Meurtre à l'Élysée
Jean Duchateau
Jean Duchateau
Ces mémoires furent en partie publiées dans la "Revue de Paris" de 1905 et dans le "Bulletin de la Société archéologique du Finistère" de 1963. Tour à tour mendiant, vacher, soldat, cultivateur, assureur, débitant de tabac, miséreux, J.-M. Déguignet (1834-1905) apporte une vision décapante de la Bretagne du XIXe siècle.
roman
« La carte postale est arrivée dans notre boîte aux lettres au milieu des traditionnelles cartes de vœux. Elle n'était pas signée, l'auteur avait voulu rester anonyme. Il y avait l'opéra Garnier d'un côté, et de l'autre, les prénoms des grands-parents de ma mère, de sa tante et son oncle, morts à Auschwitz en 1942. Vingt ans plus tard, j'ai décidé de savoir qui nous avait envoyé cette carte postale, en explorant toutes les hypothèses qui s'ouvraient à moi. Ce livre m'a menée cent ans en arrière. J'ai retracé le destin romanesque des Rabinovitch, leur fuite de Russie, leur voyage en Lettonie puis en Palestine. Et enfin, leur arrivée à Paris, avec la guerre et son désastre. J'ai essayé de comprendre pourquoi ma grand-mère Myriam fut la seule qui échappa à la déportation. Et d'éclaircir les mystères qui entouraient ses deux mariages. Le roman de mes ancêtres est aussi une quête initiatique sur la signification du mot "Juif' dans une vie laïque. »--Page 4 de la couverture.
roman
"Florence, 1557. Le peintre Pontormo est retrouvé assassiné au pied des fresques auxquelles il travaillait depuis onze ans. Un tableau a été maquillé. Un crime de lèse-majesté a été commis. Vasari, l'homme à tout faire du duc de Florence, est chargé de l'enquête. Pour l'assister à distance, il se tourne vers le vieux Michel-Ange exilé à Rome. La situation exige discrétion, loyauté, sensibilité artistique et sens politique. L'Europe est une poudrière. Cosimo de Médicis doit faire face aux convoitises de sa cousine Catherine, reine de France, alliée à son vieil ennemi, le républicain Piero Strozzi. Les couvents de la ville pullulent de nostalgiques de Savonarole tandis qu'à Rome, le pape condamne les nudités de la chapelle Sixtine. Perspective(s) est un polar historique épistolaire. Du broyeur de couleurs à la reine de France en passant par les meilleurs peintres, sculpteurs et architectes, chacun des correspondants joue sa carte. Tout le monde est suspect."--Page 4 of cover.
roman
« Aurélien est directeur du département des Peintures du Louvre. Cet intellectuel nostalgique voit dans le musée un refuge où se protéger du bruit du monde. Mais la nouvelle présidente, Daphné - une femme énergique d'un pragmatisme désinhibé -, et d'implacables arguments marketing lui imposent une mission aussi périlleuse que redoutée : la restauration de La Joconde. À contrecœur, Aurélien part à la recherche d'un restaurateur assez audacieux pour supporter la pression et s'attaquer à l'ultime chef-d'œuvre. Sa quête le mène en Toscane, où il trouve Gaetano, personnalité intense et libre. Face à Monna Lisa, l'Italien va confronter son propre génie à celui de Vinci, tandis que l'humanité retient son souffle... Ce roman au style vif porte un regard acéré sur la boulimie visuelle qui caractérise notre époque, sur notre rapport à l'art et notre relation au changement. Paul Saint Bris met en scène une galerie de personnages passionnants en action dans le plus beau musée du monde. Jusqu'au dénouement inattendu, il démontre, avec humour et brio, que l'allègement des vernis peut tout autant bénéficier aux œuvres qu'aux êtres qui leur sont proches. »--Quatrième de couverture.
