Histoire mondiale de l'après-guerre
V.1 1945-1953. -- V.2 1953-1969.
V.1 1945-1953. -- V.2 1953-1969.
1945-1947. 1
Depuis le 11 septembre, les Américains ont réagi en recourant à d'anciens modèles de croyance et de comportement. Le nationalisme en fait partie : mais un nationalisme de ressentiment alimenté par les frustrations et la peur. A bien des égards, l'Amérique de 2005 rappelle l'Europe du passé, et c'est pourquoi l'incompréhension entre les deux rives de l'Atlantique n'a jamais été aussi profonde. En même temps ce nationalisme aux racines ethniques et religieuses est une dévotion à un idéal abstrait, démocratique et moderne, plus révolutionnaire que conservateur, que les États-Unis se sont donné pour mission de propager. D'où une tension, virtuellement explosive, entre l'Amérique profonde et la nouvelle génération aux commandes à Washington. " Le Nouveau Nationalisme américain est indispensable pour comprendre l'Amérique actuelle, et sa politique étrangère erratique. [...] La thèse d'une Amérique lieu de conservation de modes de pensée européens archaïques est une contribution majeure. Il ne tombe dans aucun des panneaux de la pensée toute faite, que celle-ci soit de droite ou de gauche. C'est pourquoi l'effet ultime et paradoxal de ce livre, au sujet fondamentalement déprimant, est de remonter le moral. " (Emmanuel Todd)
Où va l'Amérique ? Vers le destin impérialiste que lui prédisent ceux qui la haïssent ? Vers l'horizon démocratique qu'elle incarne aux yeux de ses amis ? Devant ce pays colossal et blessé, contradictoire et protéiforme, devant ce pays-concept dont les emblèmes, nobles ou infamants, tournent à n'en pas finir sur le manège médiatique mondial, chacun est pris de vertige. Pour explorer ce vertige, Bernard-Henri Lévy a parcouru plus de 20 000 km pendant presque une année. Du Nord au Sud. De l'Atlantique au Pacifique. De la prison de Rikers Island à la douce Savannah. D'une ville arabe près de Detroit aux communautés juives de Brooklyn. De La Nouvelle-Orléans avant et après Katrina aux déserts de l'Arizona. Des banlieues pauvres de Los Angeles à Guantanamo ou aux nouvelles grandes églises évangéliques. Là, dans ce chaos de perceptions, au fil de ce récit qui se lance sur les traces de Tocqueville mais où l'on croise très vite un vieux Sudiste blanc antiraciste et une fille de mineur du Wisconsin, un milliardaire philanthrope et Norman Mailer, Woody Allen, Hillary Clinton, Sharon Stone, un chef indien antisémite, une prostituée du Nevada, tant d'autres, c'est toute la comédie humaine d'un peuple en proie au doute et au messianisme qui se déploie sous nos yeux. Avec, au bout de l'enquête, une réflexion sur les modèles républicains comparés de la France et des Etats-Unis, la nature de leur patriotisme respectif, les formes inédites qu'y prennent les tyrannies de la majorité et des minorités, leur rapport à la religion, la politique, l'idéologie. American Vertigo ? Un livre-enquête mobile et chaleureux. Un reportage conceptuel et un " road book " sensuel, cérébral, drôle, véridique. La perspicacité du philosophe. L'oeil et le style du romancier
a1942, quai de la gare des Aubrais : Bernard Prazan, 7 ans, serre fort la main de Thérèse Léopold qu'il doit appeler Tata mais qu'il connaît à peine. Quelques heures plus tôt, sa véritable tante les a confiés, lui et sa sœur, à cette inconnue pour qu'elle les fasse passer en zone libre. Mais au moment de quitter la gare, l'enfant comprend au regard de la passeuse qu'elle va les livrer aux Allemands. Pourtant, elle se ravise et les sauve. Dénoncée à son tour pour ce geste héroïque, elle sera déportée à Auschwitz-Birkenau, Mauthausen puis Ravensbrück. Elle en reviendra. De son vivant, Bernard a toujours affirmé à ses enfants qu'elle travaillait pour la Gestapo. Qui était-elle vraiment ? Une collabo repentie ou une Juste ignorée ? Pour connaître la vérité, Michaël Prazan s'est lancé dans la grande enquête de sa vie : celle de ses origines. Mêlant l'histoire de son père, enfant caché et homme taiseux, et celle de la passeuse qu'il a retrouvée et interrogée, il livre le récit bouleversant d'une famille persécutée et d'un sauvetage énigmatique. Car l'Histoire n'est pas peuplée que de héros ou de salauds. On le voudrait parfois. Les choses seraient plus simples.
