Le soleil des morts
roman
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Roman
le royaume du nord : roman
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Les personnages de ce roman m'habitaient depuis des années. Leur histoire aussi. Comme tout ce que l'on a si longtemps retenu, ils ont bondi hors de moi d'un coup. La souffrance qu'ils éprouvent m'a couru dans les veines. J'ai porté leur tourment avec eux. Je les ai accompagnés dans chacun de leurs gestes. Chaque mot qu'ils prononcent m'a déchiré le coeur.
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L'envers d'une épopée. Sixième et dernier tome du cycle consacré par Clavel au Nord québécois. Le puissant romancier évoque sobrement le drame des Amérindiens dont le mode et le cadre de vie sont bouleversés et même détruits par l'intrusion du "progrès" blanc, sous forme de barrages hydroélectriques.
" Elle portait des cheveux un peu plus longs que par le passé. Sa blondeur s'était mêlée d'argent. Son visage gardait la beauté simple qui en était la marque. A peine les rides l'avaient-elles tissé d'un mince réseau de blessures. Le temps s'était déposé en elle, avec sa fatigue et son poids, comme une poussière. Etaient-ce les années vécues sans la voir qui me faisaient la croire plus jeune qu'elle n'était en vérité ? " A la mort de sa mère, le narrateur revient sur les lieux de son enfance, dans une petite ville du Nord inondée par la crue d'une rivière. Durant les trois jours qu'il passera là surgissent les figures disparues, celle de la mère bien sûr, jadis aimée plus que tout, et celle plus inquiétante du père absent dont la légende dit qu'il est mort dans une guerre lointaine. Roman poignant où, par petites touches, Philippe Claudel explore l'amour filial avec une extrême délicatesse et une surprenante réserve.
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" Elle ressemblait ainsi à une très jeune princesse de conte, aux lèvres bleuies et aux paupières blanches. Ses cheveux se mêlaient aux herbes roussies par les matins de gel et ses petites mains s'étaient fermées sur du vide. Il faisait si froid ce jour-là que les moustaches de tous se couvraient de neige à mesure qu'ils soufflaient l'air comme des taureaux. On battait la semelle pour faire revenir le sang dans les pieds. Dans le ciel, des oies balourdes traçaient des cercles. Elles semblaient avoir perdu leur route. Le soleil se tassait dans son manteau de brouillard qui peinait à s'effilocher. On n'entendait rien. Même les canons semblaient avoir gelé. " C'est peut-être enfin la paix... hasarda Grosspeil. -La paix mon os ! " lui lança son collègue qui rabattit la .aine trempée sur le corps de la fillette. "
le royaume du Nord : roman
Nul mieux que Bernard Clavel ne sait communiquer les grands mouvements de la nature, ses splendeurs et ses secrets. Nul mieux que lui n'exprime les émotions des âmes simples. Ses personnages nous bouleversent à force de tendresse et de générosité. Bernard Clavel sait faire parler les coeurs. Il semblait né pour nous conter ce Grand Nord où la vie de chaque jour est encore une aventure, où l'histoire de chaque famille est une vraie saga, ce pays qui renouvelle totalement son inspiration. Avec Harricana commence une grande épopée qui vous envoûtera dès ses premiers frémissements.
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poèmes.
"Sur un arc de cercle dans les mouvements publics des rivages la flamme est seule et splendide dans son jugement intègre" Ce volume est constitué de la version définitive de "Soleil cou coupé" et de "Corps perdu", réunis sous le titre général de "Cadastre", auquel s'ajoute le dernier recueil d'Aimé Césaire, "Moi, Laminaire ..."--4ème de couverture.
On n'oublie jamais le grand amour, même et surtout après l'adieu.Tous ceux qui connaissent mon précédent roman, La Maison de Jade, en reconnaîtront, dans Adieu l'amour, les deux héros.J'ai en fait voulu répondre à une question qui m'a si souvent été posée: comment un homme peut-il se conduire si cruellement avec une femme qui l'aimait trop, mais que lui aussi aimait?Adieu l'amour donne la " version de l'homme ". Mais aussi une suite possible: ce qui se passe quand un homme jeune quitte une femme plus âgée que lui pour se marier et avoir des enfants. Ce qui se passe aussi quand une épidémie soudaine vient imposer sa loi et son ordre à l'échange amoureux.Madeleine Chapsal
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Un Pétrolier géant à propulsion nucléaire déchaine contre lui les écologistes jusqu'à ce que l'eau qui s'échappe de ses turbines guérissent miraculeusement les malades. Rapidement le bateau devient un lieu de pélerinage ... Des personnages pittoresques et bien dessinés animent cette farce agréable.