"Un mort. Deux disparus. Trois femmes amoureuses. Un corps est retrouvé dans la vallée de la Meuse, au coeur des Ardennes. Accident, suicide, meurtre ? La révélation de l'identité de la victime plonge la capitaine Katel Marelle dans la sidération.Renaud Duval menait-il... trois vies par semaine ? Trois femmes attendent son retour. Chacune revendique d'être son unique amour. Ensemble, elles vont tenter de percer l'énigme d'une impossible triple vie... Mais comme dans un théâtre d'illusions, des ombres rôdent, prêtes à se venger. Qui sait la vérité ? Qui manipule ? Qui tire les ficelles ? Méfiez-vous des fils invisibles..." --
roman
Une si longue lettre est une œuvre majeure, pour ce qu'elle dit de la condition des femmes. Au cœur de ce roman, la lettre que l'une d'elle, Ramatoulaye, adresse à sa meilleure amie, pendant la réclusion traditionnelle qui suit son veuvage. Elle y évoque leurs souvenirs heureux d'étudiantes impatientes de changer le monde, et cet espoir suscité par les Indépendances. Mais elle rappelle aussi les mariages forcés, l'absence de droits des femmes. Et tandis que sa belle-famille vient prestement reprendre les affaires du défunt, Ramatoulaye évoque alors avec douleur le jour où son mari prit une seconde épouse, plus jeune, ruinant vingt-cinq années de vie commune et d'amour. La Sénégalaise Mariama Bâ est la première romancière africaine à décrire avec une telle lumière la place faite aux femmes dans sa société.
Le récit d'un enfant du XXe siècle déchiré entre la violence et le courage, à qui son père a inculqué l'obsession de gagner du temps pour vivre pleinement sa jeunesse, ses amours, ses combats et sa liberté. Premier roman.
J'ai toujours eu envie d'écrire des livres dont il me soit ensuite impossible de parler, qui rendent le regard d'autrui insoutenable. Mais quelle honte pourrait m'apporter l'écriture d'un livre qui soit à la hauteur de ce que j'ai éprouvé dans ma douzième année.
"En 1999 débutait le casting pour trouver le jeune garçon qui allait interpréter Harry Potter et qui, par la même occasion, deviendrait mondialement célèbre. Des centaines d'acteurs furent auditionnés. Finalement, il n'en resta plus que deux. Ce roman raconte l'histoire de celui qui n'a pas été choisi"-- Page [4] of cover.
récit
Récit d'un périple accompli par voie terrestre et maritime à travers une grande partie de l'Asie qui correspond à la voie suivie par le bouddhisme. L'itinéraire fourmille d'anecdotes et de rencontres. Il constitue également pour l'auteur une façon de rendre vivantes les principales valeurs de l'Asie qui marquent de plus en plus l'Occident.
roman
"Au XIXe siècle naît à l'île de La Réunion un garçon créole: Edmond. Ses parents aimeraient que leur fils grandisse aux abords des champs de canne à sucre, des rires plein le cœur, l'esprit entièrement libre. Le malheur en décide autrement. D'abord, il fait d'Edmond un esclave. Dans la foulée, un orphelin. Après, un garçonnet analphabète. La vie s'annonce infernale, mais l'enfant a un talent sans pareil: celui de déjouer les pronostics. Recueilli et élevé par un botaniste amoureux d'orchidées, Edmond est un prodige dès qu'il met les pieds dans un jardin. 1841. Âgé de douze ans, vif et rusé comme quatre, Edmond fait l'une des plus extraordinaires découvertes du monde: un nouveau fruit, un nouvel arôme, le plus savoureux, le plus connu, le plus aimé qui soit au XXIe siècle encore! Le fruit le plus rare raconte les aventures rocambolesques d'Edmond, maillon d'une chaîne qui unit le Mexique, l'Espagne, la France et La Réunion, autour d'un petit fruit pas comme les autres. Et voici donc une histoire vraie, amère, délicieuse et envoûtante."--
L'appel d'une éleveuse
Quand Noémie lui dit qu'elle élève maintenant des cochons dans le Gers, Clément décide d'aller voir de ses propres yeux. Il en était resté à Sciences Po, Hong Kong, Londres, la carrière... et il découvre son ancienne camarade, dans la ferme collective où elle s'est installée, en train d'aider une truie à mettre bas au plus froid de la nuit, il l'accompagne dans les ténèbres de l'abattoir et sous les néons de l'atelier où elle découpe les carcasses, bouchère parmi les bouchers. Clément, qui est plutôt végétarien, se pose des questions sur l'élevage à l'heure où le climat se dérègle. Témoin du corps-à-corps de Noémie avec la terre, avec l'animal, avec la vie, avec la mort, il appréhende la complexité d'un sujet trop souvent réduit au débat « pour ou contre la viande ». L'élevage qu'il voit n'est pas celui des vidéos-choc qui circulent sur Internet. Il préfigure le rôle que peuvent jouer les animaux dans un système alimentaire durable, sevré des énergies fossiles, aux antipodes d'une agro-industrie dans l'impasse. Mais, pour l'heure, les normes favorisent le modèle intensif dominant et poussent Noémie et d'autres petits éleveurs à se battre pour survivre et pouvoir continuer à travailler dans le respect du vivant, guidés par une joyeuse solidarité. Quitte à désobéir. Dans ce récit immersif, sensible et politique, les voix de Clément Osé et Noémie Calais se conjuguent pour nous emmener des cabanes à cochons au modèle de société que nous devons choisir pour continuer, demain, à nourrir nos corps et nos âmes.
