. Si je vire le schéma de l'esbroufe, la légende qu'on entretient... j'aperçois, je perçois un zèbre difficile à saisir. Il m'emmerde plutôt de mon point de vue actuel. Il dit n'importe quoi... il se fait piéger... il risque de mourir pour rien du tout. La vie c'est pourtant sa seule richesse... les plaisirs à prendre, le bon air qu'on respire le jour où l'on sort d'une prison, d'un hôpital... le coup qu'on va boire quand il fait soif... la femme qui se déloque, qui s'offre... les courts instants de bonheur qui vous réconcilient avec l'existence toujours ! C'eût été vraiment trop bête, trop abominable de se faire étendre pour le droit d'être sur le monument aux morts, pour la gloire du Général, pour des lendemains qui doivent chanter et qui finissent par pleurer des larmes de sang.» Alphonse Boudard.
La porte nour
L’enfant de bohème
Fouette cocher
Les vertus de l’enfer
Le garçon sur la colline
L’itineraire du fou
Les dames galantes
Fantôme d'une puce
Encore un peu de temps
L'absence
roman
"... Claude ne viendra pas. S'il venait j'entendrais son pas, de très loin, son pas hésitant, il suspendait le pied gauche au moment de le poser, il retardait son pas comme s'il réfléchissait, il semblait boiter, je reconnaîtrais son souffle, son souffle trop lent, son coeur trop lent, son coeur d'enfant blessé, déjà blessé d'être né. Chaque geste, chaque mot le déchirait, il était trop intelligent, trop sensible, nous n'avons pas su le protéger, nous ne l'avons pas même rencontré. Il voyait mal parce qu'il regardait trop loin, son regard toujours au-delà, je parle, il écoute, il fait semblant d'écouter, il comprend mieux que s'il écoutait, il se lève, il m'embrasse sur la tempe, il balance entre la tendresse et la courtoisie, il s'en va, il se retourne, il me regarde encore, cette manière de vous rassurer, de vous consoler, lui il était inconsolable..." Le premier vendredi de novembre, Claude Hartmann est parti pour Venise, emmenant sa mère mourante. Dix jours ils ont vécu ensemble, dix jours, une vie. Elle est morte. Il a disparu. Ainsi commença, ou finit, son absence...
Un enfant sage
Un coupable
Fils d'un père breton, dune mère algérienne, Ali-François Caillou, étudiant en droit, a été arrêté dans une manifestation pacifiste, inculpé de violences à agent, incarcéré à la prison de la Santé. La Justice l'a pris par hasard, elle le garde, elle le juge. Nulle perversion dans le fonctionnement de la machine judiciaire, dont ce livre est la scrupuleuse radiographie. Elle va honnêtement son train, selon ses habitudes, avec ses préjugés. Au bout du chemin elle broie l'innocent.
Nadja
L' amour fou
Week-end de chasse à la mère
roman
J'ai oublié de vous dire...
" Pourquoi écrire une suite au Ruisseau des singes ? Parce que, une fois le mot "fin" écrit au bas du livre, des milliers d'autres souvenirs me sont revenus à l'esprit et que j'avais envie à nouveau de vous les faire partager. Parce que, c'était évident, j'avais oublié de vous dire... " Ce que nous conte aujourd'hui Jean-Claude Brialy, c'est l'histoire d'une vie bien remplie, avec ses folies, ses tristesses et ses colères, avec ses belles rencontres et ses joyeuses complicités. Qu'ils soient célèbres ou inconnus, qu'ils se nomment Gabin, Trenet, Barbara, Cocteau, Noureïev ou Arletty, qu'il s'agisse d'un dîner intime ou d'un tournage, ce ne sont pas des stars qui se montrent, ce sont les rencontres magiques d'un homme hors du commun qui évoque sous un angle personnel et chaleureux de nouveaux rendez-vous inoubliables...
Une saison blanche et sèche
roman
Une saison blanche et sèche est le quatrième roman d'André Brink. Interdit dès sa publication en Afrique du Sud, il fut traduit dans une dizaine de langues. Ecrit dans le style somptueux, riche de couleurs et d'images, d'Au plus noir de la nuit, c'est l'oeuvre la plus significative, la plus engagée, la plus achevée, d'un très grand romancier. Le type même du roman complet, construit, partant d'une intrigue passionnante mais anecdotique, pour aboutir aux problèmes fondamentaux : les libertés individuelles, le droit de disposer de soi, l'incommunicabilité entre les races, entre les classes sociales, l'illusion du combat solitaire. Un grand livre, d'une écriture généreuse et courageuse, qui se lit d'une traite en haletant.
Biguine blues
roman
Le Cercle des femmes
roman
" Je rejoins Maman dans la maison fraîche. Elle poursuit son patient travail de tri : le tas des choses à jeter, le tas des choses à conserver, le tas des choses pour lesquelles on verra plus tard. Qu'est-ce qu'il m'a pris de me mettre à quatre pattes pour regarder sous la grande armoire ? Ma main a tiré à elle une énième boîte à chaussures. J'ai soufflé la pellicule de poussière qui recouvrait son couvercle avant de le soulever. " Réunies durant quelques jours à la campagne à l'occasion des funérailles de leur aïeule et amie, quatre générations de femmes partagent leur intimité et leur deuil. La jeune Lia découvre par inadvertance un secret de famille jalousement gardé pendant soixante ans. Ces révélations risquent-elles de déclencher un cataclysme au sein de cette tribu très attachante ? Roman initiatique, Le Cercle des femmes explore avec délicatesse les mécanismes inconscients de transmission de mères en filles et nous offre une galerie de personnages aussi touchants que fantasques.
Le palais des claques
roman
Les voleurs de beauté
roman
La beauté est-elle un crime ? Faut-il punir les êtres superbes de nous infliger le spectacle de leur perfection ? Nous sommes le 15 août au service de garde de l'Hôtel-Dieu. Mathilde, une jeune interne en psychiatrie, reçoit l'étrange confession d'un patient, Benjamin, au visage dissimulé par un masque de tissu. Un soir d'hiver, Benjamin et sa fiancée Hélène, pris par une tempête de neige à la frontière franco-suisse, doivent se réfugier dans une ferme du Jura. Un curieux trio les accueille : un avocat affable aux allures de vieux beau, son épouse, une matrone vénéneuse, et leur homme à tout faire, domestique empressé. Tous trois leur prodiguent réconfort et douceurs. Peu à peu, le refuge se transforme en prison. Le couple ne parvient pas à quitter la maison de ses bienfaiteurs. Ceux-ci seraient-ils des Barbe-Bleue déguisés en citoyens ordinaires ? Que trament les comparses dans cette bâtisse isolée en pleine montagne ? Quand le récit s'achève, Mathilde est partagée entre la curiosité et la répulsion. Va-t-elle succomber au désir d'en savoir plus ? Baroque, angoissant, les Voleurs de beauté renoue avec cette écriture de la cruauté qui était celle de Lune de fiel.
