Le cinéma déchaîné
mutation d'une industrie
mutation d'une industrie
Rassemble 200 mots du vocabulaire cinématographique, du paradigme à la diégèse, du syntagme au hors-champ.
cinéma et société française
Les dossiers classés
les films de sa vie
Approche d'un cinéaste de la Nouvelle Vague, ami de Rivette, Godard, Chabrol, Rohmer. Auteur de 21 films, de 3 courts métrages, d'une dizaine de livres et de centaines d'articles.
de ce côté du miroir
roman
Lalbum Culte
Au panthéon du cinéma français, seuls quelques monuments ont droit d'accès, et le film Les Tontons flingueurs en fait partie. Des dialogues et répliquescultes signés Audiard comme « Touche pas au grisbi, salope » ou encore « On ne devrait jamais quitter Montauban ».
écrits
Titre repris de l'un des nombreux articles du fondateur de la cinémathèque française sur les origines et les sources de création du cinéma. Recueil d'articles parus depuis 1935.
Il n'est pas facile de parler de Shoah. Il y a de la magie dans ce film, et la magie ne peut pas s'expliquer. Nous avons lu, après la guerre, des quantités de témoignages sur les ghettos, sur les camps d'extermination ; nous étions bouleversés.Mais, en voyant aujourd'hui l'extraordinaire film de Claude Lanzmann, nous nous apercevons que nous n'avons rien su. Malgré toutes nos connaissances, l'affreuse expérience restait à distance de nous. Pour la première fois, nous la vivons dans notre tête, dans notre cœur, notre chair. Elle devient la nôtre.Ni fiction ni documentaire, Shoah réussit cette re-création du passé avec une étonnante économie de moyens : des lieux, des voix, des visages. Le grand art de Claude Lanzmann est de faire parler les lieux, de les ressusciter à travers les voix, et, par-delà les mots, d'exprimer l'indicible par des visages. [...] La construction de Claude Lanzmann n'obéit pas à un ordre chronologique, je dirais - si on peut employer ce mot à propos d'un tel sujet - que c'est une construction poétique.Jamais je n'aurais imaginé une pareille alliance de l'horreur et de la beauté. Certes, l'une ne sert pas à masquer l'autre, il ne s'agit pas d'esthétisme : au contraire, elle la met en lumière avec tant d'invention et de rigueur que nous avons conscience de contempler une grande œuvre. Un pur chef-d'œuvre.
biographie
Un rêve brisé
Quel couple ! Le beau et ténébreux militaire de Gueule d'amour dans les bras de la séduction personnifié qu'est Marlène Dietrich, légende vivante du cinéma mondial depuis l'Ange bleu. Marlène est à la recherche d'une véritable complicité amoureuse tandis que Jean Gabin, réfugié depuis un an aux Etats-Unis, n'a qu'un objectif : rejoindre les Français libres. En 1941, sur le sol américain, alors que la Seconde Guerre mondiale fait rage, deux artistes qui partagent les douleurs et les incertitudes de l'exil se rencontrent à La Vie parisienne, un cabaret new-yorkais. Stars du 7e art au pays de Hollywood, Marlène Dietrich et Jean Gabin ne sont pas pour autant choyés par les producteurs : leur carrière est à un tournant, ils ne sont plus des jeunes premiers, elle a quarante ans, lui trois ans de moins. Une passion profonde unit pendant six années ces deux personnalités au caractère tranché et très jalouses de leur liberté. Antinazie, Marlène Dietrich, âme du réseau d'aide aux réfugiés allemands, soutient les ardeurs guerrières de Gabin, que la vie à l'arrière insupporte. Née dans la guerre, cette union ne survivra pas à la paix, au désespoir de Marlène Dietrich qui n'oubliera jamais " son " Jean.
" Au revoir, les enfants s'inspire du souvenir le plus dramatique de mon enfance. En 1944, j'avais onze ans et j'étais pensionnaire dans une collège catholique, près de Fontainebleau. L'un de mes camarades, arrivé au début de l'année, m'intriguait beaucoup. Il était différent, secret. J'ai commencé à le connaître, à l'aimer, quand, un matin, notre petit monde s'est écroulé. Ce matin de 1944 a peut-être décidé de ma vocation de cinéaste. J'aurais dû en faire le sujet de mon premier film, mais j'attendais. le temps a passé, le souvenir est devenu plus aigu, plus présent. Après dix ans aux Etats-Unis, j'ai senti que le moment était venu et j'ai écrit le scénario d'Au revoir, les enfants. L'imagination s'est servie de la mémoire comme d'un tremplin, j'ai réinventé le passé, au delà de la reconstitution historique, jà la poursuite d'une vérité à la fois lancinante et intemporelle.
si près, si loin de Hollywood, des fabriques de talents
"Les études cinématographiques aux Etats-Unis, qu'elles soient ""film studies"" ou ""film production"", font partie intégrante du cursus universitaire; à ce titre, elles bénéficient d'une approche pluridisciplinaire qui leur évite tout phénomère de ""ghettoïsation"" et initie l'étudiant à un travail de groupe."
la propagande par les rêves ou le Triomphe du modèle américain
L'histoire et l'essor de cette cité du cinéma, pôle important de la puissance américaine, qui a su véhiculer au monde entier les valeurs, le mode de vie et le rêve américains. [SDM].