Certaines inscriptions funeraires possedent un singulier pouvoir d'evocation; leur lecture fait surgir le fantome de personnes disparues depuis parfois des siecles. Blandine Le Callet reunit ici des epitaphes authentiques, a partir desquelles elle imagine les dernieres heures, les derniers jours ou les derniers mois du defunt. Dix destins arretes par des morts douces ou violentes, subites ou previsibles, solitaires ou collectives. Dix nouvelles tour a tour poetiques, feroces, tendres, dramatiques, nostalgiques ou grincantes, depeignant une humanite toujours assaillie par les memes passions, les memes peurs et les memes espoirs. Dix reves de pierre pour conjurer l'oubli.Un travail d'orfevre pour un bijou d'emotion. I. Courty, Figaro Magazine.Extraites du royaume des morts, dix nouvelles poignantes, caustiques, elegiaques. M.-Fr. Leclere, Le Point.Et c'est touchant, o mortels, comme un reve de pierre... O. Maison, Marianne.
« Les Mangeurs de nuit . Hannah est une Nisei, une fille d'immigrés japonais. Si son père l'a bercée de contes nippons, elle se sent avant tout canadienne ; alors pourquoi les autres enfants la traitent-ils de « sale jaune » ? Jack, lui, est un creekwalker, il veille sur la forêt et se réfugie dans les légendes autochtones depuis le départ de son frère à la guerre. Le jour où l'ermite tombe nez à nez avec un ours blanc au coeur de la Colombie-Britannique, il croit rêver - la créature n'existe que dans les mythes anciens. Pourtant, la jeune femme inconsciente qu'il recueille semble prouver le contraire : marquée des griffes de la bête, Hannah développe d'étranges dons à son réveil.. Des années 1920 à l'après-guerre, Marie Charrel brosse le portrait d'une Amérique du Nord où la magie sylvestre s'enchevêtre à la fresque historique. Contes japonais et légendes indigènes se lient dans une fabuleuse ode à la nature et à la fraternité. »--Quatrième de couverture
"En Australie, dans les années 20, un macabre incident vient perturber le cours d'un voyage en train. Une vieille dame est assassinée et jetée sur la voie après que l'on a répandu du chloroforme dans le wagon de première classe. Parmi les passagers, la célèbre Phryne Fisher, riche aventurière et intrépide détective, prend immédiatement l'affaire en main après avoir sauvé in extremis la vie des autres voyageurs. Mais le train de Ballarat recèle bien des mystères : qui est cette enfant chétive et amnésique que personne n'attendait à l'arrivée?
Reproduction of the original: Maria Chapdelaine by Louis Hemon
«Il avait tout prévu : la croisière en paquebot la promenade nocturne sur le pont et le moment où il la balancerait par-dessus bord au milieu de l'Atlantique. Encore mieux qu'un divorce. Mais ce que Chaz n'avait pas imaginé, c'est que Joey puisse survivre à tout ça. Et voilà que son "épouse regrettée" est repêchée par un ex-flic reconverti en Robinson, à quelques milles des côtes de la Floride. Elle pourrait le dénoncer. Mais ce ne serait pas drôle...»--quatrième de couverture
Athéna est la fille adoptive d'un couple libanais. Elle part vivre à Londres avec sa famille lorsque la guerre éclate dans leur pays, une guerre dont elle a prédit l'avènement et la gravité. A l'université, elle fait la connaissance de celui qui sera le père de son enfant. Les deux jeunes gens se marient contre l'avis de leurs familles, mais leur mariage ne dure pas longtemps. Devenue mère, Athéna ne peut s'empêcher de penser à sa propre mère, celle qui l'a mise au monde, et part à sa recherche en Roumanie - sa mère est gitane. Athéna veut comprendre comment elle a pu l'abandonner. Ce que la jeune femme va découvrir lors de ce voyage changera sa vie et celle de son entourage
récit
"Le hasard m'avait fait naître sur un morceau de territoire dont l'histoire pouvait s'inscrire entre deux dates : 1830-1962. Tel un corps, l'Algérie française était née, avait vécu, était morte. Le hasard m'avait fait naître sur les hauteurs de la Ville Blanche, dans une rue au joli nom : rue des Bananiers. Dans la douceur de sa lumière, j'avais appris les jeux et les rires, j'avais appris les différences, j'avais aimé l'école Au Soleil et le cinéma en matinée, j'avais découvert l'amitié et cultivé le goût du bonheur." En remontant le cours d'une histoire familiale sur quatre générations, Béatrice Commengé entremêle subtilement la mémoire d'une enfance et l'histoire de l'Algérie française. Au plus près de l'esprit des lieux, elle parvient à donner un relief singulier au récit de cet épisode toujours si présent de notre passé.
