Malraux, être et dire
textes
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" Connaître mieux Hugo. Ou plutôt le connaître. Tel fut le propos de ma vie entière. Aller plus loin que le " témoin ", voire à son encontre, plus loin que la légende du poète de la République, de la barbe blanche et de l'art d'être grand-père. Répudier Epinal. Retrouver le quotidien au-delà du génie. Admettre la sincérité du révolutionnaire et le comprendre bourgeois. Croire à sa générosité totale et constater son amour de l'argent. Le voir vivre en leur absolu ses passions amoureuses et asservir la meilleure des amantes. J'ai lu les lettres où il se met à nu, celles des hommes qui l'accompagnèrent, des femmes qui l'aimèrent. Je l'ai suivi dans Choses vues et l'ai découvert prodigieux journaliste. Je l'ai retrouvé dans les assemblées, l'ai admiré chantre de la seule vraie cause, celle de l'homme, polémiste féroce pour foudroyer les intérêts ou écraser les égoïsmes. J'ai lu les travaux innombrables d'innombrables érudits... J'ai visité les lieux où il vécut, allant à Besançon aussi bien qu'à Guernesey, voulant voir le sommet du Donon tout autant que la Seine à Villequier, l'appartement de la place des Vosges comme la maison de Juliette. Il m'était cher, il m'est devenu proche. " Alain Decaux.
La pensive poésie pense-à ; c'est sa façon de penser. j'ai pensé à Baudelaire, à Paris, à la terre, à la vieille mélancolie, nagère anglicisée, maintenant mondialisée.
Non, tous les intellectuels ne boudent pas le sport, tous les écrivains ne se désintéressent pas du football. On ne compte plus les passerelles qu'ont suggérées ces mondes en apparence antagonistes. L'histoire littéraire mondiale fourmille d'exemples révélateurs que cette anthologie s'est efforcée de rassembler et de commenter. Extraits de romans ou de pièces de théâtre, d'essais ou de poèmes composent ce florilège hétéroclite qui fait la part belle aux auteurs passionnés, mais qui n'exclut ni les dilettantes, ni les femmes, ni bien sûr, les esprits critiques.
Les figures féminines qui ont jalonné la vie de F. Kafka et marqué son oeuvre : Felice, la magnifique, Dora, la dernière compagne... Avec les jeunes filles, Kafka demande l'impossible. Pour s'emparer du pouvoir qu'il leur prête et conjurer la peur de les approcher, il utilise avec presque toutes une stratégie diabolique, stratégie qui est au coeur de sa littérature.
le roman anglo-saxon et les symboles.
ou, L'artisan et le démon
analyse critique
Présente le courant littéraire et artistique du point de vue des techniques (comme l'écriture automatique), des arts concernés (poésie, peinture, architecture, théâtre) et aborde aussi l'influence exercée par la psychanalyse et le marxisme.
suivi de, Deuil pour deuil
La 4e de couverture indique : "La liberté ou l'amour ! est un texte de 1927 où éclate l'absolu d'une poésie sans complaisance. Une orchestration verbale complexe produit un récit soutenu par les vagues du délire le plus délibérément accueilli. Derrière les aventures de Corsaire Sanglot et de Louise Lame se profilent les ombres complices de Lautréamont, d'Eugène Sue et du Divin Marquis. La revendication majeure du livre est la liberté de l'amour, car l'amour est l'essence même de tout merveilleux. Deuil pour deuil, qui complète cet ouvrage, est paru en 1924, l'année même du Manifeste du surréalisme. Là aussi, à travers une histoire au fil sans cesse rompu, c'est le merveilleux qui domine, qu'il s'agisse de " l'étoile de mer qui parle avec l'huître et l'épave " ou d'une " lettre d'amour perdue par le facteur au coin de la rue Montmartre et de la rue Montorgueil "."
Ces quatre cahiers, réunis sous ce titre par l'auteure qui les a déposés aux archives de l'IMEC en 1995, constituent un ensemble homogène. Rédigés entre 1943 et 1949, ils évoquent cette période de la vie de M. Duras. Outre de longs récits autobiographiques retraçant son enfance en Indochine, ces cahiers sont consacrés à la version originelle de "La douleur", et contiennent des textes inédits.
Retranscription de trois films documentaires. Un livre pour écrivains, dans une langue incantatoire, oratoire et souvent bas-bleu (selon J. Folch-Ribas). Divers sujets abordés : écrire, l'alcool, Mitterand, un jeune frère mort en Cochinchine, la solitude, la nouvelle maison achetée, l'enfance, les livres, etc. Des redites et des lieux communs (selon R. Levesque).
Entretien. Essai
essais de féminologie
L'animatrice du Mouvement des femmes passe en revue divers aspects d'une recherche et d'une lutte qu'elle ne qualifie pas de "féministes". Elle évoque le leurre de l'égalité des sexes sous forme de symétrie; Mai 68, qui fut un "rassemblement des fils"; le retour de la propagande familialiste de Vichy sous forme de "famille paradisiaque chiraquienne"...
La vie et l'oeuvre de l'un des écrivains français les plus populaires, qui a traversé le 19e siècle et ses tourments politiques. L'auteur consacre un chapitre par année, et présente en parallèle la vie intime du poète, la vie de la France, et l'avancée quotidienne de l'oeuvre monumentale.