l'avènement du cinéma parlant
Pourquoi le cinéma est-il devenu parlant ? L’événement est important et singulier ; il n’a pas reçu d’explication à sa mesure. Innovation technique et économique, l’avènement du film sonore suppose aussi un esprit nouveau, et d’abord le sentiment que le silence, qui passa longtemps pour une caractéristique naturelle du cinéma, dépendait d’un artifice. C’est donc en détaillant les beautés de l’art muet qu’on peut découvrir la nécessité de sa métamorphose. Mais cette nouveauté marque en outre une désaffection du public à l’égard de la vision symboliste de l’image et un intérêt général pour une forme plus nette d’intelligence des œuvres, guidées par leur fonctionnement narratif. Examinant les causes de l’événement dans les films américains, ce livre en décrit les conséquences non seulement à Hollywood, mais aussi en Grande-Bretagne, en Allemagne et en france. Il entreprend de leur donner toute leur signification culturelle.
comédie
Arnolphe Le mariage, Agnès, n'est pas un badinage. A d'austères devoirs le rang de femme engage, Et vous n'y montez pas, à ce que je prétends, Pour être libertine et prendre du bon temps. Votre sexe n'est là que pour la dépendance : Du côté de la barbe est la toute-puissance. Bien qu'on soit deux moitiés de la société, Ces deux moitiés pourtant n'ont point d'égalité : L'une est moitié suprême, et l'autre subalterne ; L'une en tout est soumise à l'autre, qui [gouverne...
Les formes de cinéma les plus avancées depuis 20 ans.
roman
Dans un sous-bois à la lisière de Barcelone, caché sous des feuilles mortes, gît le corps d'une jeune femme à l'aspect en tout point ordinaire, si ce n'est ses ongles, impeccablement manucurés : une étudiante de famille modeste qui finance ses études au service de recouvrement de créances dans un cabinet d'avocats, et arrondit ses fins de mois en faisant l'escort-girl. Quelques jours plus tard, un des associés du cabinet qui l'employait est retrouvé mort dans son appartement cossu du centre-ville. De la chaîne hifi high-tech s'échappent encore des accords de blues, tandis que le champagne s'évente sur le comptoir de marbre noir. L'enquête s'annonçait déjà ardue quand un sadique entreprend d'exposer dans les squares, à la vue des enfants, des chiens empalés. Les plaintes fusent et la pression est à son comble pour l'inspecteur Milo, chaque jour un peu plus gagné par la schizophrénie qui a déjà emporté son père et ronge désormais son frère Hugo. Mais ces troubles psychotiques qu'il essaie d'endiguer sont aussi sa plus grande force : une capacité hors pair à se mettre dans la peau des meurtriers. Le pouvoir politique veut des arrestations pour ramener l'ordre dans la ville et refuse d'entendre les clameurs d'une cohorte d'Indignés pris au collet par le chômage, la corruption et la misère, prêts à tout pour simplement survivre. Mais qui sont les coupables? Ces victimes? Dans une Barcelone en noir et blanc, pétrifiée et transie, asphyxiée par la crise, l'auteur conduit un thriller poignant sur la ligne rouge qui mène au précipice les exclus du système. [4e de couverture]
Les images de Charles Chaplin n'ont pas de legende. Son image degage pourtant en permanence de la legende, - comme celle de Guignol en filigrane, du ghetto peut-etre, ou du " fripon " des origines, heros sauveur dont le neo-messianisme fait rire aux larmes, a travers les larmes. Chaplin fut un self-made-myth. Ses gags ont valeur de paraboles : il est la fable de ce temps. Ce maitre du muet, qui fut contre le " parlant ", a provoque l'activite langagiere (commentaires, gloses...) la plus abondante au monde. Le present essai se distingue par la vision et par le ton. Il approfondit l'oeuvre du cineaste comme celle d'un grand auteur, en renouvelant l'exegese de la creation chaplinienne par l'etude de la genese et multiples sources, ou puise son genie. Chaplin, devant et derriere la camera : meme combat. C'est la coherence de l'oeuvre, - du mime au scenariste, des gags, qui naissent de la langue maternelle souvent, matrice profonde, on le verra, aux recits, qui s'informent de l'actualite des temps modernes, voire de l'histoire personnelle. Le plaisir du texte conduit, non sans methode, jusqu'a l'inedit d'une definition du rire, complexe de Dionysos.
Une étude de l'oeuvre de ce cinéaste, de ses premiers court-métrages comme Nuit et brouillard, à ses films plus récents comme Mélo.
Un livre sur la profession de l'assistant réalisateur, agent de liaison entre la mise en scène et la production. Il est étroitement associé à la préparation et au tournage du film.
un art contemporain
Ce livre propose un parcours à la fois historique, esthétique et analytique à travers quatre décennies de productions vidéographiques. A partir d’un choix significatif d’œuvres, les moments importants de la relation entre images électroniques et art contemporain sont repérés, décrits et analysés. Les filiations établies entre les productions actuelles dans lesquelles le médium est désormais banalisé, et les recherches plus anciennes, permettent de comprendre comment cette technologie hybride, entre art et communication, entre cinéma et télévision, photographie et sculpture, a pu s’accommoder de son impureté naturelle, et en faire une véritable force pour ouvrir le champ de l’art. En dépassant la question moderniste de la spécificité des supports, en empruntant au cinéma, à la télévision, à la musique, aux arts du geste et à la culture populaire, la vidéo s’est avéré être une figure incontournable de l’art vivant de la seconde moitié du XXème siècle, à l’image de la diversité de ses modes de conception et d’apparition. L’ouvrage divisé en une dizaine de chapitres comme autant de bornes d’un parcours pensé comme un récit, est largement illustré, ce qui permet d’accompagner visuellement le cheminement de l’écriture (Source : 4e de couverture)
une cartographie de l'inconscient