Le rhum dans la mélasse
Saint-Malo
Saint-Malo
Des dessins de Michel-Ange ont été volés à la Bibliothèque vaticane ! Henri Valhubert, l'expert d'art parisien, est assassiné un soir de fête devant le palais Farnèse. Que faisait-il à Rome et comment a-t-il pu boire de la ciguë ?
Plus de 1.000 entrées présentées sur le général de Gaulle et le milieu dans lequel il a grandi, ses influences littéraires et philosophiques, sa carrière professionnelle, ses propos et son action avant et pendant la Seconde Guerre mondiale, son action politique et littéraire sous les IVe et Ve République, ainsi que son héritage politique et sa place dans la mémoire nationale contemporaine.
A Villejuif, on vient d'assassiner une femme dans un terrain vague. Un seul indice : le sac de la victime a disparu ; la police croit cependant au crime d'un sadique. La concierge de M. Hire, rendue méfiante par le comportement singulier de son locataire, signale qu'elle a entrevu chez lui une serviette tachée de sang. M. Hire est aussitôt pris en filature. Cet homme physiquement disgracié, au caractère mal défini, vit d'expédients. Au bowling, dont il est un habitué, il se fait passer pour un inspecteur de la P.J. Par ailleurs, M. Hire a de très mauvais rapports avec la police : il a même fait de la prison pour une affaire de moeurs, pour une escroquerie ... Le soir, de sa chambre de célibataire, il lorgne les allées et venues d'une jeune voisine, Alice ...
Le pire des salauds, le meilleur des enquêteurs. Avril 1942. Au sortir d'un hiver rigoureux, Paris prend des airs de fête malgré les tracas de l'Occupation. Pétainiste et antisémite, l'inspecteur Léon Sadorski est un flic modèle doublé d'un mari attentionné. Il fait très correctement son travail à la 3e section des Renseignements généraux, contrôle et arrête les Juifs pour les expédier à Drancy. De temps en temps, il lui arrive de donner un coup de main aux Brigades spéciales, d'intervenir contre les " terroristes ". Mais Sadorski est brusquement arrêté par la Gestapo et transféré à Berlin, ou on le jette en prison. Le but des Allemands est d'en faire leur informateur au sein de la préfecture de police ... De retour à Paris, il reçoit l'ordre de retrouver son ancienne maîtresse, Thérèse Gerst, mystérieuse agent double que la Gestapo soupçonne d'appartenir à un réseau antinazi. [4e de couv.]
"- Cette nuit-là, dit-elle lentement, Lina a vu passer l'Armée furieuse. Et Herbier y était. Et il criait. Et trois autres aussi. - C'est une association ? - L'Armée furieuse, répéta-t-elle tout bas. La Grande Chasse. Vous ne connaissez pas ? - Non, dit Adamsberg en soutenant son regard stupéfait. - Mais vous ne connaissez même pas son nom ? La Mesnie Hellequin ? chuchota-t-elle. - Je suis désolé, dit Adamsberg. Veyrenc, l'Armée furieuse, vous connaissez cette bande ?" Un air de surprise intense passa sur le visage du lieutenant Veyrenc. "- Votre fille l'a vraiment vue ? Avec le disparu ? Où cela ? - Là où elle passe chez nous. Sur le chemin de Bonneval. Elle a toujours passé là." Veyrenc retint discrètement le commissaire. "- Jean-Baptiste, vraiment, tu n'as jamais entendu parler de ça ?" Adamsberg secoua la tête. "- Eh bien, questionne Danglard, insista-t-il. - Pourquoi ? - Parce que, pour ce que j'en sais, c'est l'annonce d'une secousse. Peut-être d'une sacrée secousse." [Source : 4e de couv.]