Pour son troisième roman, Régis de Sà Moreira dresse le portrait d'un libraire, ses rencontres, ses joies, ses peines, ses amis, ses clients, ses amours ... une galerie de personnages réalistes ou farfelus dans le cadre d'une boutique tenue par un homme pour le moins insolite.
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passions littéraires
""Les livres, les romans surtout, devinrent mes compagnons d'infortune. Ils apportaient à mon adolescence tourmentée, angoissée, les lumières d'une vie idéale. Ce que je cherchais en eux, outre l'évasion par le rêve, c'était ce qu'on demande d'ordinaire aux cartomanciennes et aux voyants : de me dire mon avenir. De me donner les recettes qui permettaient de maîtriser ma vie, moi qui ne maîtrisais rien, que la plus petite amourette submergeait. D'une certaine façon, mes lectures étaient intéressées. Elles le sont restées. Je demandais aux livres : comment fait-on pour vivre, pour aimer, pour être heureux?" J.-M.R. Cet ouvrage original, qui mêle portraits d'écrivains et morceaux choisis de leurs meilleurs livres, est le fruit d'une longue histoire d'amour. Jean-Marie Rouart est l'un des plus fins connaisseurs de la littérature. Guidé par l'enthousiasme et l'admiration, il nous plonge au coeur des passions littéraires qui ont nourri et enchanté son existence."--Page 4 de la couverture.
"Nous nous approchâmes de la valise. Elle était ficelée par une grosse corde de paille tressée, nouée en croix. Nous la débarrassâmes de ses liens, et l'ouvrîmes silencieusement. A l'intérieur, des piles de livres s'illuminèrent sous notre torche électrique; les grands écrivains occidentaux nous accueillirent à bras ouverts: à leur tête, se tenait notre vieil ami Balzac, avec cinq ou six romans, suivi de Victor Hugo, Stendhal, Dumas, Flaubert, Baudelaire, Romain Rolland, Rousseau, Tolstoï, Gogol, Dostoïevski, et quelques Anglais: Dickens, Kipling, Emily Brontë... Quel éblouissement! Il referma la valise et, posant une main dessus, comme un chrétien prêtant serment, il me déclara: avec ces livres, je vais transformer la Petite Tailleuse. Elle ne sera plus jamais une simple montagnarde."
Muo, myope, puceau et fervent adepte de l'esprit chevaleresque, repart pour la Chine après un long exil en France. Il a décidé de délivrer Volcan de la Vieille Lune, sa fiancée emprisonnée pour avoir divulgué des photos interdites. Or, s'il veut atteindre ce but, Muo doit s'attirer les grâces du cruel juge Di. Il ne dispose que d'une arme : la psychanalyse, inconnue en Chine. Dans son combat, la médecine des âmes s'avérera d'une grande utilité. Muo, devenu psychanalyste ambulant, l'étendard freudien claquant au-dessus de sa bicyclette, progresse vers son aimée à travers un pays en pleine métamorphose, surprenant et même dangereux. Mais Muo est prêt à tout pour satisfaire le juge Di, tyran capricieux qui souffre d'un monstrueux complexe. Avec Le complexe de Di, Dai Sijie livre les tribulations d'un don Quichotte, adepte de Freud, qui sillonne l'empire du Milieu à la recherche d'un remède singulier destiné an juge Di. Une romantique et rocambolesque quête racontée avec humour et finesse.
l'Italie au coeur
Henri Beyle, garnement de Grenoble mûri dans les campagnes napoléoniennes, trouve à Milan sa patrie d'élection, sa vocation et son nom d'emprunt : Stendhal. Vies d'artistes et récits de voyages lui valent la notoriété. Il avait rêvé de théâtre, mais c'est par le roman qu'il s'impose, en 1830, avec Le rouge et le noir. Consul à Civitavecchia, il s'ennuie à périr et s'adonne aux délices de l'autobiographie et de la fiction. Un congé à Paris lui permet de dicter, en deux mois, La Chartreuse de Parme. Jean Goldzink suit les traces d'un écrivain qui voulut vivre et écrire le bonheur et la gloire, et qui n'a cessé de se raconter.