« Tu m'as appris une leçon essentielle aujourd'hui. Je croyais bien faire mais c'est toi qui as raison. On cherche toujours le bonheur loin de chez soi. On croit qu'il se trouve dans l'exotisme, de paysages différents, de senteurs nouvelles, de bâtiments imposants. Ce n'est pas toujours vrai, n'est-ce pas ? Parfois le bonheur, c'est juste être assis sur une butte tous les trois. »À travers une histoire bouleversante, Mélissa Da Costa nous prouve une fois de plus que l'imagination n'a pas de limite, et qu'il n'existe pas de meilleur pouvoir que l'amour pour guérir les blessures les plus profondes.Soutenez l'action d'UNICEF en faveur de l'éducation, pour permettre aux 124 millions d'enfants actuellement non scolarisés dans le monde de sortir de la pauvreté et de se construire de meilleures chances d'avenir.
août 1940-septembre 1941 : le sauvetage des artistes et intellectuels par le premier Juste américain
"Deux mille. C'est le nombre de Juifs, artistes et intellectuels, que Varian Fry a sauvés de la barbarie nazie en leur permettant de rejoindre les États-Unis. Treize. C'est le nombre de mois, entre août 1940 et septembre 1941, qu'il lui a fallu pour réaliser sa mission depuis Marseille. Pourquoi un brillant journaliste new-yorkais de 32 ans laisse-t-il derrière lui femme et pays pour organiser cette opération de sauvetage ? Comment s'y est-il pris ? Qui sait qu'il a monté un phalanstère d'artistes avec André Breton et ses amis surréalistes, et a outrepassé sa mission en sauvant également des Juifs et des résistants ? Mois après mois, Bernadette Costa-Prades retrace cette aventure palpitante et souvent méconnue jusqu'à l'épilogue : la nomination de Fry au titre de Juste parmi les Nations, premier Américain à recevoir cette distinction."--Page 4 of cover.
roman
"Je ne vois pas pourquoi l'amour entre une mère et un fils ne serait pas exactement comme les autres amours. Pourquoi on ne pourrait pas cesser de s'aimer. Pourquoi on ne pourrait pas rompre. Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas s'en foutre, une fois pour toutes, de l'amour". Constance Debré poursuit sa quête entamée avec Play Boy, celle du sens, de la vie juste, de la vie bonne. Après la question de l'identité se pose celle de l'autre et de l'amour sous toutes ses formes, de l'amour maternel aux variations amoureuses. Pour être libre, faut-il accueillir tout ce qui nous arrive ? Faut-il tout embrasser, jusqu'à nos propres défaites ? Peut-on renverser le chagrin ?
Sur une place de Marrakech, un conteur relate la troublante histoire d'Ahmed, huitième fille d'un couple qui, faute d'héritier, l'élève comme un garçon. L'enfant va grandir en découvrant sa féminité, mais choisira de vivre en homme. Il ira même jusqu'à épouser une fille délaissée, compagne de sa vertigineuse descente aux enfers. Inspiré d'un fait authentique, "L'enfant de sable" est un roman poétique et troublant, sur la difficulté d'être soi.