Ce livre est l'autobiographie de l'auteur, fille de Simone Signoret :J'ai quatre ans, je suis seule avec ma mère dans le salon. Nous attendons Montand. Brusquement, j'entends la porte d'entrée. Je me cache derrière un fauteuil. Montand entre, il tient quelque chose derrière son dos. Peut-être un cadeau pour moi? Je n'ai pas le temps de sortir de ma cachette, déjà il enlace ma mère. Ils s'embrassent. Et ce baiser dure ... dure tant qu'il est encore dans ma mémoire .aujourd'hui. Je crois que ma vie durant, je me suis sentie prisonnière derrière ce fauteuil avec cette peur de déranger quelque chose ou quelqu'un.
Oui, le moment est arrivé de dire: Jamais plus! Ce n'est pas moi qui me détache de mes anciens bonheurs, ce sont eux qui se détachent de moi: les chemins de montagne se refusent à mes pieds. Jamais plus je ne m'écroulerai, grisée de fatigue, dans l'odeur du foin; jamais plus je ne glisserai solitaire sur la neige des matins. Jamais plus un homme. Maintenant, autant que mon corps, mon imagination en a pris son parti. Malgré tout, c'est étrange de n'être plus un corps; il y a des moments où cette bizarrerie, par son caractère définitif, me glace le sang. Ce qui me navre, bien plus que ces privations, c'est de ne plus rencontrer en moi de désirs neufs: ils se flétrissent avant de naître dans ce temps raréfié qui est désormais le mien.
Celui qui succéda à vingt et un ans à Christian Dior définit ainsi son style : "Une Rolls Royce roulant doucement d'où s'échapperait un air de java", et signe parfois Swann. Journaliste au "Monde" et à "Vogue", L. Benaïm a enrichi sa biographie du grand couturier d'entretiens inédits.
La biographie romancée de ce médecin et astrologue né à Saint-Rémy de Provence en 1503 qui a toujours suscité craintes et vénérations.
choix de poèmes présenté par Alphonse Bonnafé
« Paysan, je vis depuis 87 ans, sur une terre à cailloux, dans une presqu'île. Ça change beaucoup de choses d'être entouré par la mer. Chaque jour j'écris mes pensées sur de vieux agendas de récupération. Par petits coups de griffes sur le papier, j'écris des morceaux de mon cerveau. Raconter ma vie, c'est pour moi un peu comme baratter mon beurre, le même baratin, sauf que c'est moins difficile pour les bras. J'ai envie de parler des pierres, car des pierres, personne ne pense à parler pour elles. D'autres pensées me préoccupent, comme celle des gens qui sont vivants, trop vivants aujourd'hui et notre terre qui devient morte. J'ai ouvert la porte de ma petite ferme avec vue sur mer, phare et sémaphore. Vous me parlez de votre vie et je vous parle du trésor de comprendre ce qu'a été la mienne. Je n'ai rien voulu du bonheur et je l'ai rencontré quand même en regardant mes vaches ne manger que de l'herbe et des fleurs. »
le Bien-Aimé
Louis XV a 5 ans lorsqu'il succède à son arrière-grand-père Louis XIV, en 1715. Philippe d'Orléans assurera la régence jusqu'en 1723. A ce moment, Louis XV est " le bien-aimé " qui est à la tête d'une formidable puissance. Mais ce roi tant aimé perd peu à peu toute popularité. Ses frasques amoureuses (la Pompadour, la Du Barry), les guerres, la perte de l'empire colonial qui fait qu'aujourd'hui on parle anglais dans le monde entier, le transforment en un roi si détesté qu'on devra l'enterrer de nuit, à la sauvette par peur des manifestations. Caractère secret, voire impénétrable, il passe pour avoir négligé le bien public. Jamais roi, cependant, à l'exception de Henri IV, ne fut aussi conscient des problèmes et attentif à l'avenir. Nombre de ses réformes seront d'ailleurs reprises par les révolutionnaires et Napoléon 1er, et c'est sous son long règne que l'économie nationale prendra son véritable essor, que la Lorraine et la Corse deviendront françaises.
roman
Een dienstbode van boerenafkomst vormt in feite de ruggegraat van het gezin waar zij werkt.