" Belle entra dans la grande forêt "... Une forêt des sortilèges où tout bouge, même les arbres ! Une forêt fantastique où vivent les Pulks à trompes, les abominables chenilles géantes Frams mais, heureusement aussi, l'amusant parapluie Flag et les minuscules Binjs, habitants des chênes ! Belle échappera-t-elle aux terribles sorcières Sapins qui voudraient la marier au Prince de Drim ou la vendre au magicien Groû des Bois ? Et Corentin, qui l'aime et la recherche, a-t-il raison de faire confiance au Maître des Houx capable de le rendre invisible ? Qu'arrive-t-il quand on est transformé en un colossal Kiir de pierre ? Une féerie extraordinaire, une imagination décuplée par une règle d'écriture inventée par l'auteur : tous les verbes se suivent dans l'ordre 1er, 2e et 3e groupes. Même l'illustration sort des habitudes...
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Trois femmes : Charlotte, la reine du Bordeaux d'avant la guerre ; sa fille, Edwina, future reine du jet-set international ; la narratrice, cousine de Charlotte, témoin tendre et moqueur de leurs relations, qui aime son indépendance plus que tout. Voici une peinture drôle, cruelle et tendre d'une société où l'amour et l'argent, la tradition et la liberté s'affrontent. L'histoire commence dans les années 30, se termine de nos jours. Mémoire et mensonge s'entrelacent, car retrouver le temps perdu, c'est aussi le réinventer. Sans compter que l'une des trois femmes est une mythomane du genre lyrique, comme le suggère indirectement le titre, où il est fait allusion à ces arbres qui fleurissent en Inde, en avril-mai. Racontez-moi les flamboyants, autrement dit : mentez-moi, dites-moi "l'autre" vérité, faites-moi rêver.
Nora a quitté Paris pour habiter la maison que lui ont léguée ses parents, dans un village au coeur de la forêt des Landes. Elle y vit au rythme de la nature. Au bout de l'airial, deux chevaux. Dans la maison, trois chiens recueillis et choyés. Il y a aussi un jeune homme. Nora l'a aimé. Elle ne l'aime plus mais ne parvient pas à rompre. Heureusement pour elle, dans le bourg voisin, il y a aussi Gaby, l'ancien coiffeur personnage pittoresque, à la fois douloureux et cocasse, simple comme l'enfant qu'il est resté, un peu fou mais cependant doté d'une savoureuse sagesse. C'est Gaby qui viendra au secours de Nora lorsque par une aube de novembre, mourra son cheval, le Buveur d'Air auquel, depuis vingt-sept ans, la lie une exaltante complicité. Entre Gaby et Nora, se noue alors une forte et fraternelle alliance qui changera le cours de leur destinée. Restituant avec minutie et humour les petits faits de l'existence qui font le charme de la vie, Christine de Rivoyre tisse les liens mystérieux et indissolubles qui unissent la nature et les êtres. Roman d'amour et d'amitié, Crépuscule, taille unique dit, à mi-voix mais fermement, des choses essentielles.
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Ce pourrait être le nom d'une pouliche, ou d'une goélette, mais c'est celui d'une vieille maison des Landes, Belle Alliance, la demeure où Margot a passé son enfance illuminée, parmi les fleurs, les pins et les chevaux. C'est là qu'est morte sa mère, quelques années plus tôt, cette Louisa sans pareille, si vivante à son souvenir, et c'est là qu'elle s'est réfugiée d'instinct, lorsqu'elle a quitté Paris sur un coup de tête, sur un coup de rage. Puisque Manuel a brusquement décidé de ne plus l'accompagner en vacances, par ce radieux mois de juin, préférant à sa maîtresse, ses jumelles adorées, les Leslie-Rose, Margot claque la porte sans se laisser attendrir par ce père trop zélé pour être tout à fait honnête, qui sait ? Après huit ans de liaison, quoi de plus banal qu'une rupture, en vérité ? Si imprégnée de Louisa, de son charme, de son pouvoir, Belle Alliance sera le cadre idéal d'une retraite sentimentale, dont le désespoir feutré, la mélancolie se fondront peu à peu dans la douceur du retour aux sources. Mais Margot n'a pas prévu la visite d'Isa, "la merlette", qui vient bouleverser en un instant son paisible programme. Là-bas, sur la dune, au bord de l'océan, de l'autre côté de la forêt landaise, l'attend une famille, une expérience inattendue, de cocasses malheurs tout simples, la vraie vie retrouvée, et peut-être un sens du bonheur plus grave, plus indulgent. Une autre saison commence...
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" C'est le réel qui paraît déraisonner et se changer en conte. A force de dépouillement voulu, sans un mot plus haut que l'autre, recréer posément, autour des destins entiers et des moments les plus fugaces, le halo de mystère qui les rend à la fois criants de vérité et hors d'atteinte, comme dans la vie. " Bertrand Poirot-Delpech