Roman
Des choses incroyables vous tombent dessus, détournent le cours de votre existence et le bouleversent de fond en comble. » Algérie, 1914. Pour le jeune berger Yacine, qui n'a jamais quitté son douar, ces choses incroyables vont l'emporter comme une crue à travers mille imprévus, lui feront connaître le monde moderne, celui des machines et des machinations, des tirailleurs loyaux et des trahisons, de la guerre des tranchées, des promesses piégées, et de l'amour simple et beau pour survivre dans l'adversité.
L'histoire du voyage aux États-Unis d'un jeune homme et de son grand-père, tous deux allemands. Un retour dans le passé d'un prisonnier dans un camp de travail au Texas pendant la Seconde Guerre mondiale ; l'exploration de ce qu'aurait pu être sa vie s'il était resté en Amérique au lieu de revenir en Allemagne. "Une vie possible" ouvre une parenthèse peu explorée en littérature : celle du sort des Allemands faits prisonniers dans des camps aux États-Unis.
récit
"C'est le livre de Jean-Louis Debré que l'on attendait depuis longtemps : l'histoire de sa famille, de ses origines, de sa filiation. Le parcours d'une dynastie qui se confond avec notre destinée nationale. "je savais qu'un jour j'irais à la rencontre des miens, écrit-il. Je prenais des notes au hasard de conversations, de lectures, de déplacements en Alsace. J'accumulais des informations, une documentation." Jean-Louis Debré retrace ici la trajectoire de sa lignée à travers cinq générations : celles d'Anselme, de Jacques, de Simon, de Robert, de Michel. Une ascendance façonnée par la tradition juive, qui opta à la fin du XIXe siècle pour la France et la République. Autant de valeurs essentielles que ces grandes figures, de Robert Debré, ami de Charles Péguy, de Paul Valéry, fondateur de la pédiatrie moderne, à son fils Michel, Premier ministre du général de Gaulle, ont incarnées tour à tour. Pour la première fois, Jean-Louis Debré nous fait entrer dans l'intimité de son histoire familiale. Il livre ses souvenirs d'enfance et d'adolescence, illuminés par l'exemple d'humanité généreuse et rayonnante de son grand-père Robert Debré. Il évoque son éducation gaulliste sous une influence paternelle aussi fervente qu'exigeante. À travers Michel Debré, dont il fut le confident jusqu'à sa mort, et le récit de ses engagements, de son action, de sa relation et de ses échanges avec de Gaulle, il nous offre un témoignage de première main sur les événements qui marquèrent les onze années de présidence gaullienne jusqu'au départ du Général en avril 1969. Avec sensibilité, pudeur et sobriété, Jean-Louis Debré met l'accent sur ce qu'il appelle un "esprit de famille", une identité commune qui constitue sa propre "marque de fabrique"."--Page 4 of cover.
"Lorsqu'Abbie se réveille à l'hôpital, elle ne se souvient de rien. L'homme à son chevet prétend qu'il est son mari. Il est un géant de la tech, le fondateur d'une des startups les plus innovantes de la Silicon Valley. Il lui dit qu'elle est une artiste talentueuse, la mère dévouée de leur jeune fils - et la femme parfaite. Cinq ans plus tôt, elle aurait eu un grave accident. Son retour à la vie serait un miracle de la science, une révolution technologique dans le domaine de l'intelligence artificielle pour laquelle il a sacrifié dix ans de sa vie. Mais alors qu'Abbie se souvient petit à petit de son mariage, elle commence à remettre en question les motivations de son mari, et sa version des événements. Doit-elle le croire quand il affirme qu'il veut qu'ils restent ensemble pour toujours ? Et que lui est-il vraiment arrivé cinq ans plus tôt?" --
roman
Derrière la fenêtre de son compartiment, un Français d'origine russe regarde les forêts d'Ukraine défiler. Autour de son cou, une croix orthodoxe que lui a offerte samère. Dans un pays mis à feu et à sang par les fils de ses ancêtres, c'est sa mère russe qu'il porte contre sa poitrine. C'était déjà sa mère, et professeure de russe, qui l'accompagnait lors de son premier voyage scolaire à Kiev en pleine guerre froide. Ou, en tant qu'interprète, pour son premier reportage dans la Russie des années 2000. Aurait-il pu l'imaginer alors interrogée par le KGB à dix-sept ans à Sébastopol ?À quelques centaines de kilomètres de ce train qui l'emmène aujourd'hui vers Kiev, un vieil Ukrainien marche sur un lac gelé. Lui aussi porte une croix orthodoxe autour du cou. Ils ne se connaissent pas encore, mais bientôt ils vont partager un secret. Une valse à trois temps, pour approcher le mystère des origines, entre fierté, désenchantement et renoncement. Une quête littéraire, intime et universelle. Un regard unique.