été 1914, comment l'Europe a marché vers la guerre
un roi anglais made in France
au cœur du système concentrationnaire nazi
le Canada, de Champlain à Montcalm
Oeuvres complètes. 1
Cet ouvrage est une réédition numérique d’un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d’origine.
rébellions maritimes et portuaires en Europe occidentale, XVIIe-XVIIIe siècles
Pendez haut et court ces mutins et déserteurs, cette canaille des mers !". Les marins ne sont ils pas connus pour faire le coup de poing, manier le couteau, contester les ordres, se mutiner, déserter pour un oui ou pour un non ? Et glisser naturellement en piraterie ? Ne méritent-ils pas le gibet, ces libertins dangereux qui troublent la vie à bord des navires et au sein des villes portuaires ouvertes sur railleurs, réceptacles de populations louches, territoires de turbulences où fleurissent tavernes, tripots, bordels et dont les quais regorgent de voleurs et de coupe-jarrets ? Scrutant l'Europe occidentale des XVIIe et XVIIIe siècles, cet ouvrage majeur et passionnant décrypte notre mémoire collective, façonnée hier par la littérature, aujourd'hui par le cinéma et la bande dessinée. Mais les navires et les ports d'antan étaient-ils vraiment des repaires et des fabriques de gibiers de potence ? C'est à une minutieuse relecture de ces légendes, mais aussi de la mer comme aventure, que nous invitent Alain Cabantous et Gilbert Buti.
La vie de Lénine, mort en 1924 à cinquante-quatre ans, couvre deux périodes distinctes. D'abord vingt ans d'exil passés à rêver la révolution et à forger son instrument : le Parti bolchevique. En Février 1917, le rêve débouche sur un échec : la révolution russe se fait sans lui. Mais, en octobre, elle prend le visage de Lénine. Ce dernier s'empare du pouvoir. En l'espace de seulement quatre ans au cours desquels il parvient à se maintenir contre toute une société qui le rejette, il édifie un Etat tout-puissant, reconstruit l'Empire, crée le Parti mondial de la révolution, installe le communisme dans l'histoire pour soixante-dix ans.Comment expliquer, dans un pays d'alors cent quarante millions d'habitants, la conquête puis la conservation du pouvoir à l'aide d'un parti qui ne compte à l'origine que quelques milliers de membres ? Comment expliquer la pérennité et le rayonnement mondial du léninisme ?En dépit du bilan terrible du régime qu'il a institué - plus de cent millions de morts -, le constat s'impose : génie politique, Lénine a été l'inventeur d'un système de pouvoir sans équivalent dans l'histoire de ce siècle. Historienne de la Russie, Hélène Carrère d'Encausse, membre de l'Académie française depuis 1991, a notamment publié chez Fayard La Gloire les nations, Victorieuse Russie, Le Malheur russe, et une biographie de Nicolas II.
la Grande Guerre racontée par les images de propagande
Un jour d'été 1914, les panonceaux publicitaires pour les plages de Cabourg ou le Bouillon Duval cèdent la place à une affichette multicolore qui annonce la mobilisation générale. Dès lors, en France et dans tous les pays en guerre, sur les frontons et les façades, la propagande remplace la réclame. L'Affiche, facilement contrôlable, devient le mode d'expression favori des gouvernements.. Quel que soit le pays elle remplit la même mission : convaincre du bien-fondé des sacrifices demandés, rassurer, galvaniser le peuple, l'inciter à soutenir les organisations caritatives et souscrire pour la Défense Nationale. Les plus grands affichistes de l'époque s'engagent dans cette vaste entreprise de propagande et produisent des milliers d'oeuvres qui constituent aujourd hui un témoignage inestimable sur ces Années Terribles.
1962. Le ministre d'Etat en charge de la culture, en accord avec le président de la République, décide de prêter La Joconde à la National Gallery de Washington. Le tableau doit transiter à bord du France, symbole du prestige de la France gaullienne, dans les conditions de sécurité les plus drastiques. Problème : le fantasque ministre exige que le chef-d'oeuvre fasse le voyage dans sa cabine ! Une comédie irrésistible inspirée d'un fait réel, entre The Party et Les Bijoux de la Castafiore.
au fil des ethnies
les trésors des archives photographiques du journal Excelsior
Cree en 1910, Excelsior fut le premier quotidien a utiliser largement la photographie. Pendant la Grande Guerre, ses photoreporters ont arpente la France et la ligne de front. Ils en ont rapporte plusieurs dizaines de milliers de plaques de verre...
un essai de synthèse
Une histoire de l'exploration à travers les explorateurs eux-mêmes : leur personnalité, l'équipement, les relations avec les compagnons d'aventure. On découvre ou redécouvre leurs parcours grâce à une riche documentation iconographique.