"A l'heure où ces lignes seront publiées, j'aurai trouvé en Dieu une nouvelle naissance." Pendant près de vingt ans, sœur Emmanuelle a rédigé ces Confessions d'une religieuse. Ce livre est ainsi le premier et le dernier qu'elle ait écrit. Le premier, car elle l'a débuté avant tous les autres, alors même qu'elle était encore en Egypte. Elle y est revenue cent fois ensuite, jusque dans les derniers mois de son existence, pour le reprendre, le corriger, l'enrichir. Le dernier, parce qu'elle l'a voulu posthume, afin de confier ici des choses qu'elle n'avait jamais dites auparavant - par pudeur naturellement, mais aussi par souci de rester libre. Quelle en est la signification ? Celle d'une quête de vérité. Sœur Emmanuelle a souhaité comprendre le cheminement de sa vie au travers des choix qu'elle a faits, des êtres qu'elle a rencontrés, de sa relation à un Dieu dont elle a passionnément aimé la pauvreté et la vulnérabilité. Elle a voulu retrouver, selon son expression fétiche, la "nudité" de l'être qu'elle a été, dans ses attentes, ses échecs et ses luttes. " Quand est dite la vérité nue sur l'homme, Dieu apparaît toujours en filigrane Je veux ici, une dernière fois, confesser la foi en l'homme et la foi en Dieu qui ont soulevé toute ma vie. Je le crois : du creuset de la mort, jaillit la résurrection. " Les droits d'auteur de cet ouvrage sont versés à Asmae-Association Sœur Emmanuelle chargée de poursuivre son œuvre humanitaire en France et dans les pays du Sud.
Les multiples facettes d'Albert Einstein sont évoquées : solitaire, il est rattrapé par sa célébrité ; juif non pratiquant, il rejoint le mouvement sioniste ; pacifiste, il incite le président Roosevelt à construire la bombe atomique.
Alphonse Allais par lui-même
le confesseur du tout-Paris
Dessine le portrait d'un abbé moderniste et libéral (1853-1944), familier des salons aristocratiques, ami intime d'écrivains, d'artistes et de poètes comme J.-K. Huysmans, M. Proust ou P. Valéry. Cette première biographie a été établie grâce à la communication d'archives privées, de correspondances inédites et de la partie non publiée du Journal de l'abbé Mugnier.
Etude complète de la personnalité et de l'oeuvre de Madame de Sévigné. Fillette turbulente, jeune femme mondaine, puis mère abusive, elle trouve un apaisement dans l'écriture et son installation au couvent janséniste de Port-Royal. Est aussi analysée sa place au sein du monde littéraire du XVIIe siècle.
Un État inventif pour une économie forte
« J’ai décidé d’écrire ce livre parce que j’aime mon pays et que je suis préoccupé par son avenir.J’essaierai ici d’expliciter au mieux comment faire pour revigorer l’économie et sortir notre pays de l’endettement à long terme.Si nous ne sommes pas capables de retrouver une croissance forte, nous resterons prisonniers de la situation économique actuelle pendant des années et rien de ce que nous ferons ne parviendra à résoudre le problème de l’augmentation de la dette, quels que soient les moyens que nous utiliserons.L’Amérique, c’est avant tout une idée ; c’est l’idée selon laquelle peu importe qui vous êtes ou d’où vous venez, si vous travaillez dur et que vous respectez les règles, vous aurez la liberté et la possi-bilité de tenter de réaliser vos rêves et de laisser à vos enfants un pays où il leur sera possible de poursuivre les leurs.Nous pouvons être le premier pays en matière d’assimilation des immigrés de toutes nations, de toutes races, de toutes religions et de toutes cultures. Nous pouvons encore représenter un exemple d’égalité des chances et de responsabilités partagées et illustrer le génie de l’économie libérale tout en soulignant combien un État actif est nécessaire.Je sais que, depuis plus de deux cents ans, tous ceux qui ont parié contre les États-Unis ont perdu. Quant à moi, il me semble qu’une fois de plus, dans un monde résolument nouveau, nous saurons trouver la voie. » B. C.Des idées nouvelles et originales pour sortir l’Amérique de la crise.Des idées qui pourraient également enrichir et inspirer le débat en France.Bill Clinton a été le 42e Président des États-Unis d’Amérique de 1993 à 2001.