Retour en arrière: Hansen est superintendant a L'Excelsior, une résidence où il déploie ses talents de concierge, de gardien, de factotum, et - plus encore - de réparateur des âmes et consolateur des affligés. Lorsqu'il n'est pas occupé à venir en aide aux habitants de L'Excelsior ou à entretenir les bâtiments, il rejoint Winona, sa compagne. Aux commandes de son aéroplane, elle l'emmène en plein ciel, au-dessus des nuages. Mais bientôt tout change. Un nouveau gérant arrive à L'Excelsior, des conflits éclatent. Et l'inévitable se produit. Une église ensablée dans les dunes d'une plage, une mine d'amiante à ciel ouvert, les méandres d'un fleuve couleur argent, les ondes sonores d'un orgue composent les paysages variés où se déroule ce roman. Histoire d'une vie, Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon est l'un des plus beaux livres de Jean-Paul Dubois. On y découvre un écrivain qu'animent le sens aigu de la fraternité et un sentiment de révolte à l'égard de toutes les formes d'injustice.
Franske tekster med noter.
La glaciologue relate l'expédition scientifique en Antarctique à laquelle elle a participé en 2008 à bord du brise-glace l'Astrolabe. Elle décrit notamment les missions et leur complexité, l'étude de la banquise, l'état alarmant de l'environnement polaire, le ravitaillement des stations par hélicoptère et les accidents qui peuvent parfois survenir dans ces conditions extrêmes.
roman
Un site de rencontres les a réunis. Ils ne sont pas devenus amants, mais amis. Et ils comptent bien en rester là... Elle est actrice. Lui écrivain. Elle s’appelle Mia. Lui Paul. Elle est anglaise. Lui américain. Elle se cache à Montmartre. Lui vit dans le Marais. Elle a beaucoup de succès. Lui pas vraiment. Elle est même une star. Mais lui ne le sait pas. Elle se sent seule. Lui aussi. Il la fait rire. Elle enchaîne les maladresses. Elle ne doit pas tomber amoureuse. Lui non plus. [Source : 4e de couv.]
une traversée de l'Iran : récit
« "La peur était pour le peuple iranien une compagne de chaque instant, la moitié fidèle d'une vie. Les Iraniens vivaient avec dans la bouche le goût sablonneux de la peur. Seulement, depuis la mort de Mahsa Amini, la peur était mise en sourdine : elle s'effaçait au profit du courage". Fin 2022, au plus fort de la répression contre les manifestations qui suivent la mort de Mahsa Amini, François-Henri Désérable passe quarante jours en Iran, qu'il traverse de part en part, de Téhéran aux confins du Baloutchistan. Arrêté par les Gardiens de la révolution, sommé de quitter le pays, il en revient avec ce récit dans lequel il raconte l'usure d'un monde : celui d'une République islamique aux abois, qui réprime dans le sang les aspirations de son peuple. »--Page 4 de la couverture.