Images Et Textes
pour servir à l'histoire de sa vie et à celle de son théatre
autobiographie
L'itinéraire de l'auteur, issu d'une vieille famille de la bourgeoisie juive allemande. Une adolescence française et provinciale plongée au coeur de l'aventure littéraire, puis une carrière de Français "normal" : professeur, père, grand-père. Devenu enfin adulte, l'auteur voit se croiser en lui le monde perdu des banquiers de Hambourg et le monde nouveau des petites gens de Belleville.
avec Jean-Louis de Rambures, Jean-Louis Tessier, Jean Roudaut, Jean Carrière, Jean-Paul Dekiss, Bernhild Boie
Ces entretiens s'échelonnent sur plus de 30 ans avec ses interlocuteurs. Il nous fait part de ses réflexions sur ses méthodes de travail ; sa conception de l'écriture, des personnages, du récit, du temps romanesque, de la littérature ; ses lectures, les influences des autres écrivains, sa formation ...
il y a cinquante ans, le ghetto de Varsovie
A chaque époque, un événement singulier, ou le souvenir d'un événement singulier, nous amène à découvrir un nouvel aspect de la condition humaine, nous contraignant à nous redéfinir face à l'amour, à la mort, à autrui. Cet événement, le destin me l'a fait connaître dès ma tendre enfance : l'anéantissement d'un monde. Le mien. Certes, je n'étais pas seul à l'habiter, et personne ne m'a chargé d'en cultiver le souvenir. Personne, sauf ma conscience. M. H.
essai
La 4e de couv. indique :"Dans ce monde où règne l'invocation perpétuelle et peu contestée des droits de l'homme et de la solidarité, Bernanos ne milite pas pour la philanthropie mais pour la charité, qui est tout autre chose. Peut-on comprendre autrement ses mises en garde réitérées contre tout programme d'éradication de la pauvreté qui ne reconnaîtrait pas à celle-ci sa réalité spirituelle, alors qu'il milite pour la justice ? Qu'en est-il de ses romans ? Dans quelle mesure peuvent-ils heurter ou au contraire exaucer les attentes de nos contemporains" ? Au fil d'une lecture approfondie et scrupuleuse qu'elle étaye de nombreuses citations, Monique Gosselin-Noat nous entraîne au coeur de six grands romans bernanosiens - Sous le soleil de Satan ; L'Imposture ; La Joie ; Nouvelle histoire de Mouchette, Journal d'un curé de campagne et Monsieur Ouine. Parachevant son étude par une confrontation des contenus romanesques à d'autres écrits de Bernanos, elle tisse un riche réseau d'échos et de réfractions afin de montrer combien, au-delà de leurs qualités littéraires, ces oeuvres jugées souvent désuètes peuvent cependant toucher les lecteurs d'aujourd'hui, fussent-ils étrangers au catholicisme, voire au message chrétien."
Changer la vie, dont on n'a pas oublié le succès, était un récit pathétique. La mort des autres, que voici, est un livre à la fois violent et généreux, une méditation soignée. La mort des autres, c'est la guerre. Ceux qui ne la font pas mais seulement la regardent faire peuvent seuls en parler sur le ton de la célébration. Cinquante ans après, Jean Guéhenno déclare n'en être pas encore guéri et le ressouvenir des années 1914-1918 commande tout son livre. Le ressouvenir est autre chose que le souvenir. Il implique on ne sait quel ressentiment, quel remords, quelle révolte. On remâche un mal qui n'est plus que le mal. "Je n'ai pas accepté de guérir de la guerre, écrit-il. Je n'ai pas cessé de m'y sentir "engagé". J'en ai gardé la mémoire active, si je puis dire, et toute ma peine a été justement de la voir devenir histoire, un monstrueux conformisme du souvenir, ce "redoutable suffrage universel historique" dont parlait Péguy, des discours, des monuments, des cérémonies... Nous ne supportons que des souvenirs avec lesquels nous puissions vivre."Ce livre est une protestation contre cette espèce de dégradation. Jean Guéhenno essaie, pour comprendre, de dénouer ce nœud de passions contradictoires, imbéciles que fut la guerre, et cela le conduit à analyser les plus grands témoignages, deux de Jaurès, de Péguy, de Barrès, de R. Rolland, d'Alain, de J.-R. Bloch, de Trotsky, de Lénine, celui de Henri Bouché à qui ce livre est dédié, celui d'un camarade de l'Ecole Normale, tué en 1916, Marcel Etévé. Le livre s'achève par une confrontation, un dialogue de l'homme qu'il est devenu et de l'homme qu'il était en 1915, dans la tranchée, et qui lui demande des comptes. Qu'avons-nous fait, après cinquante ans, pour la paix, pour la guerre de soit plus possible ?
expédition en haute intelligentsia
Chantiers
Regroupe des textes inédits et met l'accent sur les abondants écrits de l'exil, ensemble très varié qui nous révèle l'immense travail préparatoire de l'écriture de Hugo.
Critiques
Océan. 15
Histoire
Politique
Voyages
Le Rhin ;. En marge du Rhin.
éd. intégrale
suivi de Grosse chaleur, adapté de I.-L. Caragiale
Cet essai de 1955 est plutôt l'oeuvre du pataphysicien auteur de La cantatrice chauve que du futur académicien qui se livre à une brillante improvisation sur l'histoire de la littérature roumaine. Le texte est suivi de l'adaptation toute personnelle d'une courte pièce de I.L. Caragiale (1852-1912), d'une absurdité qui doit davantage à son adaptateur qu'à son auteur.