Et d'un mouvement rapide, elle rejeta ses voiles et se dévêtit tout entière pour apparaître dans sa native nudité. Béni soit le ventre qui l'a portée ! C'est alors seulement que Nour put juger la bénédiction qui était descendue sur sa tête ! Et il vit que la princesse était une beauté douce et blanche comme un tissu de lin, et qu'elle répandait de toutes parts la suave odeur de l'ambre, telle la rose qui sécrète elle-même son parfum originel. Et il la pressa dans ses bras et trouva en elle, l'ayant explorée dans sa profondeur intime, une perle encore intacte. Et il se mit à promener sa main sur ses membres charmants et son cou délicat, et à l'égarer parmi les flots et les boucles de sa chevelure, en faisant claquer les baisers sur ses joues, comme des cailloux sonores dans l'eau ; et il se dulcifiait à ses lèvres, et faisant claquer ses paumes sur la tendreté rebondissante de ses fesses. Et elle de son côté, elle ne manqua pas de faire voir une partie considérable des dons qu'elle possédait et des merveilleuses aptitudes qui étaient en elle ; car elle unissait la volupté des Grecques aux amoureuses vertus des Egyptiennes, les mouvements lascifs des filles arabes à la chaleur des Ethiopiennes, la candeur effarouchée des Franques à la science consommée des Indiennes, l'expérience des filles de Circassie aux désirs passionnés des Nubiennes, la coqueterie des femmes du Yamân à la violence musculaire des femmes de la Haute-Egypte, l'exiguïté des organes des Chinoises à l'ardeur des filles du Hedjza, et la vigueur des femmes de l'Irak à la délicatesse des Persanes. Aussi les enlacements ne cessèrent de succéder aux embrassements, les baisers aux caresses et les copulations aux foutreries, pendant toute la nuit, jusqu'à ce que, un peu fatigués de leurs transports et de leurs multiples ébats, ils se fussent endormis enfin dans les bras l'un de l'autre, ivres de jouissances...
1972-1974
Dans la nuit du 17 juin 1972, cinq hommes, munis de l'équipement spécial des parfaits espions, sont arrêtés dans l'immeuble du Watergate à Washington. Ils "visitaient" le quartier général du Parti démocrate. Un cambriolage banal? Non. Grâce aux journalistes, notamment ceux du Washington Post, l'Amérique découvre avec stupéfaction qu'il s'agit d'une affaire politique aux innombrables ramifications, que la Maison Blanche y est mêlée et que les institutions démocratiques sont menacées. Deux ans plus tard, le président Richard Nixon est contraint à la démission.Ce fait divers sort de l'ordinaire et suscite bien des questions. Pourquoi les conseillers de Nixon, sinon le président lui-même, ont-ils encouragé cette "pénétration clandestine"? Pourquoi ont-ils lutté pied à pied pour dissimuler leurs responsabilités, quitte à passer pour des menteurs et à entraver le cours de la justice? Pourquoi Nixon a-t-il été le principal accusé? Pourquoi les Américains ont-ils réagi avec indignation? Quels liens existe-t-il entre le Watergate et le Vietnam? Peut-on dire que la CIA, le FBI et les autres services de renseignement ont tenu un rôle primordial dans l'élaboration du projet d'effraction et dans la dissimulation des faits? Les Etats-Unis d'aujourd'hui sont-ils encore sous le coup du traumatisme qu'ils ont subi il y a quelques années?Le Watergate, c'est d'abord une enquête passionnante comme un roman policier. Mais il faut aller au-delà de la description des faits et réfléchir sur l'évolution de la présidence depuis Franklin Roosevelt, sur l'itinéraire politique de Richard Nixon, sur les dangers que ferait courir à la démocratie une police politique. Au milieu des années soixante-dix, les Américains s'interrogent sur leur système de gouvernement. Pour mieux comprendre ce qui s'est passé le 17 juin 1972 et éviter un nouveau Watergate. Autant de questions et de réponses qui ne sauraient laisser indifférents tous ceux qui sont attachés à la défense de la liberté.
Hitler au Berghof, 1922-1944 : excursion historique
"En Haute-Bavière, sur le plateau riant de l'Ohersalzberg, au-dessus de Berchtesgaden, un petit politicien vint séjourner à l'aube des années 1920. De coquettes pensions en maisons amies, il finit par adopter ces lieux qu'il disait indispensables à ses rêves et à la réflexion. Il s'y sentait si bien qu'il y acquit, face au sombre massif de l'Untersberg, un joli chalet qui, entièrement transformé, prit le nom de "Berghof". C'en fut fini de la tranquillité de la montagne : sous la coupe des anges noirs du maître des lieux, on expulsa des populations ; on construisit des casernes, des villas pour dignitaires, un théâtre, des cités pour travailleurs ; on traça des routes jusqu'au sommet du mont Kehlstein pour y bâtir un "nid d'aigle". Pour finir, on creusa 5 kilomètres de souterrains pour échapper aux bombardements alliés. Ici, Hitler venait le plus souvent possible, pour des séjours parfois longs. Ainsi, entre 1940 et 1944, alors qu'il mettait le monde à feu et à sang, il passa dix-neuf mois dans son cher Berghof, servi par des SS en spencer et gants blancs, préservé du moindre souci par son âme damnée Martin Bormann, entouré d'une cour que l'on n'ose dire brillante, photographiée par la reine des lieux, Eva Braun. Il ne reste de tout cela que des ruines et un goût de cendres, à l'égal de la folie du IIIe Reich."--Page 4 of cover.