roman
En 1992, Gabriel, dix ans, vit au Burundi avec son père français, entrepreneur, sa mère rwandaise et sa petite soeur, Ana, dans un confortable quartier d'expatriés. Gabriel passe le plus clair de son temps avec ses copains, une joyeuse bande occupée à faire les quatre cents coups. Un quotidien paisible, une enfance douce qui vont se disloquer en même temps que ce "petit pays" d'Afrique brutalement malmené par l'Histoire. Gabriel voit avec inquiétude ses parents se séparer, puis la guerre civile se profiler, suivie du drame rwandais. Le quartier est bouleversé. Par vagues successives, la violence l'envahit, l'imprègne, et tout bascule. Gabriel se croyait un enfant, il va se découvrir métis, Tutsi, Français... "J'ai écrit ce roman pour faire surgir un monde oublié, pour dire nos instants joyeux, discrets comme des filles de bonnes familles : le parfum de citronnelle dans les rues, les promenades le soir le long des bougainvilliers, les siestes l'après-midi derrière les moustiquaires trouées, les conversations futiles, assis sur un casier de bières, les termites les jours d'orages... J'ai écrit ce roman pour crier à l'univers que nous avons existé, avec nos vies simples, notre train-train, notre ennui, que nous avions des bonheurs qui ne cherchaient qu'à le rester avant d'être expédiés aux quatre coins du monde et de devenir une bande d'exilés, de réfugiés, d'immigrés, de migrants." Avec un rare sens du romanesque, Gaël Faye évoque les tourments et les interrogations d'un enfant pris dans une Histoire qui le fait grandir plus vite que prévu. Nourri d'un drame que l'auteur connaît bien, un premier roman d'une ampleur exceptionnelle, parcouru d'ombres et de lumière, de tragique et d'humour, de personnages qui, tous à leur manière, tentent désespérément de survivre à la tragédie. [payot.ch]
La 4e de couverture indique : "« François pensa : si elle commande un déca, je me lève et je m’en vais. C’est la boisson la moins conviviale qui soit. Un thé, ce n’est guère mieux. On sent qu’on va passer des dimanches après-midi à regarder la télévision. Ou pire : chez les beaux-parents. Finalement, il se dit qu’un jus ça serait bien. Oui, un jus, c’est sympathique. C’est convivial et pas trop agressif. On sent la fille douce et équilibrée. Mais quel jus ? Mieux vaut esquiver les grands classiques : évitons la pomme ou l’orange, trop vu. Il faut être un tout petit peu original, sans être toutefois excentrique. La papaye ou la goyave, ça fait peur. Le jus d’abricot, ça serait parfait. Si elle choisit ça, je l’épouse...– Je vais prendre un jus... Un jus d’abricot, je crois, répondit Nathalie. Il la regarda comme si elle était une effraction de la réalité. »"
Quand Emily Dickinson s'éteint le 15 mai 1886, elle est totalement inconnue. S'étant toujours refusé à voir ses écrits publiés, elle avait demandé à sa soeur Lavinia de brûler ses papiers à son décès. Mais lorsque celle-ci découvre dans la chambre de son aînée des centaines de poèmes fulgurants, elle est incapable de lui obéir. Jusqu'où la volonté des morts peut-elle changer le destin des vivants ? Et l'inverse ? Les mots peuvent-ils faire revivre les disparus ? Lavinia refuse l'oubli et confie les textes de sa sœur à deux femmes autrement endeuillées. Accompagnées d'une enfant aussi libre et vive que l'était Emily, elles feront paraître pour la première fois les poèmes de celle qu'on considère aujourd'hui comme l'une des plus grandes femmes de lettres américaines.00Dans ce livre splendide et bouleversant, Dominique Fortier raconte l'incroyable aventure qui mènera trois héroïnes anonymes à faire connaître au monde la poésie de la ± dame en blanc ?. Texte lumineux sur le deuil, l'absence, le pouvoir des mots et le trésor des livres, Les ombres blanches nous fait assister à la naissance d'une œuvre et à la renaissance de trois femmes. On le lit comme on observe, au printemps, le retour de la vie.00Fait suite à Les villes de papier : une vie d'Emily Dickinson, 978-2-246-81987-5.
Un étrange objet trouvé dans un volcan éteint va révolutionner tout ce que l'on croit savoir de la naissance du monde. Il est astrophysicien, elle est archéologue. Ensemble, ils vont vivre une aventure qui va changer le cours de leur vie et de la nôtre. [4e de couverture]
roman
Si la vie offrait à Arthur et à Lauren une seconde chance de se revoir, sauraient-ils prendre tous les risques pour la saisir ? [4e de couv.]
roman
Le chien Buck règne depuis quatre ans sur le domaine du juge Miller, lorsq'un jardinier sans scrupule l'enlève et le vend. On vient de découvrir de l'or dans le grand Nord, et il faut des chiens, beaucoup de chiens aussi forts et aussi intelligents que Buck, pour tirer les traineaux. Une vie d'enfer commence pour le grand chien...
