La dernière colline
1950-1954 : roman
1950-1954 : roman
roman
roman
1947 - 1949 ; roman
1947 : L'Indochine marche vers l'indépendance. Mais entre Hô Chi Minh et le gouvernement français, tout espoir n'est pas évanoui d'une négociation de paix. Telle est la mission officieuse dont est chargé François Tavernier au lendemain de son mariage avec Léa Delmas. Traquée par d'anciens nazis, celle-ci décide de le rejoindre. De multiples aventures l'attendent entre Saigon et Hanoi, dans ce pays en proie aux convulsions politiques, et en même temps formidablement attachant par son humanité, sa douceur, la splendeur de ses paysages. Léa et François se retrouveront. Mais, entre-temps, l'aveuglement des puissants aura laissé se mettre en branle l'engrenage de la guerre... Après Noir Tango, la suite de l'inoubliable saga inaugurée par la Bicyclette Bleue. Il fallait un certain courage à Régine Deforges pour aborder ce sujet douloureux... Il en fallait aussi pour mener l'enquête avec tant de minutie qu'elle ne laisse pas l'anecdote déborder l'histoire. Jean Lacouture. Le Nouvel Observateur. Un palpitant roman d'aventures, de guerre, d'amitié et l'Extrême-Orient. Véronique Jacob, l'Evénement du Jeudi.
1959-1960 : roman
Quinze ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, Léa, intrépide héroïne de La Bicyclette bleue, est de retour en France. Entre-temps, le monde bouleversé de l'après-guerre l'avait conduite d'Argentine à La Havane révolutionnaire, en passant par une Indochine en plein chaos. Pourtant, à la fin des années cinquante, la France n'est pas de tout repos : la guerre qui fait rage en Algérie agite tout le pays. Le général de Gaulle charge alors François Tavernier de sonder, outre-Méditerranée, une population inquiète et une armée tentée par le putsch. Restés à Paris, Léa et Charles, son fils adoptif, prennent peu à peu le parti de l'indépendance et s'engagent, aux côtés des " porteurs de valises ", dans de dangereuses opérations de soutien aux militants algériens. Alors que la rébellion de janvier 1960 précipite Alger au bord du gouffre, Léa doit rejoindre François pour échapper aux soupçons de la DST : les voilà projetés au cœur d'événements dramatiques qui, une fois encore, les mettront durement à l'épreuve, éprouvant autant leurs convictions que leur amour.
Intriguée par un poème d’Aragon évoquant une rafle de juifs à Villeneuve-lès-Avignon où elle réside, survenue le 26 août 1942, Nelcya Delanoë part à la recherche des traces de cet événement oublié. En se penchant sur ceux qui n'avaient pas été arrêtés et qui ont continué de vivre à Villeneuve plus ou moins longtemps après cette rafle, elle découvre qu'une autre rafle y a eu lieu presque un an plus tard, le 17 juillet 1943. Celle-ci a été le fait d'organisations locales, floues et autonomes, voyous et truands compris, en étroites relations avec la police allemande et les appareils maréchalistes – rackets, pillages, marché noir et persécution des Juifs. Et cette rafle-là, nul n'en a jamais entendu parler. D'une petite rafle provençale conte l'enquête se faisant, et ses croisements avec l'histoire de l'auteur, jusqu'à ses « Voisin vigilants » de Villeneuve-lès-Avignon et de son extrême Droite populaire en ce début de XXIe siècle. Par là même, cette enquête décrit un village du Gard en « zone non occupée » pendant la Seconde Guerre mondiale. Cette micro histoire, d'une richesse et d'une complexité étonnantes, permet de mieux comprendre ce qu'il en fut de la persécution des Juifs de la zone sud hors des grandes villes. Elle permet aussi de mesurer la prégnance de ce blanc de l'histoire, que Nelcya Delanoë fait ici apparaître... noir sur blanc.
roman
Journal d'un hypocondriaque
roman
Toute une foule, vue de dos ou de profil, assistant à un spectacle invisible. Au loin, la mer. Une facture surprenante. Des personnages saisis dans des attitudes familières au cours d'une scène publique. Mais le vrai secret, c'était le personnage grimpé sur un tabouret et qui tient à la main une longue badine, ou une espèce de perche, dont l'extrémité atteint le centre de la scène. Quel sens donner à son geste?