Cet ouvrage est une réédition numérique d’un livre paru au XXe siècle, désormais indisponible dans son format d’origine.
une autre histoire de la mondialisation
La mondialisation n'est pas un vain mot pour désigner ce qui survient au tournant du xxe siècle à Tianjin, capitale diplomatique de l'empire du Milieu. Cette ville chinoise méconnue suscite alors la convoitise de toutes les puissances de la planète en quête de concessions territoriales.Des hommes du monde entier s'y aventurent pour faire fortune. L'audacieux vice-roi Li saisit l'occasion pour transformer le siège de son pouvoir en un laboratoire de la « modernité » urbaine. La guerre des Boxeurs durant l'été 1900 transforme brutalement la ville en une commune insurrectionnelle : les sièges des concessions étrangères puis de la cité autochtone détruisent des quartiers entiers et, suite à la victoire inattendue des forces alliées, de nombreux civils chinois sont massacrés. Avec la volonté affichée de moderniser Tianjin et sa région, la Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne, les États-Unis, la Russie, le Japon, l'Italie et l'Autriche-Hongrie fondent sur-le-champ le premier gouvernement international de l'époque contemporaine.En analysant ici tous les aspects d'une expérience politique unique, Pierre Singaravélou offre une vision renouvelée des origines de la mondialisation actuelle qui fut, dès l'origine, une coproduction entre puissances européennes, asiatiques et états-unienne.Professeur d'histoire contemporaine à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et membre de l'Institut universitaire de France, Pierre Singaravélou a publié de nombreux ouvrages sur l'histoire du fait colonial et de la mondialisation en Asie aux XIXe et XXe siècles. Il dirige actuellement les Publications de la Sorbonne et le Centre d'histoire de l'Asie contemporaine. Introduction. Dix empires dans un mouchoir de poche Chapitre I. « Pandémonium » Chapitre II. L'invention d'un gouvernement international Chapitre III. « Faire naître l'ordre dans le chaos » Chapitre IV. L'aménagement du territoire Chapitre V. Une révolution sanitaire ? Chapitre VI. Le sel de la ville Chapitre VII. Un scramble urbain Chapitre VIII. Un gouvernement pour la postérité ? Conclusion. « Au tournant du siècle, à cheval sur l'Orient et l'Occident » : une contribution à l'histoire de la « modernité 1900 » Des archives aux quatre coins du monde L'oubli deTianjin en1900 Bibliographie Remerciements.
La révolution
Histoire de l’urbanisme à Paris
De 886 à la mort de Philippe Auguste
De Philippe Auguste à Charles V
Le consulat et l’empire
La restauration
Paris au XV siècle
panorama de l'uchronie sous toutes ses formes
notre histoire
Réunissant plus de deux cent cinquante chercheuses et chercheurs issus du monde entier, ce livre nous invite à regarder la colonisation française en face, avec les yeux des colonisés et des colonisateurs. Les meilleurs spécialistes mettent à notre disposition une connaissance profondément renouvelée de la domination coloniale, de ses formes parfois surprenantes, de ses effets dévastateurs, de ses limites longtemps ignorées, ainsi que de ses rémanences actuelles. Dans une époque tout entière dominée par les questionnements identitaires et les affrontements mémoriels, ce livre collectif restitue de manière lucide, accessible et passionnante, la grande diversité et la complexité des situations coloniales en Afrique, en Asie, en Océanie et dans les Amériques. De la colonisation est née une histoire à la fois riche et violente, tissée d’innombrables échanges, qui fait de nous ce que nous sommes. Colonisés et colonisateurs ont été à la fois liés et transformés à jamais par cette expérience qui retrouve ici toute sa place – à bien des égards centrale – dans l’histoire de France
Une fois l'an, des chevaliers errants se rassemblent autour du roi Arthur. Rêvant d'aventures, ils cherchent le Graal, les demoiselles en détresse, le salut de la reine, ou l'Amour. Mais ils rencontrent en chemin des ennemis redoutables, d'étranges sortilèges. Leurs noms sont des légendes : Lancelot, Yvain, Perceval, Gauvain, et l'enchanteur lui-même enchanté, Merlin.
les grands auteurs français du programme