« Rose Napolitano se dispute avec son mari, Luke, à propos de vitamines prénatales. Elle lui avait promis qu’elle en prendrait mais ne l’a pas fait. De son côté, lui assurait, avant leur mariage, qu’il ne voudrait jamais d’enfant, mais il a changé d’avis. La suite de leur relation dépend maintenant de cette seule question : Rose se résoudra-t-elle à devenir mère ? La dispute prend fin et, avec elle, le mariage de Rose et Luke. Mais le récit se poursuit - Rose est à nouveau en pleine dispute avec son mari. Seulement, cette fois, les choses prennent une tournure légèrement différente, et le destin de Rose aussi. Alors que la jeune femme hésite à abandonner la seule certitude qu’elle ait sur elle-même, elle se demande si elle pourrait imaginer son futur autrement. Neuf fois, Rose réinvente ainsi sa vie. »--Quatrième de couverture.
roman
A quarante ans, quittée par son compagnon, elle vide son compte en banque et part à Venise, pour ne pas sombrer. C'est l'hiver, les touristes ont déserté la ville et seuls les locataires de la pension où elle loge l'arrachent à sa solitude. Il y a là un aristocrate russe en fauteuil roulant, une jeune danseuse et son amant. II y a aussi, dans la ville, un libraire amoureux des mots et de sa cité qui, peu à peu, fera renaître en elle l'attente du désir et de l'autre. Dans une langue ajustée aux émotions et à la détresse de son personnage, Claudie Gallay dépeint la transformation intérieure d'une femme à la recherche d'un nouveau souffle de vie. Et médite, dans le décor d'une Venise troublante et révélatrice, sur l'enjeu de la création et sur la force du sentiment amoureux. (Payot)
Lorsque le narrateur décide de questionner ses parents sur leur pays d'origine, le Liban, il ne sait pas très bien ce qu'il cherche. La vie de ses parents? De son père, poète-journaliste tombé amoureux des yeux de sa femme des années auparavant? Ou bien de la vie de son pays, ravagé par des années de guerre civile?Alors qu'en 1975 ses parents décident de vivre à Paris pendant deux ans, le Liban sombre dans un conflit sans fin. Comment vivre au milieu de tout cet inconnu parisien quand tous nos proches connaissent la guerre, les attentats et les voitures piégées? Déambuler dans la capitale, préparer son doctorat, voler des livres chez Gibert Jeune semble dérisoire et pourtant ils resteront ici, écrivant frénétiquement des lettres aux frères restées là-bas, accrochés au téléphone pour avoir quelques nouvelles. Très vite pourtant la guerre pénètre le tissu parisien : des bombes sont posées, des attentats sont commis, des mots comme « Palestine », « organisation armée », « phalangistes » sont prononcés dans les JT français.Les années passent, le conflit politique continue éternellement de s'engrener, le Liban et sa capitale deviennent pour le narrateur un ailleurs dans le quotidien, un point de ralliement rêvé familial. Alors il faut garder le lien coûte que coûte notamment à travers ces immenses groupes de discussion sur WhatsApp. Le Liban, c'est la famille désormais.(https://www.editions-stock.fr/livres/la-bleue/beyrouth-sur-seine-9782234092570).
roman
""Les Services compétents," ce sont les services du KGB dans les années 1960 en Union Soviétique. Le lieutenant Ivanov traque un certain Abram Tertz, pseudonyme choisi par un drôle d'écrivain qui s'échine à faire passer ses nouvelles fantastiques en Occident. Il sera identifié après six longues années d'une enquête souvent dérisoirement cocasse : de son vrai nom André Siniavski, avec sa femme, Maria Rozanova. Ce sont les parents du narrateur. Pour écrire ce roman, Iegor Gran s'est lancé depuis plusieurs années dans un important travail de documentation. Il raconte ainsi le dégel post-stalinien. Depuis 1958 et l'affaire Pasternak, on s'interroge : quel est le bon dosage de la répression ? Siniavski est arrêté en 1965 et condamné à 7 ans de goulag. Libéré en 1971, il émigre en France en 1973. Son procès marque le début du «refroidissement brejnévien» et du mouvement dissident. "Les Services compétents", c'est donc le roman vrai et satirique de cette histoire intime et collective, écrit aujourd'hui par le fils de Siniavski, né l'année même de l'arrestation de son père. Les traîtres côtoient les dissidents comme les thuriféraires et les Tartuffes du système. De fausses pistes loufoques trompent les zélés défenseurs de l'idéal socialiste qui ont fort à faire dans leur combat. La culture occidentale s'introduit en fraude un peu partout. La dépouille de Staline est retirée de son mausolée. Gagarine reçoit en récompense de son exploit spatial une invraisemblable liste d'objets ménagers. Et une géniale absurdité contamine tout." [Source : éditeur].