et autres nourritures délectables : récits
roman
A la suite d'un stupide concours de circonstances, un vieil homme, ancien professeur renommé et irascible, se retrouve à la porte de chez lui, par un matin de dimanche ensoleillé. Cette insignifiante mésaventure va se muer, au fil d'une promenade de moins en moins forcée, en un événement décisif. Car ce n'est pas exactement de chez lui qu'il sort. Et peut-être revient-il de bien plus loin, parmi les vivants et parmi les morts. Hanté par ses souvenirs autant que par le dégoût des autres, il lui faut une dernière fois endurer la solitude, éprouver la laideur et la bêtise d'un monde qui le met à la porte et qui court à sa perte aussi sûrement que lui. Il doit faire ses adieux et avouer enfin la vérité de cette situation, se préparer à partir avec le viatique adéquat. Car cette promenade est bien davantage qu'un trajet picaresque entre la gare du Nord et le canal Saint-Martin.
Edition enrichie (Préface, notes, annexes, chronologie et bibliographie)Le Nord de la France, noyé dans les brumes, ignorait le Sud. Alphonse Daudet le lui fit découvrir par ses Lettres de mon moulin. La Provence, celle de la mer et celle de la montagne, est apparue soudain avec ses troupeaux, ses belles Arlésiennes et ses parfums.Un siècle plus tard, maître Cornille et son secret, la mule du pape qui retient son coup de pied, le curé de Cucugnan, le sous-préfet aux champs, tous ses personnages vivent encore avec la même intensité. Tristes ou gais, mélancoliques ou satiriques, ces petits textes sont des chefs-d'oeuvre de malice, de poésie et d'émotion.
roman
roman
" Il est question de nuages et Virginie Latour commence à comprendre. Elle comprend qu'au début du dix-neuvième siècle quelques hommes anonymes et muets, disséminés dans toute l'Europe, ont levé les yeux vers le ciel. Ils ont regardé les nuages avec attention, avec respect même ; et, avec une sorte de piété tranquille, ils les ont aimés. " Akira Kumo est un couturier japonais. Il collectionne les livres consacrés aux nuages. Pour classer sa bibliothèque, il engage Virginie Latour, une jeune femme, à qui il raconte des histoires de chasseurs de nuages. Celle de Luke Howard qui inventa leurs noms, celle de Richard Abercrombie qui fit le tour du monde pour voir s'ils étaient partout identiques, d'autres encore, aussi surprenantes que le jeu des nuées.
Car tout était déjà en moi, enfoui. Quelque chose entre la tragédie grecque et la comédie à l'italienne. Une farce bouffonne au goût amer, un drame dont on se retient de rire. Ni une complainte, ni une leçon, ni une morale. Juste une ode à la déroute, un poème chantant la toute-puissance de l'absurdité face au bon sens... La commedia des ratés a remporté en 1991 le Grand Prix de littérature policière, le trophée 813 du meilleur roman et le prix Mystère de la critique.
L'histoire Commence là, dans une ville de bord de mer, en automne. Un homme revient et, avec lui, c'est le passé qui resurgit. Des années plus tôt, il a été condamné pour un crime, peut-être le plus impardonnable qui soit. Les gens n'ont pas oublié. Il ne revient pas demander pardon. Il veut retrouver au plus âpre de lui-même cet état d'innocence dont on l'a si violemment privé. Mais en finit-on jamais avec ses disparus et le temps d'avant?