biographie
Elle est femme, elle appartient à une nation opprimée, elle est pauvre, elle est belle. Une vocation puissante lui fait quitter sa patrie, la Pologne, pour venir étudier à Paris où elle vit des années de solitude, de difficulté. Elle rencontre un homme qui a du génie comme elle. Elle l'épouse. Leur bonheur est d'une qualité unique. Par l'effort le plus acharné et le plus aride, Marie et Pierre Curie découvrent un corps magique, le radium. Leur découverte ne donne pas seulement naissance à une nouvelle science et à une nouvelle philosophie : elle apporte aux hommes le moyen de soigner une maladie affreuse. Au moment même où la gloire arrive, son merveilleux compagnon lui est ravi par la mort. Malgré la détresse du cœur et des maux physiques, elle continue seule la tâche entreprise, et développe avec éclat la science créée par le couple.
de Hitler à Adenauer, un ambassadeur entre deux mondes
« Demi-juif », ou « Mischling », en allemand : tel est le terme forgé en 1935 par les nazis, dans leur folie de classification des races, pour désigner les individus descendant d'un ou deux grands-parents juifs. Issu de la très ancienne aristocratie terrienne du Mecklembourg par son père et de la bourgeoisie juive par sa mère, Vollrath von Maltzan est assigné à cette catégorie. S'attachant à retrouver les traces de ce personnage aujourd'hui oublié, qui fut un brillant diplomate à travers trois régimes politiques, Jean-Marc Dreyfus éclaire à travers son parcours ce que put être, dans la tourmente du IIIe Reich, le sort de ces « sang-mêlés ». Il relate également celui du reste de sa famille, qui connut l'enfer de la persécution, de la déportation et de l'exil pour la branche juive, et s'accommoda du nazisme pour la branche protestante. Au plus près des archives et des témoignages de survivants, ce récit est aussi celui de la reconstruction d'après-guerre, quand Vollrath obtient le poste prestigieux de premier ambassadeur de la RFA à Paris. Le pays cherche alors, en mettant au premier plan un homme qui fut menacé par le nazisme, à faire oublier la présence, au sein même du ministère des Affaires étrangères, de hauts fonctionnaires qui, quelques années auparavant, ont été complices du génocide... Une micro-histoire sensible de la Shoah, nous plongeant au coeur du destin tumultueux d'une famille allemande à travers le XXe siècle.
Mieux qu'une simple biographie révélant toutes les facettes de Jacques Chirac, c'est une biographie de la 5è république, une galerie de portraits, une mine d'informations sur notre dernier quart de siècle politique, une source de savoir qui n'est jamais dénuée d'insolence, ni d'humour.
Récit autobiographique dans lequel l'auteur raconte son enfance difficile entre un père américain, combattant lors du débarquement en 1944, seul survivant de sa section, artiste raté et une mère normande originaire de Rouen. Le père, violent, bat sa femme jusqu'au jour où un des cinq enfants, F.-O. Giesbert prend la défense de sa mère et se construit autour de la haine qu'il voue à son père.
récit
"À la veille de ses six ans, Olivier fut fauché par une voiture. Il ne survécut pas à l'accident. Il était le frère jumeau de Jérôme Garcin. Olivier a grandi en lui, en même temps que lui. Une présence fantomatique qui lui a donné très tôt le goût du repli, et un étrange rapport à l'existence. Dans ce récit, Jérôme Garcin remonte le fil de ses souvenirs, met en regard les grands textes littéraires ainsi que les écrits scientifiques consacrés à la gémellité, et retrouve à chaque fois un peu de ce frère perdu. Un jeu de miroir et de mémoire pour tenter de dire ce drame qui a déterminé sa vie. Olivier prolonge La chute de cheval et Théâtre intime, deux récits autobiographiques parus aux Éditions Gallimard."--P. [4] of cover.