Clément l'a quittée. C'était il y a quelques semaines. Après avoir cherché refuge dans l'isolement et le silence, elle a choisi de partir. Et de lui écrire. De Cuba, de New York, de Venise, de longues lettres auxquelles il ne répond jamais. Seule en ces terres étrangères, elle tente par les mots d'échapper au chagrin, aux questions, aux souvenirs. De l'espoir, encore, au renoncement, déjà, elle vacille entre un passé qui s'évanouit et un avenir qui se dérobe. Avec précision mais sensibilité, Philippe Besson décortique la mécanique du deuil amoureux.
nouvelles
Il suffit de prononcer le mot " colt " et l'on a changé de bord. Errer dans les rues avec un revolver en état de marche, c'est saisir la chance d'être un autre. Immédiatement, dès le tout premier contact, des idées me sont venues à l'esprit, des choses auxquelles je n'avais jamais pensé. Jamais. Une foire au crime, un chasseur de pizza, un balcon meurtrier, un violoncelle qu'on assassine et un Van Gogh gravé dans la peau sont autant de pièces d'un engrenage cynique et burlesque, un laminoir de l'innocence. Une machine à broyer les petites filles. Quinze nouvelles par l'auteur des morsures de L'Aube.
roman
"Nous n'aurions jamais dû nous rencontrer. Seulement voilà, le hasard nous a mis en présence. Si on veut bien considérer que la découverte d'un cadavre sur les pelouses impeccables de Beverly Hills est un hasard." Deux êtres que tout sépare se trouvent brutalement réunis par la mort d'un inconnu. Aussitôt, entre ces deux-là, surgit, sans qu'ils s'y attendent et sans qu'ils puissent s'y opposer, un sentiment violent. Un sentiment qui va les arracher à la solitude et au mensonge. À Los Angeles, ville mythique et dangereuse, une intrigue criminelle peut quelquefois devenir une intrigue amoureuse.
roman
En 1916, à la mort d’Arthur, son jeune amant tué au combat, Vincent de l’Etoile, héros d’ En l’absence des hommes, s’est enfui. En Italie, d’abord, puis au Moyen Orient, en Egypte, au Soudan, en Abyssinie sur les traces de Rimbaud, en Syrie, au Liban ; errance de vagabond inconsolable, miséreux et rêveur ; puis c’est la traversée de l’Atlantique dans un bateau d’émigrants, l’Amérique, le New-York des années vingt. Après quelques années de dérive à traîner son deuil à travers le monde, Vincent retourne en France en 1923 ; c’est un peu comme s’il acceptait enfin la mort d’Arthur. Quand il retrouve sa ville natale, il ne reconnaît rien et peine à trouver sa place dans ce Paris des années folles. Son mentor, l’écrivain Marcel Proust, est mort lui aussi. Mais le hasard va le mettre en présence de Raymond Radiguet qui vient de publier Le diable au corps. C’est un très jeune homme, talentueux, brillant, charismatique qui séduit profondément Vincent. L’attrait est réciproque bien que Radiguet soit hétérosexuel. Avec cette énergie et cette joie de vivre qui est la sienne, l’écrivain en vogue, protégé de Cocteau, entraîne son nouvel ami dans les milieux intellectuels parisiens et les folles nuits de Montparnasse. Mais il existe une face sombre de Radiguet. Une fêlure chez ce garçon de vingt ans qui malgré sa gloire éclatante et brutale semble pressentir le sort tragique qui le guette et cette fièvre typhoïde qui va le tuer en décembre 1923. Déambulation hypnotique à travers le monde, qui convoque les fantômes de Kafka, Rimbaud, Nizan ou Dos Passos, voyage solitaire où le héros se perd et se dissout plus qu’il ne se reconstruit, où le déracinement demeure même une fois retrouvées ses racines, ce très beau livre à la fois grave et lumineux, est un chant d’amour déchirant à la gloire des êtres aimés à jamais disparus, un livre sur la douleur vécue comme exil intérieur.
l'amour, la gloire et les arts
roman
Emma, quarante ans, mariée, trois enfants, heureuse, croise le regard d'un homme dans une brasserie. Aussitôt, elle sait.
Il y avait quelque chose dans l'air, ce matin-la. Ca ne s'explique pas. Ca vient deux fois par an, peut-etre, au debut du printemps souvent, et quelquefois a la fin de l'automne. Le ciel d'avril etait leger, un peu laiteux, rien d'extraordinaire. Les marronniers ne deployaient qu'avec parcimonie leurs premieres feuilles sucrees. Mais elle l'avait senti des les premiers pas sur le trottoir, avant meme d'enfourcher sa bicyclette. Une allegresse. Pas le jaillissement de la joie, pas le battement de coeur toujours un peu anxieux du bonheur.